Force Jeunesse réagit au budget : Le gouvernement doit donner aux jeunes la place qui leur revient

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20.02.2014

BUDGET PROVINCIAL

Force Jeunesse réagit au budget : Le gouvernement doit donner aux jeunes la place qui leur revient

Après analyse détaillée du budget du Québec 2014, Force Jeunesse désire saluer la volonté du gouvernement Couillard de mettre de l’avant des mesures permettant la réduction de la dette ainsi que l’assainissement des finances publiques. L’organisme défendant les jeunes travailleurs de la province désire cependant rappeler que de tels efforts devront être récurrents et respecter le principe d’équité intergénérationnelle.

Inclure les jeunes dans la révision des programmes et l’examen de la fiscalité
La mise en place de la Commission sur la révision permanente des programmes et de la Commission d’examen sur la fiscalité québécoise contribuera à rétablir l’équilibre des finances publiques, un exercice qui devra indéniablement inclure les organisations jeunesse du Québec. « Le travail mené en vue d’un retour à l’équilibre budgétaire est salutaire et doit se faire en fonction du principe d’équité intergénérationnelle. Force Jeunesse demande au gouvernement d’impliquer directement les jeunes dans les travaux de la Commission sur la révision permanente des programmes et de la Commission d’examen sur la fiscalité québécoise » soutient Anne-Louise Chauvette, présidente de Force Jeunesse. Cet exercice de révision permettra de prendre des décisions structurantes pour l’avenir du Québec, il est donc nécessaire que toutes les générations puissent y participer. Force Jeunesse tient à contribuer.

Maintenir le cap sur l’équilibre budgétaire
Bien que Force Jeunesse déplore le report de l’atteinte de l’équilibre budgétaire, l’organisme est rassuré par l’engagement gouvernemental d’accroître les revenus versés au Fonds des générations de 400 millions de dollars pour l’année 2016-2017. « Le Fonds des générations créé en 2006 représente un levier essentiel pour contrecarrer le poids croissant de la dette du Québec. Cette augmentation graduelle des contributions est nécessaire pour préserver l’équité intergénérationnelle dans les finances publiques du Québec. Force Jeunesse veillera à ce que les prochains budgets maintiennent cette augmentation » déclare Anne-Louise Chauvette.

S’attaquer au contrôle des dépenses : une question d’équité
Dans un contexte démographique vieillissant et en l’absence de provision budgétaire, la cible du gouvernement de 2,1% de croissance des dépenses est ambitieuse. Force Jeunesse s’inquiète des coûts associés aux régimes de retraite de la fonction publique et aux dépenses en santé qui constituent des défis de taille pour les prochaines générations. « Les déficits cumulés au sein des régimes de retraite gouvernementaux sont symptomatiques de la réalité de l’ensemble des régimes québécois, c’est donc tout le modèle de gouvernance de ceux-ci qu’il faut revoir pour en assurer la pérennité et éviter que la facture ne soit payée par une seule génération » rappelle Éloi Lafontaine-Beaumier, représentant de Force Jeunesse aux Forums sur les régimes de retraite.

Créé en 1998, Force Jeunesse est un regroupement de jeunes travailleurs visant la défense et l’amélioration des conditions de travail et des perspectives d’emploi de la relève dont les membres sont à la fois des associations et des individus. L’équité intergénérationnelle et une préoccupation pour l’avenir collectif de notre société sont au cœur des valeurs défendues par l’organisation.


