Communiqué de presse: Nouvelle session parlementaire - Force Jeunesse inquiète pour l’avenir du Québec

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29.09.2025

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Nouvelle session parlementaire

Force Jeunesse inquiète pour l’avenir du Québec

MONTRÉAL, le 29 septembre 2025 – Alors que le gouvernement s’apprête à ouvrir une nouvelle session parlementaire et à prononcer un discours d’ouverture, Force Jeunesse s’inquiète de l’absence de mesures structurantes pour bâtir des politiques publiques qui serviront autant les générations actuelles que celles qui suivront. Le compte à rebours vers les élections générales de 2026 est déjà entamé, et Force Jeunesse souhaite sensibiliser tous les partis politiques sur deux défis incontournables pour préserver l’équité intergénérationnelle : l’accès à la propriété et au logement abordables et la protection du filet social québécois.

 

L’accès au logement encore difficile chez les jeunes

Le marché immobilier québécois traverse une crise sans précédent : en 2024, le taux d’inoccupation des logements locatifs a chuté à 1,3 %, son plus bas niveau depuis vingt ans. À Montréal, les loyers ont augmenté de près de 14 % pour un appartement d’une chambre, atteignant en moyenne 1 805 $, tandis qu’à Québec, ils ont progressé de 14,5 %, avec un loyer moyen de 1319 $. L’accès à la propriété est tout aussi important, avec le prix moyen des maisons de Montréal qui a dépassé le million de dollars. Cette flambée dépasse largement l’évolution des revenus et prive les jeunes et les ménages à faibles revenus d’un accès abordable au logement. 

 

Face à cette situation, Force Jeunesse recommande de poursuivre les mesures visant à augmenter de façon substantielle l’offre de logements sociaux et abordables, de soutenir davantage d’initiatives d’aide à la mise de fonds ou des subventions pour soutenir l’accession à la propriété des jeunes ménages, et de renforcer la protection des locataires en encadrant les augmentations de loyers et en favorisant la construction de logements à vocation sociale dans les projets immobiliers privés. Force Jeunesse présentera par ailleurs au cours de l’automne 2025 des mesures concrètes pour faciliter l’accès au logement abordable chez les jeunes. 

 

Le filet social québécois continue à se dégrader

Au niveau de ses finances publiques, le Québec fait face à des déficits persistants qui soulèvent des inquiétudes sur la pérennité de son filet social : le déficit pour 2025-2026 est projeté à 13,6 milliards de dollars, et l’incertitude économique qui plane sur le Québec pourrait compromettre la capacité du gouvernement à réduire ce déficit dans les prochaines années. Et malgré des investissements publics importants, les Québécois ne sont pas satisfaits de la qualité et de l’accessibilité des services : selon un sondage SOM-La Presse, les services de santé et de services sociaux n’obtiennent qu’une note de 4.9/10, 4.7/10 pour les infrastructures publiques, et 5.8/10 pour l’éducation. 

 

Force Jeunesse appelle à des mesures fortes pour redresser la confiance envers les services publics et assurer une gestion saine des dépenses de l’État: réalisation d’un exercice de soutenabilité budgétaire, nomination d’un comité d’experts sur l’évolution des coûts de santé, et augmentation des enveloppes de maintien d’infrastructures. Les services publics doivent pouvoir compter sur une croissance stable et prévisible, et le gouvernement doit conséquemment se doter d’outils d’analyse à long terme de ses ressources humaines et budgétaires. 

 

L’accès au logement abordable et la pérennisation des services publics québécois sont deux priorités sur lesquelles Force Jeunesse compte soulever dans cette dernière année de travaux parlementaires et durant la prochaine campagne électorale. Le temps presse, et les partis doivent développer des réflexions sur leur engagement envers les générations futures. 

 

Citations 

 

« À 13 mois de l’élection générale de 2026, il est essentiel que tous les partis prennent des engagements concrets pour pérenniser l’accès à nos services publics et adresser la crise de l’accès au logement. Les gouvernements doivent penser à la prochaine génération et pas seulement à la prochaine élection. Nous tendons la main à l’ensemble de la classe politique afin de placer l’équité intergénérationnelle au cœur de leurs engagements. »

  • Fred-William Mireault, président de Force Jeunesse 

 

À propos de Force Jeunesse

Dans une perspective d’équité intergénérationnelle, Force Jeunesse défend les droits et les intérêts de la jeunesse du Québec dans l’élaboration des politiques publiques. De manière non partisane, Force Jeunesse fait la promotion de la place des jeunes dans les sphères décisionnelles, catalyse les forces du milieu de la jeunesse et crée des espaces d’échanges pour la relève.

 

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Source : Force Jeunesse

 

Informations 

Fred-William Mireault

Président

presidence@forcejeunesse.qc.ca




Budget du Québec 2025-2026 : Déficit record, prudence pour protéger les générations futures

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26.03.2025

BUDGET DU QUÉBEC 2025-2026

Budget du Québec 2025-2026 : Déficit record, prudence pour protéger les générations futures

Québec, le 26 mars 2025 – Vivement préoccupée par les perspectives financières des jeunes et des générations futures face à l’incertitude économique du Québec, Force Jeunesse prend acte du budget 2025-2026. Bien que l’organisation salue le maintien des versements au Fonds des générations ainsi que l’objectif d’un retour à l’équilibre budgétaire, elle s’inquiète de la rapidité avec laquelle le gouvernement entend réduire ce déficit historique. Cette ambition fait craindre un affaiblissement majeur des services publics, une situation qui, inévitablement, se traduira par une facture salée pour les générations futures.

Retour à l’équilibre budgétaire

Force Jeunesse souligne la nécessité de préserver la pérennité des services publics québécois, particulièrement dans un contexte économique incertain. L’organisation salue le maintien des paiements au Fonds des générations, reconnaissant l’importance de cet outil pour la saine gestion des finances publiques.

Bien que Force Jeunesse accueille favorablement le plan de retour à l’équilibre budgétaire, elle estime que la réduction d’un déficit aussi important en seulement cinq ans soulève des inquiétudes quant au maintien d’un financement adéquat des services publics. L’organisation demeure préoccupée par la soutenabilité budgétaire des services de l’État à long terme et appelle le gouvernement à conduire un exercice de soutenabilité budgétaire rigoureux plus tôt que tard, notamment compte tenu de la croissance rapide des coûts de santé.

Cap sur les infrastructures

En matière d’infrastructures, Force Jeunesse se réjouit des réinvestissements de 11 milliards de dollars dans le Plan québécois des infrastructures (PQI) 2025-2035, une hausse de 7%. Plus spécifiquement Force jeunesse salue  la bonification de l’enveloppe dédiée au maintien d’actifs, qui représente désormais 65% des investissements (excluant l’enveloppe centrale). Cette mesure est essentielle pour mettre à niveau les infrastructures existantes au Québec.

Elle invite le gouvernement à maintenir un niveau d’investissement soutenu dans les infrastructures pour éviter que le déficit de maintien d’actifs ne progresse davantage. Dans le contexte d’incertitude économique, des investissements en matière d’infractions permettent de stimuler l’activité et de moderniser le parc d’actifs publics.

Force Jeunesse encourage également le gouvernement à limiter à l’avenir la croissance de l’enveloppe budgétaire allouée au transport routier, afin de prioriser les investissements dans les projets structurants d’infrastructure en transport en commun, essentiels pour la mobilité durable et la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Dépenses en santé

Force Jeunesse rappelle que les dépenses de santé affichent une croissance annuelle moyenne de 7,3% depuis 2018-2019. Bien qu’elle salue ces réinvestissements criants, l’organisation insiste sur la nécessité d’une réflexion collective et approfondie concernant la croissance des coûts de santé. Il est crucial d’engager une discussion pour assurer que les générations futures puissent bénéficier d’un système de santé aussi performant et accessible que celui d’aujourd’hui.

De nombreuses demandes absentes

Force Jeunesse est particulièrement déçue de constater que certaines propositions prébudgétaires qu’elle a soumises n’ont pas trouvé écho dans ce budget. 

Parmi ces recommandations, l’absence de mesures telles que la création d’un directeur parlementaire du budget pour une meilleure transparence, une plus grande accessibilité, et une analyse objective des finances publiques ou encore l’instauration d’un registre des loyers pour une meilleure protection des locataires et une stabilisation du marché déçoit. Ces mesures peu coûteuses auraient permis d’avoir un impact positif significatif pour les futures générations et l’ensemble de la société québécoise. Il est regrettable que le gouvernement n’ait pas saisi ces opportunités d’améliorer ses outils de gestion de finances publiques et de répondre concrètement aux préoccupations de la jeunesse, surtout dans un contexte économique aussi incertain.

Citation 

« Face à l’incertitude économique qui plane sur le Québec, le gouvernement doit trouver un équilibre entre la préservation d’un filet social robuste et l’atteinte de ses cibles de réduction de la dette. L’objectif d’éliminer un déficit de 13,4 G$ en seulement 5 ans soulève de vives préoccupations quant au maintien d’un financement adéquat de nos services publics. Un exercice rigoureux de soutenabilité budgétaire de l’État est essentiel pour garantir la qualité et l’accessibilité de ces services à long terme. Autrement, les jeunes paieront la facture. » – Fred-William Mireault, président, Force Jeunesse

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Informations :

Simon Leblanc

(438) 870-3427

exec@forcejeunesse.qc.ca

 

Source : Force Jeunesse


Valorisation des services publics, habitation, vivre-ensemble : La jeunesse québécoise réunie pour faire valoir ses préoccupations

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28.10.2024

ÉVÉNEMENT

Valorisation des services publics, habitation, vivre-ensemble

La jeunesse québécoise réunie pour faire valoir ses préoccupations

Montréal, le 28 octobre 2024 – Samedi dernier, près de 300 jeunes se sont rassemblés à HEC Montréal pour les Rencontres Maîtres chez Vous (MCV). Force Jeunesse, organisation à la tête de cet événement, démontre une nouvelle fois son rôle de catalyseur de la jeunesse en réalisant avec succès cette 18e édition de cet espace d’échange pour la relève.

Les thèmes abordés touchent directement les jeunes du Québec : faciliter l’accès à la propriété, assurer la viabilité à long terme des services publics et mettre en place des politiques durables et inclusives de vivre-ensemble. Plusieurs des constats relevés sont en lien avec les 5 priorités de Force Jeunesse, notamment la création de programmes pour soutenir la relève dans la fonction publique et les investissements dans les initiatives locales pour développer l’offre de logement.

Plus grand colloque d’affaires publiques par et pour les jeunes, MCV réunit depuis plusieurs années près de 300 jeunes issus de tous les horizons politiques et sociaux.

En bref 

  • Un panel d’honneur sur les transformations du monde municipal en compagnie de Catherine Fournier (mairesse de Longueuil), Stéphane Boyer (maire de Laval), Maude Marquis-Bissonnette (mairesse de Gatineau) et Andrée Laforest (ministre des Affaires municipales);
  • Une grande conférence de l’Honorable Michelle O’Bonsawin, juge à la Cour suprême du Canada;
  • 3 panels thématiques :
    • Le rayonnement du Québec à l’international : quelles leçons pouvons-nous tirer des 60 dernières années ?
    • Les défis du vivre-ensemble au Québec : comment favoriser la pleine participation de toutes et tous ainsi que le développement d’un sentiment d’appartenance envers la nation québécoise ?
    • L’attractivité de la fonction publique québécoise : comment valoriser les administrations publiques pour attirer les jeunes ?
  • Une vingtaine de panélistes, dont des personnes élues de tous les partis représentés à l’Assemblée nationale, des experts du milieu académique ainsi que des représentants de la société civile.