L’équité intergénérationnelle au congrès des membres du PLQ

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02.02.2014

FORCE JEUNESSE

L’équité intergénérationnelle au congrès des membres du PLQ

Force Jeunesse suit avec attention les travaux du Congrès des membres du Parti Libéral du Québec, notamment ceux ayant trait à l’équité intergénérationnelle.
L’organisme voit d’un bon oeil l’importance accordée au principe d’équité intergénérationnelle dans la résolution-cadre présentée, dont certaines des recommandations faites au gouvernement du Québec concordent avec les positions qu’il défend depuis plusieurs années. Entre autres, la question du financement du régime d’assurance maladie constitue un chantier important pour le Québec et il est indispensable qu’elle fasse l’objet d’un débat. Force Jeunesse accueille par ailleurs favorablement la proposition de confier l’analyse périodique de la situation financière du Québec et des prévisions budgétaires du gouvernement à un organisme indépendant. Cependant, « plutôt que d’élargir le mandat du Vérificateur général, Force Jeunesse préconise la création d’un Directeur parlementaire du budget, un organisme entièrement distinct dont le mandat serait plus prospectif. Cela permettrait d’obtenir une lecture claire des tendances à venir plutôt qu’une explication des erreurs que l’on aurait commises l’année écoulée », explique Nolywé Delannon, présidente de Force Jeunesse.
La nécessité de concevoir des programmes sur la base de finances publiques équilibrées est une constante dans le discours de Force Jeunesse. « Si nous convergeons sur l’objectif d’assainissement des finances publiques, la question des moyens devrait encore être débattue », souligne Nolywé Delannon. Soucieux de promouvoir la solidarité au présent entre les différentes catégories socio-économiques, l’organisme estime qu’il faut trouver un meilleur équilibre entre l’augmentation de tarifs que promeut la résolution-cadre et le niveau général d’imposition. Réduire l’assiette fiscale sans compter sur une croissance économique plus dynamique aurait un effet néfaste sur les finances publiques.
De façon plus générale, Force Jeunesse s’étonne que les groupes jeunes soient si peu consultés en amont des orientations prises par le gouvernement en matière d’équité intergénérationnelle. L’organisation d’une consultation à huis-clos d’organismes de la société civile sur le rapport Godbout, à l’exclusion des groupes jeunes, en est la plus récente illustration. Engagé depuis des années dans le débat public sur la question fiscale, Force Jeunesse y voit là une sérieuse contradiction de la part du gouvernement.


Séminaire sur l'avenir de la retraite au Québec: Quel héritage laissera-t-on?

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06.01.2014

FORCE JEUNESSE

Séminaire sur l'avenir de la retraite au Québec: Quel héritage laissera-t-on?

Jeudi 23 janvier 2014, 9h à 16h30
Amphithéâtre Jean-Paul-Tardif, salle 1334, Pavillon La Laurentienne, Université Laval
Séminaire organisé par Force Jeunesse, l’IREC, et L’ARUC – Innovations, travail et emploi, avec le soutien financier de la faculté des sciences sociales de l’Université Laval.

HORAIRE
9 H 00 – Mot de bienvenue

9 H 15 – SESSION D’OUVERTURE
Agnès Maltais (Ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, du Travail, de la Condition féminine, de la région de Chaudières-Appalaches, de la région de la Capitale-Nationale).
À la suite du rapport du comité d’experts sur l’avenir du système de revenu de retraite au Québec (« comité D’Amours ») et du plan d’action du gouvernement, quels sont les développements législatifs possibles ? Selon quels principes ? Pour quelles finalités ?
Période de questions

10 H 00 – PAUSE SANTÉ

10 H 15 – ÈRE PARTIE : LES TRANSFORMATIONS DES RÉGIMES DE RETRAITE À PRESTATIONS DÉTERMINÉES
David Bousquet (Union des Municipalités du Québec)
Les régimes à prestations déterminées sont depuis quelques années en transformations. Selon quelles modalités ? Qui sont les acteurs de ces transformations ? Quelles sont les conséquences pour les nouveaux employés ?
Période de questions