Citation 

« Chaque année, les rencontres Maîtres chez Vous sont une fantastique vitrine sur les préoccupations de la jeunesse, et permettent un dialogue constructif et sans complaisance avec les leaders et la société civile. Il y a là un message clair pour les décideurs publics: En matière d’habitation, de vivre-ensemble, ou de vitalité des services publics, la jeunesse compte prendre sa place dans le débat public. » – Fred-William Mireault, président de Force Jeunesse 

« Maîtres chez vous, ça signifie la possibilité pour la jeunesse de s’approprier les dossiers d’affaires publiques et d’y faire leur place. C’est ce qu’on réussit à faire chaque année avec près de 300 jeunes, engagés et prêts à échanger sur les sujets de l’heure pour engager un dialogue et discuter de solutions. » – Chloe Bell, vice-présidente à l’organisation des Rencontres Maîtres Chez Vous

À propos des Rencontres Maîtres chez Vous

Les Rencontres Maîtres chez Vous (MCV), c’est le colloque dédié aux enjeux d’affaires publiques, par et pour les jeunes, afin d’encourager le débat et l’émergence de nouvelles idées. Organisé par Force Jeunesse, MCV est avant tout un espace d’échange pour les jeunes intéressés par les affaires publiques, qui réunit chaque année plus de 300 personnes de 18 à 35 ans ainsi que des personnalités de renoms, du monde politique, universitaire et médiatique, qui viennent échanger, s’inspirer et débattre autour des enjeux d’actualité.

À propos de Force Jeunesse 

Dans une perspective d’équité intergénérationnelle, Force Jeunesse défend les droits et les intérêts de la jeunesse du Québec dans l’élaboration des politiques publiques. De manière non partisane, Force Jeunesse fait la promotion de la place des jeunes dans les sphères décisionnelles, catalyse les forces du milieu de la jeunesse et crée des espaces d’échanges pour la relève.

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Source : Force Jeunesse

Informations :

David Landry, Vice-président exécutif

438 882-9050


La détresse silencieuse: agir maintenant pour la santé mentale des jeunes du Québec

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10.10.2024

SANTÉ MENTALE

La détresse silencieuse: agir maintenant pour la santé mentale des jeunes du Québec

Lettre ouverte publiée dans Le Devoir et le Journal de Montréal


 

La santé mentale des jeunes est à un point critique et il est temps d’agir.

Les récentes statistiques provenant de la 7e édition de l’étude sur les zilléniaux de Léger révèlent une réalité troublante : près de la moitié des membres des générations Y et Z (48 %) déclarent avoir déjà vécu un épisode dépressif, une hausse inquiétante de 10 points par rapport à 2020. Derrière ces statistiques se cachent des drames humains : l’échec à un examen, l’abolition d’un poste, la mort d’un proche.

Le portrait de l’anxiété est tout aussi alarmant, près des trois quarts des jeunes (75 %) ayant vécu un épisode anxieux, contre 45 % il y a seulement quatre ans. Les mesures de confinement ont eu un impact majeur sur leur santé mentale à une période cruciale de socialisation, ce qui fait craindre un fossé générationnel.

Cette détérioration rapide de la santé mentale des jeunes a des conséquences profondes, non seulement sur le bien-être individuel, mais aussi sur la société québécoise dans son ensemble. La situation est particulièrement alarmante au sein des communautés des Premières Nations : les jeunes sont six fois plus susceptibles de mourir par suicide. Les coûts liés à la santé et la détresse qui en découlent représentent non seulement un défi économique, mais surtout un enjeu humain.

Le coût de l’inaction

Au Québec, l’inaction en matière de santé mentale a un coût exorbitant estimé à 18 milliards de dollars par an, selon une recherche actuarielle produite par Force Jeunesse. Cette somme considère non seulement les soins médicaux directs, mais aussi les pertes de productivité, l’absentéisme et les allocations de soutien. Derrière ces chiffres se cachent des vies interrompues, des projets abandonnés et un potentiel humain gaspillé. Malheureusement, l’accès aux soins psychologiques reste insuffisant. Les délais d’attente pour voir un professionnel sont souvent trop longs, en particulier en région, et les coûts restent prohibitifs pour une large part de la population.

Pourtant, nous savons que des solutions existent. Selon l’INESSS, chaque dollar investi dans les soins de psychothérapie en fait économiser deux, non seulement en réduisant les coûts liés aux soins de santé, mais aussi en prévenant les complications à long terme.

Une approche proactive pour un avenir en santé

C’est dans ce contexte que Force Jeunesse, en collaboration avec d’autres organisations jeunesse, lance un appel à l’action en cette Journée mondiale de la santé mentale. Le Québec est fier de son système de soins de santé universel. Pourtant, un volet essentiel de ce projet de société est négligé : la santé psychologique. Il est temps de compléter cette couverture en intégrant pleinement les soins en santé mentale dans le régime public d’assurance maladie. Cela passe notamment par un accès universel et gratuit à des consultations en psychothérapie, un service souvent inaccessible pour les personnes aux revenus modestes.

Comme on l’entend souvent dans le monde politique, les jeunes générations sont l’avenir de notre société. Il est temps pour le gouvernement de passer de la parole aux actes en leur offrant les ressources nécessaires pour surmonter les défis qu’elles rencontrent.

Investir dans la santé mentale aujourd’hui, c’est investir dans la résilience, la créativité et la prospérité future du Québec. Ce n’est ni un luxe ni une dépense superflue : c’est une priorité sociale et économique. Il est temps que la santé mentale soit traitée avec la même importance que la santé physique, car investir dans la santé mentale, c’est investir dans l’avenir du Québec.

* Ont cosigné cette lettre :

  • Marie-Krystine Longpré, directrice générale de la Jeune Chambre de commerce de Montréal ; 
  • Antoine Dervieux, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec ; 
  • Laurent Levesque, président-directeur général de l’UTILE ; 
  • Étienne Paré, président de l’Union étudiante du Québec ; 
  • Méganne Joyal, secrétaire générale de la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal ; 
  • Mylène de Repentigny-Corbeil, directrice générale des 3 sex ; 
  • Geneviève Morand, directrice générale par intérim de Citoyenneté Jeunesse ; 
  • Alexandrine Beauvais-Lamoureux, présidente et cofondatrice de Scène & Sauve ; 
  • Émile Simard, président du Comité national des jeunes du Parti québécois ; 
  • Daphnée Sauvageau, présidente de la Confédération des associations d’étudiants et d’étudiantes de l’Université Laval ; 
  • Marie-Philippe Ménard, co-porte-parole du Réseau jeunesse des Premières Nations Québec-Labrador ; 
  • David Beauvais, président de la Fédération de la relève agricole du Québec ; 
  • Nicolas Bourgois, directeur du Collectif autonome des CJE du Québec ; 
  • Me Pier-Luc Laroche, président du Jeune Barreau de Québec ; 
  • Koralie Yergeau, porte-parole de l’Association étudiante en sciences infirmières du Québec ; 
  • Me Frédérique Earls-Bélanger, présidente de l’Association des jeunes barreaux de région ; 
  • Lylou Sehil, présidente de l’Aile jeunesse du Chantier de l’économie sociale ; 
  • Xavier Lefebvre, président de la Confédération pour le rayonnement étudiant en ingénierie au Québec ; 
  • Delphine Lalande-Levac, responsable des communications et mobilisation du Mouvement Jeunes et santé mentale ; 
  • Vincent Leclair, secrétaire général et responsable du dossier jeunes au Conseil régional de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec – Montréal métropolitain ; 
  • Christian-Alex Deschênes, président de la Commission jeunesse du Parti libéral du Québec ; 
  • Me Marie Flambard, présidente de l’Association du Jeune Barreau de Montréal.


Budget du Canada 2024-2025 : Des investissements bienvenus pour la jeunesse, mais un plan insatisfaisant pour la soutenabilité budgétaire à long terme

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17.04.2024

FINANCES PUBLIQUES

Budget du Canada 2024-2025 : Des investissements bienvenus pour la jeunesse, mais un plan insatisfaisant pour la soutenabilité budgétaire à long terme

Ottawa, le 17 avril 2024 – Force Jeunesse salue les investissements du gouvernement fédéral dans la jeunesse avec le dépôt du budget 2024-2025. Les investissements notamment en matière de santé mentale, de stimulation de l’offre de logements, et en emploi permettent de donner plus d’opportunités aux 18-35 ans dans les années à venir. En l’absence d’un plan clair de réduction de la dette, le gouvernement fédéral devra toutefois demeurer prudent dans la soutenabilité budgétaire à long terme de ces nouvelles dépenses. 

 

Investissements en santé mentale

Le gouvernement fédéral annonce la création d’un fonds de 500 millions de dollars pour aider les organismes communautaires qui offrent des services de santé mentale chez les jeunes. Bien qu’il demeure beaucoup de questions sur la manière dont ce fond sera implanté, Force Jeunesse salue cette initiative. La pandémie a exacerbé des tendances inquiétantes quant à la santé psychologique des jeunes et les organismes sur le terrain peuvent supporter leurs besoins. Force Jeunesse rappelle toutefois qu’il vaut mieux prévenir que guérir, et que le développement d’un régime universel d’accès à la psychothérapie s’avère une solution qui répond plus durablement aux besoins criants. Au Québec seulement, l’inaction en matière de santé psychologique coûte 18 milliards de dollars par année. 

 

Action en matière de logements 

Le gouvernement fédéral poursuit ses efforts pour stimuler l’offre de logements au pays. Plus de 8,5 milliards de dollars en matière de logement seront investis dans les cinq prochaines années, avec l’objectif de construire près de 4 millions de logements à l’échelle du pays d’ici 2031. La stimulation de l’offre s’accompagne d’autres mesures législatives et incitatives pour mieux protéger les populations vulnérables, incluant une charte des droits des locataires. Force Jeunesse voit d’un bon œil ces investissements, mais appelle Québec et Ottawa à concerter leurs actions pour maximiser la construction de logements et éviter les délais.

 

Gestion de la dette publique

Malgré un déficit budgétaire moins important que prévu, Force Jeunesse appelle le gouvernement fédéral à faire preuve de prudence et de se doter d’un plan d’atteinte de l’équilibre budgétaire à long terme. Le service de la dette publique s’établira à 64 milliards de dollars annuellement vers 2028-2029, privant le gouvernement de sommes considérables pour financer ses missions et programmes. Le gouvernement fédéral doit conduire un exercice de soutenabilité de ses dépenses à long terme pour que ce budget de l’équité intergénérationnelle ne devienne pas un fardeau pour les générations futures. 