11 H 15 – 2ÈME PARTIE : LES DISPARITÉS DE TRAITEMENT
Dalia Guesaldi-Fecteau et Michel Lizée (Université du Québec à Montréal)
L’évolution des régimes de retraite a conduit à la mise en place d’un nombre croissant de clauses de disparité de traitement. Celles-ci font en sorte que les personnes plus récemment embauchées n’auront pas droit aux mêmes prestations à l’issue de leur vie professionnelle, voire au même type de régime. Les transformations du marché du travail, qui se caractérise de plus en plus par la création d’emplois précaires, ainsi que certains changements apportés aux régimes complémentaires de retraite auront également un impact important sur la sécurité du revenu à la retraite des prochaines cohortes de travailleurs et travailleuses. Qui est susceptible d’être concerné par ces changements ? Quels sont les enjeux, notamment de nature économique et juridique, soulevés par ces transformations ?
Période de questions

12 H 30 – DÎNER

13 H 30 – 3ÈME PARTIE : LA RETRAITE DE DEMAIN : QUELLE PLACE POUR LES RÉGIMES PUBLICS ?
Georges Langis (Régie des rentes du Québec)
La préparation adéquate de la retraite ne peut se faire sans la présence de régimes publics forts, mais à condition de bien identifier les défis pour les générations à venir.
Période de questions

14 H 30 – PAUSE SANTÉ

14 H 45 – 4ÈME PARTIE : VERS DES RÉGIMES SECTORIELS ?
Nathalie Joncas (Confédération des syndicats nationaux)
De nombreuses organisations ont évoqué la possibilité de mettre en place des régimes sectoriels afin d’améliorer la couverture et la qualité des régimes de retraite. Comment définit-on un régime sectoriel ? Qui est couvert actuellement par ce type de régime ? Peut-on regrouper des régimes sur une base sectorielle ?

15 H 45 – 5ÈME PARTIE : SYNTHÈSE DE LA JOURNÉE

16H 30 – Mot de clôture
COCKTAIL dans l’Atrium

Places limitées à 90 personnes

RSVP à Isabelle.Couture@rlt.ulaval.ca

RENSEIGNEMENTS :
Monsieur Frédéric Hanin
418 656-2131, poste 15188
Frederic.Hanin@rlt.ulaval.ca
www.aruc.rlt.ulaval.ca


Force Jeunesse reçoit favorablement le plan de travail de la ministre du Travail Agnès Maltais sur la question des régimes de retraite

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13.12.2013

FORCE JEUNESSE

Force Jeunesse reçoit favorablement le plan de travail de la ministre du Travail Agnès Maltais sur la question des régimes de retraite

MONTRÉAL, le 13 déc. 2013 – L’organisme tient à saluer la place accordée aux jeunes dans le processus décisionnel. « En près de deux ans, Force Jeunesse est devenu un acteur incontournable dans le dossier des régimes de retraite et nous sommes heureux que le Gouvernement reconnaisse notre place au cœur du processus de décision », explique Eloi Lafontaine Beaumier, président de Force Jeunesse.

En proposant des travaux de restructuration des régimes à prestations déterminées existants, le gouvernement fait écho aux recommandations du rapport D’Amours, qu’appuie Force Jeunesse, à l’effet de renforcer et de pérenniser ces régimes. Si l’organisation se réjouit de voir le gouvernement mettre de l’avant le principe d’équité intergénérationnelle, il nous semble toutefois prématuré de limiter le partage des coûts des services futurs des régimes publics aux seuls employeurs et employés, en excluant de facto les bénéficiaires des rentes. Force Jeunesse souhaite en particulier que la problématique des clauses de disparités de traitement, ou « clauses orphelin », soit au cœur des travaux qui auront lieu dans les prochains mois. L’organisation rappelle que toute restructuration des régimes existants devra exclure l’utilisation de clauses de disparités de traitement, principe auquel les jeunes des deux principales centrales syndicales et les fédérations étudiantes nationales adhèrent également (http://goo.gl/C009aq).