 

Autres faits saillants

  • Emploi : Force Jeunesse salue le renouvellement d’Emploi été Canada et de la Stratégie emploi et compétences jeunesse, pour un total de 351 millions de dollars sur deux ans. Alors que la participation des jeunes au marché du travail a fortement diminué dans la dernière année, ces investissements permettent de leur donner toutes les opportunités de développer leurs compétences. 

Investissements dans le programme canadien de prêts et bourses: Le gouvernement reconduit des investissements additionnels dans le régime canadien de prêts et bourses et appelle les provinces à éliminer les taux d’intérêt sur les prêts étudiants. Force Jeunesse rappelle son inquiétude de voir les taux d’intérêt à près de 8% pour les personnes diplômées du Québec.

Citation 

« Le budget fédéral met l’accent sur l’équité intergénérationnelle, et nous saluons les investissements en santé mentale et en logement pour adresser les enjeux les plus pressants pour la jeunesse. Cependant, le gouvernement du Canada doit proposer un plan de réduction de la dette publique à long terme, car il ne pourra pas toujours compter sur une forte croissance de l’économie pour payer ces nouvelles dépenses. Ces investissements ne doivent pas devenir un boulet pour les générations futures. »

Lauriane Déry, présidente, Force Jeunesse

À propos de Force Jeunesse 

Dans une perspective d’équité intergénérationnelle, Force Jeunesse défend les droits et les intérêts de la jeunesse du Québec dans l’élaboration des politiques publiques. De manière non partisane, Force Jeunesse fait la promotion de la place des jeunes dans les sphères décisionnelles, catalyse les forces du milieu de la jeunesse et crée des espaces d’échanges pour la relève.

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Source : Force Jeunesse

Informations :
Simon Leblanc
438 870-3427
communications@forcejeunesse.qc.ca


Budget du Québec 2024-2025 : Le fardeau encore relégué aux prochaines générations

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13.03.2024

FINANCES PUBLIQUES

Budget du Québec 2024-2025 : Le fardeau encore relégué aux prochaines générations

Québec, le 13 mars 2024 – Force Jeunesse est hautement préoccupée par l’horizon financier qui se dessine pour les prochaines générations. Alors que l’organisation a mis en garde à maintes reprises le gouvernement quant à l’impact à long terme de ses choix fiscaux, le budget présenté hier est précaire et s’inscrit dans un contexte économique difficile. En effet, le Québec fait face depuis plusieurs années à des défis financiers majeurs en raison du vieillissement de la population et de la croissance des dépenses dans des secteurs névralgiques, comme la santé, l’éducation et le maintien des infrastructures publiques. Malheureusement, le gouvernement s’est privé de la marge de manœuvre nécessaire pour adresser ces défis.

 

Retour à l’équilibre budgétaire et Fonds des générations

Pour Force Jeunesse, un budget déficitaire et le report en 2029 de l’équilibre budgétaire n’est pas nécessairement problématique. Toutefois, le manque de prévisibilité des décisions prises au cours des dernières années vient amoindrir la marge de manœuvre disponible pour financer durablement les services publics. À défaut d’avoir adopté des mesures compensatoires, le déséquilibre entre la croissance des revenus et des dépenses va s’accentuer.

Force Jeunesse se réjouit cependant du versement additionnel de 400 millions $ au Fonds des générations pour l’exercice 2024-2025, provenant du Fonds d’information sur le territoire. 

La baisse d’impôts, financée à même le fonds des générations, ainsi que les chèques à 500$, ont fragilisé la soutenabilité des finances publiques québécoises, et l’impact à long terme de ces choix fiscaux n’a pas été évalué par le ministère des Finances. C’est pourquoi Force Jeunesse propose que le gouvernement conduise tous les 5 ans un exercice d’évaluation de l’équité intergénérationnelle dans son cadre budgétaire, pour s’assurer de donner les mêmes opportunités en services publics aux générations futures. Dans un contexte de vieillissement de la population, il est donc impératif d’amorcer une réflexion sur les impacts budgétaires, qui va au-delà la prochaine élection. Force Jeunesse suivra de près le plan du gouvernement pour atteindre l’équilibre budgétaire. 

 

Rémunération des stages 

Force Jeunesse joint sa voix à celles de l’Union étudiante du Québec (UEQ) et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) pour déplorer l’absence de nouvelles mesures pour rémunérer les personnes effectuant des stages dans le domaine public, alors que la pénurie de main-d’œuvre frappe toujours de plein fouet plusieurs secteurs névralgiques de la société. Ce budget aurait pu être une belle opportunité pour réduire la précarité des stagiaires qui font face également à la hausse du coût de la vie. Force Jeunesse appelle le gouvernement à rémunérer tous les stages où une prestation de travail est offerte, et ainsi donner suite aux deux motions adoptées à l’unanimité en mars et en octobre 2023 par l’Assemblée nationale. 

 

Accès aux soins de santé psychologique

Force Jeunesse déplore l’absence de mesures et de budget dédiés aux soins de psychothérapie pour les jeunes de 18 à 35 ans. Une attention particulière est portée aux jeunes en milieu scolaire, mais aucune mesure n’est annoncée pour soutenir les jeunes issus d’autres milieux. L’organisation rappelle que l’inaction en matière de santé psychologique coûte à la société québécoise plus de 18 milliards de dollars par année selon une étude qu’elle a développée en 2022. Force Jeunesse tient toutefois à souligner que l’une de ses recommandations issues de cette recherche a été retenue, à savoir l’implantation d’un mécanisme de répartition dans les établissements d’entrée vers des ressources de soutien spécialisé. Force Jeunesse poursuivra ses représentations auprès du ministre Lionel Carmant pour établir une couverture universelle aux soins de psychothérapie et favoriser l’accès aux services de soutien et de soins.   