Par ailleurs, Force jeunesse émet certaines réserves quant au processus devant mener au dépôt du deuxième projet de Loi prévu pour l’automne 2014. Conclure sur la mise en place d’une rente longévité ou sur la bonification de la rente de la RRQ est une lourde commande qui ne peut se faire en vase-clos, en se passant d’une réflexion plus large sur l’amélioration de l’épargne et de l’avenir du système de retraite québécois. « Nous reconnaissons l’importance de poser des actions rapides pour les régimes en difficulté et appuyons les efforts en ce sens. Cependant, nous avons une occasion sans précédent de questionner la place des différentes composantes du système de retraite telle que la répartition du degré de couverture des régimes publics et privés; nous ne pouvons manquer ce rendez-vous incontournable pour les futures générations », affirme Eloi Lafontaine Beaumier. Actuellement, le plan d’action est muet sur la place qui sera dévolue à une telle réflexion.

Enfin, Force Jeunesse rappelle qu’un des objectifs premiers du rapport du comité D’Amours était de contrer l’insuffisance de l’épargne et d’augmenter la proportion de Québécois ayant accès à un régime complémentaire de retraite. « Ce processus ne doit pas se réduire à une opération de sauvetage des régimes complémentaires de retraite existants, alors que plus de 60% des travailleurs du Québec ne bénéficient pas de tels régimes », soutient Eloi Lafontaine Beaumier. À cet égard, dans son mémoire déposé en commission parlementaire à l’automne dernier, Force Jeunesse proposait notamment des solutions afin d’étendre la couverture des futurs retraités via des régimes complémentaires sectoriels. Force Jeunesse espère que les travaux entourant le développement des deux projets de Loi ne perdront pas de vue cet objectif fondamental d’augmenter le nombre de Québécois qui participent à un régime de retraite complémentaire.

Force Jeunesse réitère son appui à la démarche proposée par le Gouvernement et confirme qu’il participera à l’exercice, tout en étant impatient de connaître les détails du plan d’action.


Le report de l'équilibre budgétaire : une décision prévisible mais coûteuse pour les générations futures

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29.11.2013

FORCE JEUNESSE

Le report de l'équilibre budgétaire : une décision prévisible mais coûteuse pour les générations futures

MONTRÉAL, le 29 nov. 2013 – Force Jeunesse est déçu de l’annonce du Gouvernement Marois à l’effet de reporter l’atteinte de l’équilibre budgétaire à l’année 2015-2016. Bien que plusieurs signaux laissaient entrevoir cette projection, il n’en demeure pas moins que c’est un autre coup dur pour l’équité intergénérationnelle.

L’inquiétude ne tient pas qu’au report annoncé, mais également au manque à gagner évalué à 600 millions de dollars pour atteindre l’équilibre en 2015-2016. « On nous présente un équilibre budgétaire fictif, puisque rien n’indique que les 600 millions manquants seront au rendez-vous en 2015-2016 », souligne M. Eloi Lafontaine-Beaumier, président de Force Jeunesse. Bien que les efforts consentis au contrôle des dépenses soient manifestes, il est peu probable que des économies substantielles additionnelles puissent combler l’écart restant. En refusant catégoriquement d’utiliser les leviers de la taxation et de l’imposition, le Gouvernement actuel fait donc le pari que la relance économique et le contrôle des dépenses combleront les 600 millions de dollars. « Face à la situation actuelle des finances publiques, le gouvernement ne peut se permettre de faire l’économie de telles options », affirme M. Eloi Lafontaine-Beaumier.

Force Jeunesse est toutefois rassuré de voir que les investissements au Fonds des générations se maintiennent et que le Gouvernement prévoit compenser la totalité du report de l’équilibre budgétaire par des versements équivalents au Fonds à partir de 2015-2016. « Cela relève du respect de la Loi sur l’équilibre budgétaire ; ils devaient agir de la sorte. Nonobstant cette obligation, c’est une bonne mesure puisque la stratégie du Fonds des générations s’avère performante en cette période de faibles coûts d’emprunts », souligne M. Eloi Lafontaine Beaumier.