 

Autres faits saillants

  • Logement : Force Jeunesse aurait souhaité voir davantage de nouvelles mesures pour stimuler l’offre de logements au Québec, alors que le taux d’inoccupation demeure particulièrement bas dans plusieurs régions. 
  • Plan d’action jeunesse : Force Jeunesse salue les investissements de 89 millions $ pour le plan d’action jeunesse 2024-2029, mais aurait souhaité une augmentation plus substantielle de l’enveloppe globale pour mieux répondre aux besoins criants des organisations jeunesse.
  • Plan québécois des infrastructures : Force Jeunesse salue l’augmentation progressive des enveloppes dédiées au maintien d’infrastructure, qui comptent maintenant pour 62% de l’ensemble du Plan québécois des infrastructures. Cependant, elle réitère l’importance de se doter de mécanismes plus robustes pour mieux planifier les coûts d’entretien des infrastructures sur toute leur durée de vie.

 

Citation 

« L’horizon financier qui se dessine pour les prochaines générations est hautement préoccupant. Force Jeunesse a mis en garde le gouvernement à plusieurs reprises quant à l’impact à long terme des chèques à 500 $ et de la baisse d’impôts, financée à même le Fonds des générations. Sans surprise, on en paie le prix aujourd’hui avec un cadre budgétaire précaire dans un contexte économique difficile. Tout indiquait il y a deux ans que des investissements majeurs seraient nécessaires en santé, en lutte aux changements climatiques et en logement, et le gouvernement a consciemment décidé de se priver de moyens pour adresser ces défis. Avec le vieillissement de la population et la croissance des dépenses à long terme, il est temps que le gouvernement se dote d’une vision claire pour assurer la pérennité de nos finances et des services publics. »

  • Lauriane Déry, présidente, Force Jeunesse

 

À propos de Force Jeunesse 

Dans une perspective d’équité intergénérationnelle, Force Jeunesse défend les droits et les intérêts de la jeunesse du Québec dans l’élaboration des politiques publiques. De manière non partisane, Force Jeunesse fait la promotion de la place des jeunes dans les sphères décisionnelles, catalyse les forces du milieu de la jeunesse et crée des espaces d’échanges pour la relève.

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Source : Force Jeunesse

Informations :
Simon Leblanc
438 870-3427
communications@forcejeunesse.qc.ca


Devis de recherche : Taux d'intérêt sur les prêts étudiants

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01.17.2024

FORCE JEUNESSE

Devis de Recherche : Taux d'intérêts sur les prêts étudiants

Mise en contexte

Le 1er avril 2023, le gouvernement fédéral a choisi d’abolir les taux d’intérêt sur les prêts étudiants fédéraux. Au Québec, puisque les prêts étudiants sont entièrement gérés par le gouvernement provincial, un tel changement n’a pas été mis en place. Le gouvernement du Québec a plutôt choisi de bonifier l’aide aux études pour les étudiants. Depuis, cette décision du gouvernement Legault fut dénoncée par plusieurs diplômé.e.s récents et étudiant.e.s postsecondaire pour qui la hausse des taux d’intérêt augmente significativement les coûts associés au remboursement des prêts, et ce, malgré le crédit d’impôt sur les intérêts payés pour une dette d’études. 

En matière de gestion de la dette étudiante, il est important de rappeler que la Loi sur la faillite et l’insolvabilité (L.R.C. (1985), ch. B-3) prévoit des dispositions spécifiques vis-à-vis la libération des dettes étudiantes. En effet, actuellement, la Loi prévoit qu’une personne déclarant faillite ne peut se libérer de ses dettes étudiantes à moins qu’un tribunal, selon le cas et en respect de la loi, émette une ordonnance de non-application. Cela pouvant contribuer à l’insécurité et la précarité financière par certain.e.s diplômé.e.s. 

D’autre part, on note que l’offre de programmes d’aide au remboursement de prêts étudiants comprend également des particularités en fonction du gouvernement. Par exemple, le Québec propose un programme de remise de dette d’études et de remboursement différé alors que le gouvernement fédéral offre un programme d’aide au remboursement. Outre les prêts étudiants octroyés par les divers gouvernements, on observe aussi que le recours à des dettes privées ou de l’aide parentale pour financer les études sont à la hausse. Finalement, on note aussi une augmentation de l’apparition de programmes d’aide financière ciblée, notamment pour répondre à des besoins spécifiques de main-d’œuvre (ex. bourse Perspective Québec). 

C’est dans ce contexte que Force Jeunesse se questionne sur l’abolition permanente des taux d’intérêt sur les prêts étudiants. Plus particulièrement, nous nous demandons si l’abolition permanente des taux d’intérêt sur les prêts constitue la meilleure manière d’aider les étudiant.e.s ayant encouru une dette étudiante? Devrions-nous mettre des mesures complémentaires pour diminuer l’insécurité financière liée à la transition des études vers le marché du travail?  Devrions-nous modifier ou revoir les programmes d’aide au remboursement de prêts étudiants? Est-ce qu’il y a lieu de revoir les dispositions légales en ce qui concerne les dettes étudiantes et la faillite?

Finalement, de manière plus générale, dans une perspective où le monde du travail (changements climatiques et technologiques) évolue, et qu’on anticipe davantage d’aller-retour entre les études et le travail, devrions-nous repenser le système de financement des études postsecondaires?

Mandat

Force Jeunesse souhaite engager un ou une contractuel.le qui sera responsable de mener une recherche sur les prêts étudiants et qui se déroulera en deux temps, soit ; 

  1. Une série d’entrevues réalisées auprès d’experts en matière de prêts étudiants préalablement identifiés par Force Jeunesse, sur les questions présentées précédemment dans ce devis. 
  2. Rédaction d’une synthèse ainsi qu’une analyse des réponses recueillies.  