Enfin, Force Jeunesse se préoccupe du réajustement des obligations du Gouvernement envers les rentes de retraite des employés des secteurs public et parapublic. En effet, 400 millions seront ajoutés annuellement aux dépenses des programmes à compter de 2013-2014. « Voici l’exemple-type d’une iniquité intergénérationnelle. Les mauvaises prévisions et l’insuffisance de provision amputent la marge de manœuvre des générations futures », déplore M. Eloi Lafontaine-Beaumier.

Cette mise à jour économique met la table pour les consultations prébudgétaires qui devraient avoir lieu dans les mois qui viennent. Force Jeunesse compte proposer des solutions réalistes et responsables au Ministre Marceau en vu de combler les manques à gagner pour atteindre l’équilibre budgétaire.


Les jeunes réclament la fin des disparités de traitement en emploi: À travail égal, salaire égal!

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08.11.2013

FORCE JEUNESSE

Les jeunes réclament la fin des disparités de traitement en emploi: À travail égal, salaire égal!

MONTRÉAL, le 8 nov. 2013 – Le comité des jeunes de la FTQ, Force Jeunesse, le comité national des jeunes de la CSN, la FECQ et la FEUQ unissent leurs voix dans le cadre de la consultation gouvernementale menée par le député Léo Bureau-Blouin pour le renouvellement de la politique jeunesse. Ces cinq groupes représentent les jeunes des deux plus grandes centrales syndicales du Québec, des deux plus grandes organisations étudiantes du Québec ainsi que des jeunes s’étant mobilisés et organisés depuis 1998 sur la question spécifique des clauses de disparité de traitement.

Rendu public aujourd’hui, leur mémoire conjoint cite des chiffres du ministère du Travail qui montrent que l’état de la situation est préoccupant. Ils demandent que le gouvernement et l’Assemblée nationale fassent le nécessaire pour que l’interdiction des clauses de disparité de traitement (clauses « orphelin »), en vigueur depuis janvier 2000, soit respectée alors que les efforts actuels donnent des résultats limités. De plus, ils dénoncent le flou juridique entourant les clauses de disparité de traitement dans les régimes complémentaires de retraite et les assurances collectives et demandent une modification de la Loi sur les normes du travail (LNT) pour interdire cette pratique. La situation actuelle donne, notamment, lieu à une transformation progressive des régimes à prestations déterminées (PD) vers des régimes à cotisations déterminées (CD), la plupart du temps au détriment des plus jeunes générations. « Les jeunes d’aujourd’hui ne veulent pas et ne doivent pas devenir les pauvres de demain », ont-ils réclamé en conférence de presse.

Le mémoire présenté trace un portrait préoccupant de la situation à partir des données du ministère du Travail :
Près de 80 000 personnes ont été touchées par cette pratique discriminatoire, soit près de 18 % des salariés couverts par des conventions collectives entre 2007 et 2012 (un échantillon partiel ciblé pour les besoins de l’étude) ;
Près d’un quart de ce groupe de salariés était touché par des clauses de disparité concernant leur salaire d’entrée ou les échelons salariaux ;
Un quart de ce groupe de salariés était touché par des clauses de disparité concernant les avantages sociaux tels que les régimes de retraite et les assurances collectives.

« Cette pratique a pour effet de diminuer les conditions de travail des derniers arrivés sur le marché du travail. C’est odieux dans le cas des avantages sociaux, car cela vient affaiblir la capacité des prochaines générations de préparer une retraite décente. Ces clauses constituent une injustice intergénérationnelle », ont déclaré les porte-parole des groupes jeunesse.

Concrètement, ces groupes demandent trois choses :
D’abord, que la future politique jeunesse du gouvernement du Québec fasse de l’équité intergénérationnelle en emploi un objectif national.

Ensuite, ils demandent au gouvernement d’intervenir pour faire respecter l’interdiction des clauses de disparité en vigueur depuis 2000, notamment en révisant le Plan d’action contre les disparités de traitement de la Commission des normes du travail.

Enfin, à l’heure où le Québec se préoccupe de l’avenir de ses régimes de retraite, ces groupes réclament une modification de la Loi sur les normes du travail (LNT) parce qu’elle est floue en ce qui concerne l’interdiction s’appliquant aux régimes de retraite. Ce flou juridique donne lieu à une transformation progressive des régimes à prestations déterminées (PD) vers des régimes à cotisations déterminées (CD), la plupart du temps au détriment des plus jeunes générations dont la sécurité financière à la retraite est loin d’être assurée.

D’ailleurs, bien que le rapport du comité d’experts présidé par Alban D’Amours Innover pour pérenniser le système de retraite place l’équité intergénérationnelle au cœur de son texte, les groupes ont été déçus de constater qu’il n’aborde pas la question de la légalité des clauses de disparité de traitement sur les régimes complémentaires de retraite.

Les cinq groupes jeunes constatent également un recul sur le plan des assurances collectives. Par exemple, de nouveaux employés obtiennent une couverture d’assurance de santé moins généreuse que les anciens employés ou, dans d’autres cas, assument une part plus importante de la facture.

Le gouvernement du Québec et les parlementaires ne peuvent rester muets à ce sujet dans le cadre du renouvellement de la politique québécoise de la jeunesse.

« Si le projet de politique jeunesse présenté par le gouvernement ne mentionne même pas le problème, ce silence équivaudra à une sorte de caution », avertissent les porte-parole des groupes. « L’équité intergénérationnelle en emploi est un principe important que la future politique jeunesse du gouvernement du Québec devra réaffirmer avec force dans un contexte où cette équité est fortement compromise », ont-ils précisé.

Les groupes signataires de ce mémoire sont disposés à discuter de ce portrait avec la ministre du Travail, Agnès Maltais, ainsi qu’avec Léo Bureau-Blouin. Ils souhaitent également discuter des caractéristiques des différentes solutions à envisager. De plus, les ailes jeunesse des partis politiques représentés à l’Assemblée nationale ont été contactées afin de leur faire part de cette préoccupation. D’ailleurs, certains des groupes signataires seront présents au Conseil national du Parti Québécois, qui commence ce soir, afin de s’assurer que cette préoccupation trouve un écho auprès des délégués et déléguées du parti au pouvoir.

Liste des porte-parole :
– Alain Querry, Comité des jeunes de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (CJ-FTQ)
– Alexandre Roy, Comité national des jeunes de la Confédération des syndicats nationaux (CNJ-CSN)
– Éliane Laberge, présidente, Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ)
– Tierry Morel-Laforce, vice-président exécutif, Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ)
– Éloi Lafontaine-Beaumier, président, Force Jeunesse (FJ)

Liste des groupes signataires du mémoire :

Comité des jeunes de la FTQ
Le comité des jeunes de la FTQ a pour mandat de conseiller la FTQ sur les questions touchant la jeunesse, notamment en matière de promotion du syndicalisme, de formation syndicale, d’information, de recrutement, de santé et de sécurité et des conditions de vie des jeunes.

Comité national des jeunes CSN
Le Comité national des jeunes CSN a pour mandat principal de conseiller la CSN sur l’ensemble des questions pouvant toucher de près ou de loin les conditions de vie et de travail des jeunes, qu’ils soient syndiqués ou non. Il se fait également l’ambassadeur de la CSN auprès des jeunes dans la société québécoise.

FECQ
La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) regroupe 21 associations étudiantes représentant plus de 70 000 étudiants. Depuis 23 ans, elle défend les droits et intérêts des étudiants, notamment auprès des gouvernements, des intervenants du domaine de l’éducation et des intervenants de la société civile.

FEUQ
La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) regroupe 13 associations membres et plus de 125 000 étudiants membres. Créée suite au dégel des frais de scolarité de 1989, elle a pour principal mandat de défendre les droits et intérêts des étudiants, notamment auprès des gouvernements, des intervenants du domaine de l’éducation et des intervenants de la société civile.