Profil recherché

  • Détenir ou en voie d’obtention d’une maîtrise en sciences économiques, en sciences politiques, en administration publique, en finances publiques ou dans tout domaine connexe/pertinent; 
  • Avoir de l’expérience avec de la recherche de type qualitative; 
  • Capacité de synthèse et d’analyse; 
  • Bonne maîtrise du français écrit.

Force Jeunesse prône les valeurs d’équité et d’inclusion dans toutes les sphères de la société et invite donc les gens issus de la diversité à poser leur candidature.

Échéancier

La personne contractuelle s’engage à remettre un rapport final d’au plus une trentaine de pages à Force Jeunesse au plus tard le 31 mars 2024.

Rémunération

La rémunération pour l’exécution du mandat et le rapport final est de 3 000$.

Candidatures

Les candidatures seront reçues jusqu’au 29 janvier 2024, 23h.

Veuillez transmettre votre CV et votre lettre de présentation en un seul et unique fichier PDF sous le format NOM_PRENOM.pdf ainsi qu’un échantillon d’écriture récent à contenu@forcejeunesse.qc.ca.


Projet de loi 35 : Force Jeunesse veut protéger l’équité intergénérationnelle en matière de retraites et de finances publiques

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23.11.2023

FINANCES PUBLIQUES

Projet de loi 35 : Force Jeunesse veut protéger l’équité intergénérationnelle en matière de retraites et de finances publiques

MONTRÉAL, le 23 novembre 2023 – Force Jeunesse, le seul groupe jeune ayant été invité à comparaître en commission parlementaire sur le projet de loi n° 35, Loi concernant la mise en œuvre de certaines dispositions du discours sur le budget du 21 mars 2023 et modifiant d’autres dispositions, fera part de ses recommandations aujourd’hui à la Commission des finances publiques. Si l’organisation appuie le maintien des versements au Fonds des générations, elle estime que certaines propositions à l’étude aujourd’hui pourraient fragiliser l’équité intergénérationnelle et met particulièrement en garde le gouvernement contre des changements rapides au régime des rentes du Québec.

 

Retraites : des surprises à surveiller

Au niveau des changements proposés au régime des rentes du Québec, Force Jeunesse estime que certaines dispositions du projet de loi 35 pourraient fragiliser la viabilité financière du régime et alourdir le fardeau des générations futures. L’organisation exprime particulièrement son étonnement quant au gel des cotisations dans les régimes supplémentaires jusqu’en 2042 puisque cette mesure n’a pas fait l’objet de discussion dans le cadre des consultations de l’hiver dernier sur le RRQ et qu’elle n’a pas été annoncée au dernier budget du Québec.

« Les modifications présentées dans le cadre du projet de loi 35 peuvent entraîner des conséquences importantes sur la sécurité financière à la retraite des individus et la santé financière du régime. Présenter de tels changements dans un projet de loi omnibus limite sérieusement les possibilités d’échanger sur les répercussions de telles modifications », s’inquiète Lauriane Déry, présidente de Force Jeunesse.

 

Fonds des générations : les revenus miniers manquent à l’appel

Force Jeunesse salue la décision du gouvernement de maintenir le Fonds des générations et de se doter de nouvelles cibles de réduction de la dette. En tant qu’un des instigateurs du Fonds, l’organisme estime toujours que cet outil important doit demeurer pour assurer l’équité intergénérationnelle. De plus, Force Jeunesse appuie l’adoption de la dette nette pour fixer les cibles de réduction de la dette, comme c’est déjà le cas ailleurs au pays.

Toutefois, l’organisation déplore la proposition du gouvernement de retirer les redevances minières des versements au Fonds des générations. Particulièrement dans le contexte du développement de la filière batterie au Québec, Force Jeunesse croit que les revenus tirés de l’exploitation de ressources non-renouvelables devraient être partagées équitablement entre les générations, ce que les versements au Fonds des générations permettent de faire.

« Le Fonds des générations est un outil formidable pour assurer l’équité intergénérationnelle dans les finances publiques. Nous saluons la volonté du gouvernement de maintenir les versements au Fonds mais l’encourageons à conserver les redevances minières dans ses sources de revenus », réitère Mme Déry.

 

Le mémoire soumis par Force Jeunesse dans le cadre de l’étude du projet de loi 35 peut être consulté ici.

 

À propos de Force Jeunesse 

Dans une perspective d’équité intergénérationnelle, Force Jeunesse défend les droits et les intérêts de la jeunesse du Québec dans l’élaboration des politiques publiques. De manière non partisane, Force Jeunesse fait la promotion de la place des jeunes dans les sphères décisionnelles, catalyse les forces du milieu de la jeunesse et crée des espaces d’échanges pour la relève.

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Source : Force Jeunesse

Informations :
Simon Leblanc
438 870-3427
communications@forcejeunesse.qc.ca


Adoption du Projet de loi 19 : Un pas dans la bonne direction pour protéger la jeunesse au travail

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06.06.2023

TRAVAIL DES ENFANTS

Adoption du Projet de loi 19 : Un pas dans la bonne direction pour protéger la jeunesse au travail

Montréal, le 6 juin 2023 – Force Jeunesse, un des seuls groupes jeunes ayant été invités à comparaître en commission parlementaire sur le projet de loi n° 19, Loi sur l’encadrement du travail des enfants, accueille favorablement son adoption, malgré quelques réserves concernant la formation et l’encadrement ainsi que les milieux de travail à risque.