Force Jeunesse
Fondé en 1998, Force Jeunesse est un regroupement de jeunes travailleurs qui œuvre à la défense et à l’amélioration des conditions de travail des jeunes travailleurs, des perspectives d’emploi de la relève et de l’équité intergénérationnelle dans les politiques publiques.


Suite au rapport D'Amours: Force Jeunesse veut connaître les intentions du gouvernement

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03.10.2013

FORCE JEUNESSE

Suite au rapport D'Amours: Force Jeunesse veut connaître les intentions du gouvernement

La Commission des finances publiques déposait hier son rapport faisant suite aux consultations sur le Rapport D’Amours quant à l’avenir des régimes de retraite. À la lecture de ce rapport, Force Jeunesse ne peut que faire part de sa surprise. « Alors que l’ensemble des acteurs consultés s’entend pour dire qu’il y a urgence d’agir, la Commission évite la prise de décision et continue de « pelleter par en avant » des problèmes qu’il est déjà impératif de régler. Aucune solution n’est priorisée, aucun échéancier de travail n’est présenté. Pourtant, seule une directive ferme de l’État permettrait de dénouer l’impasse actuelle » s’étonne Eloi Lafontaine Beaumier, président de Force Jeunesse.

Face aux nombreux défis auxquels est confronté le système de retraite québécois, et particulièrement le secteur des régimes complémentaires de retraite à prestations déterminées, l’État se doit de mettre en place des mesures concrètes. « Le gouvernement a une responsabilité à l’égard des générations futures et la direction actuelle du système de retraite entraînera inévitablement une diminution de la sécurité financière des futurs retraités, ainsi qu’une dégradation de la santé financière des régimes actuels » renchérit Eloi Lafontaine Beaumier. Comme le concluait Alban D’Amours lors de son allocution devant la Commission, « Le statu quo n’est pas une option ». Force Jeunesse exhorte donc le gouvernement à faire preuve de leadership et à indiquer clairement et promptement les actions qu’il entend entreprendre, et à mettre en place ces mesures dès l’automne.

Force Jeunesse réitère par ailleurs ses recommandations pour faire du système de retraite québécois un système en santé, équitable et assurant une réelle sécurité financière aux futurs retraités. Premièrement, une révision de la gouvernance des régimes complémentaires de retraite s’impose, notamment par le biais d’un meilleur partage des risques associés aux déficits de ces régimes. En second lieu, il importe de renforcer la couverture publique actuelle, que ce soit par la création d’une rente longévité ou par la pleine capitalisation de toute amélioration future qui serait apportée au RRQ. Enfin, Force Jeunesse propose d’accroître la couverture de retraite des Québécois en favorisant la création de régimes sectoriels à prestation déterminée.


Force Jeunesse en action

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10.09.2013

FORCE JEUNESSE

Force Jeunesse en action

Force Jeunesse agit concrètement en revendiquant des mesures qui améliorent la situation économique et sociale des jeunes, ainsi que la santé des finances publiques et de la démocratie québécoises.

Ainsi, l’action de Force jeunesse se décline autour de deux axes principaux.

1. Les jeunes travailleurs et le marché de l’emploi

  • Les clauses de disparité de traitement, dites clauses « orphelin »
  • Le travail atypique, qui a trop souvent comme conséquence la précarisation des conditions de travail des jeunes
  • La conciliation travail-famille est au coeur des préoccupation de la relève

2. Les politiques publiques, la gouvernance et l’équité intergénérationnelle

  • Évaluer les impacts des décisions du gouvernement sur les jeunes est une chose ; rendre publiques ces évaluations en est une autre. Le dossier des clauses d’impact jeunesse prend tout son sens à la lumière de l’équité intergénérationnelle et de la gouvernance.
  • La saine gestion des finances publiques est le meilleur moyen d’assurer l’équité intergénérationnelle
  • Dans le contexte de choc démographique, il est aussi crucial de garantir les revenus de retraites des travailleurs et la perénnité du Régime de rentes du Québec

La participation des jeunes sur les instances décisionnelles est donc fondamentale !


Clauses « orphelines »

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30.06.2013

FORCE JEUNESSE

Clauses « orphelines »

Depuis sa création, Force Jeunesse appuie les jeunes victimes de clauses « orphelin » tout en dénonçant cette pratique discriminatoire qui afflige les conditions d’emploi des nouveaux travailleurs.

La Commission des droits de la personne du Québec définit une clause orphelin comme étant :

« Toute clause discriminatoire basée sur la date d’embauche qui a pour effet de ne plus fonder la politique salariale sur des critères communs à l’ensemble du personnel. »

Le ministère du Travail du Québec propose une définition complémentaire.

« Les clauses « orphelin », décrites par le secteur de la recherche du ministère du Travail lors de travaux publiés au cours des deux dernières décennies, correspondent au départ, dans une convention, à une rémunération à double ou à multiples paliers. Ce vocable ou cette brève description s’applique dans le cadre d’une convention établissant deux ou plusieurs échelles de salaires distinctes pour un même emploi, et ce, en fonction de la date d’entrée en service chez un employeur. »

Grâce à un travail soutenu et solidaire, une loi interdit désormais certaines formes de clauses « orphelin » au Québec. Force jeunesse s’assure, par un travail continu de veille et de suivi, que les dispositions de cette loi sont appliquées.

Est-ce que qu’un employé vaut moins parce qu’il est plus jeunes ? La question se pose, puisque beaucoup de luttes reste à faire, notamment dans la fonction publique et dans le milieu journalistique.

C’est pourquoi Force Jeunesse supporte les démarches de jeunes qui s’oppose à ce que leurs droits fondamentaux soient bafoués. Dans cet esprit, le regroupement a levé le drapeau rouge et déposé officiellement une plainte auprès de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, en octobre 2010.


Clauses d'impact jeunesse

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30.06.2013

FORCE JEUNESSE

Clauses d'impact jeunesse

Pour prendre des décisions, qu’il s’agisse de décrets gouvernementaux, de règlement ou de projets de loi, le Conseil des ministres du Québec se base sur un document de travail appelé mémoire. En adoptant sa toute première politique jeunesse en 2001 (aujourd’hui appelée Stratégie d’action jeunesse), le gouvernement a aussi décidé d’introduire une « clauses d’impact jeunesse » dans les mémoires présentés au Conseil des ministres.

Selon le texte de la politique de la jeunesse, « … cette section indiquera si les mesures proposées ont des incidences sur la jeunesse, présente et à venir ».

Suite à l’adoption de la politique de la jeunesse, une nouvelle section a donc été ajoutée aux mémoires présentés au Conseil des ministres, comme le précise un document du Ministère du Conseil exécutif :

Implications sur les jeunes :

Le mémoire doit, lorsque les mesures proposées ont des impacts importants sur les jeunes, faire état de ces impacts.

Pour Force Jeunesse, toutes les décisions du gouvernement ont des impacts importants sur les jeunes ! Les budgets du Québec, les négociations de conventions collectives dans le secteur publiques, le financement de la recherche, les frais de scolarité, la politique environnementale, les investissement dans le transport en commun, ne sont que quelques exemples parmi des centaines.

Or, les clauses d’impacts jeunesse ne sont que très rarement rendues publiques. Comment assurer l’équité intergénérationnelle ? Comment avoir un dialogue ouvert et un nécessaire débat sur les finances publiques et le rôle de l’État ?

Dans un contexte où la jeunesse n’a plus de Conseil permanent de la jeunesse pour effectuer une évaluation des politiques publiques, le dévoilement de ces clauses est plus que jamais essentiel.