Selon la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), environ 11 500 personnes de 24 ans et moins se blessent au travail chaque année, ce qui équivaut à une trentaine de jeunes par jour. Chez les 14 ans et moins, on compte 7 fois plus d’accidents de travail qu’en 2017. Le projet de loi 19 arrive donc à point pour venir adresser cet enjeu.

Toutefois, pour Force Jeunesse, le gouvernement aurait pu profiter de ce projet de loi pour inclure des mesures afin d’assurer une surveillance rigoureuse et d’accroître l’offre de formation. En effet, la surveillance de l’application de la loi est primordiale pour en garantir le respect, alors que la formation est essentielle pour que les jeunes puissent bien reconnaître les risques auxquels ils pourraient être confrontés et améliorer leurs connaissances quant à leurs droits au travail. 

Enfin, pour Force Jeunesse, il aurait été souhaitable de restreindre l’accès aux moins de 18 ans à des milieux de travail à risques plus élevés comme les agences de placement où les jeunes sont déjà surreprésentés en termes de lésions professionnelles.

 

Citation 

« Nous saluons l’adoption du projet de loi 19, qui est crucial pour assurer le développement, la santé et la sécurité de la jeunesse. En effet, le travail des enfants ne peut pas être la solution à la pénurie de main-d’oeuvre; la protection des jeunes au travail doit être la priorité. Pour les encadrer adéquatement, le projet de loi aurait donc pu inclure des balises quant à la surveillance et la formation. », rappelle Lauriane Déry, présidente de Force Jeunesse.

 

À propos de Force Jeunesse 

Dans une perspective d’équité intergénérationnelle, Force Jeunesse défend les droits et les intérêts de la jeunesse du Québec dans l’élaboration des politiques publiques. De manière non partisane, Force Jeunesse fait la promotion de la place des jeunes dans les sphères décisionnelles, catalyse les forces du milieu de la jeunesse et crée des espaces d’échanges pour la relève.

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Source : Force Jeunesse

Informations :
Simon Leblanc
438 870-3427
communications@forcejeunesse.qc.ca


Projet de loi 19 : Force Jeunesse veut protéger la jeunesse des accidents de travail

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19.04.2023

TRAVAIL DES ENFANTS

Projet de loi 19 : Force Jeunesse veut protéger la jeunesse des accidents de travail

Montréal, le 19 avril 2023 – Force Jeunesse, un des seuls groupes jeunes ayant été invités à comparaître en commission parlementaire sur le projet de loi n° 19, Loi sur l’encadrement du travail des enfants, appuie les dispositions qui y sont proposées par le ministre du Travail, Jean Boulet, mais estime que des gains importants restent à faire pour protéger adéquatement les jeunes au travail. C’est dans cette perspective que l’organisation fera part de ses recommandations aujourd’hui à la Commission de l’économie et du travail. 

Près de 30 jeunes se blessent au travail chaque jour

Le projet de loi 19 arrive à point alors que selon la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), environ 11 500 personnes de 24 ans et moins se blessent au travail chaque année, ce qui équivaut à une trentaine de jeunes par jour. Chez les 14 ans et moins, on compte 7 fois plus d’accidents de travail qu’en 2017. Selon ce même rapport, le nombre de lésions professionnelles chez les 24 ans et moins est en hausse de près de 13% depuis 2016. Pour Force Jeunesse, il est donc indispensable que le projet de loi 19 soit appliqué dans le plus de milieux possible et que des dispositions supplémentaires soient ajoutées pour rendre les lieux de travail plus sécuritaires.

Plus de surveillance et de formation

Force Jeunesse estime que pour encadrer convenablement le travail des enfants, il est impératif d’assurer une surveillance rigoureuse et d’accroitre l’offre de formation. La surveillance de l’application de la loi est primordiale pour en garantir le respect, alors que la formation est essentielle pour que les jeunes puissent bien reconnaître les risques auxquels ils pourraient être confrontés et améliorer leurs connaissances quant à leurs droits au travail. 

« Pour encadrer le travail des jeunes, ça prend de la surveillance, de la formation et des jeunes au cœur des décisions. Le manque de balises claires peut avoir des répercussions graves dans la vie des jeunes et avoir des conséquences notables sur l’ensemble de leur trajectoire professionnelle », poursuit M. Telles.

Gare aux exceptions

Force Jeunesse tient à rappeler que l’objectif du projet de loi doit être d’assurer que le travail effectué par un enfant ne nuise pas à son développement, sa santé ou sa sécurité. C’est dans cette perspective que les exemptions doivent être limitées au maximum. D’autre part, il serait souhaitable de restreindre l’accès aux moins de 18 ans à des milieux de travail à risques plus élevés comme les agences de placement où les jeunes sont déjà surreprésentés en termes de lésions professionnelles.

« Le projet de loi 19 est d’une importance cruciale pour assurer le développement, la santé et la sécurité de la jeunesse. Ne perdons pas de vue que la priorité n’est pas la pénurie de main-d’œuvre, mais bien la protection des jeunes. Chaque jour, c’est près de 30 jeunes au Québec qui se blessent au travail. Un blessé, c’est un de trop », soutient Simon Telles, président de Force Jeunesse.

 

À propos de Force Jeunesse 

Dans une perspective d’équité intergénérationnelle, Force Jeunesse défend les droits et les intérêts de la jeunesse du Québec dans l’élaboration des politiques publiques. De manière non partisane, Force Jeunesse fait la promotion de la place des jeunes dans les sphères décisionnelles, catalyse les forces du milieu de la jeunesse et crée des espaces d’échanges pour la relève.

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Source : Force Jeunesse

Informations :
Simon Leblanc
438 870-3427
communications@forcejeunesse.qc.ca