Budget 2020 : Un budget vert qui laisse planer du rouge

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10.03.2020

BUDGET 2020

Un budget vert qui laisse planer du rouge

Force Jeunesse se réjouit que le gouvernement du Québec place l’environnement au cœur de son exercice budgétaire. De plus, Force Jeunesse félicite le gouvernement pour ses investissements d’ici 2024-2025 qui bénéficieront aux jeunes travailleuses et travailleurs, tels que:

  • 27 millions pour bonifier la Stratégie action jeunesse ;
  • 261 millions en santé mentale ;
  • 176 millions pour les victimes d’agressions sexuelles et de violence conjugale.
  • 850 millions pour financer les programmes existants de transport en commun.
  • Une croissance des dépenses de 4,5% en éducation.

Par contre, Force Jeunesse, qui milite depuis plus de 20 ans pour l’équité intergénérationnelle, est préoccupé par l’absence de réflexion sur l’impact du vieillissement de population sur le financement du système de santé à long terme.

Un pas dans la bonne direction en environnement et en infrastructures

Force Jeunesse salue les investissements en environnement d’environ 2,6 milliards supplémentaires sur 5 ans. Par ailleurs, les dépenses du ministère de l’Environnement augmentent de 28,5%. Toutefois, le prix du carbone fixé par le marché demeure trop bas pour financer adéquatement la transition énergétique. Force Jeunesse considère que le gouvernement doit réfléchir à des mesures fiscales additionnelles pour lui permettre de respecter les objectifs stipulés par l’accord de Paris.

Les investissements additionnels de 15 milliards sur 10 ans en infrastructures permettront de résorber le déficit de maintien d’actifs publics. De ce montant, plus de 3,3 milliards sont alloués au financement d’infrastructures de transport en commun, une mesure que Force Jeunesse appuie, bien qu’il s’agisse d’un montant moindre que ce qui est investi en transport routier.

L’éléphant dans la pièce : le vieillissement de la population et les coûts de la santé

Force Jeunesse note les mesures que le gouvernement du Québec implante pour faire face au vieillissement de la population, notamment en finançant les services de maintien à domicile aux aînés (384 millions sur 5 ans). Toutefois, Force Jeunesse regrette l’absence de réflexion sur le financement à long terme du réseau de la santé. Encore une fois cette année, les dépenses en santé augmentent plus rapidement (5,3%) que la croissance du PIB. La croissance des coûts du système de santé risque de plomber les finances publiques du Québec. Force Jeunesse réitère l’importance de s’attaquer dès maintenant à ce problème dans une optique intergénérationnelle, en épargnant les sommes nécessaires pour faire face à la hausse future des couts de la santé.

Force Jeunesse soutient que le Fonds des générations devrait être utilisé pour épargner en prévision de l’augmentation des dépenses en santé. Elle est d’ailleurs soulagée de constater que le gouvernement réitère sa volonté de poursuivre les versements au Fonds lors des prochaines années.

Citations : 

« Force Jeunesse se réjouit de constater que le gouvernement investit des montants substantiels en environnement et en infrastructures publiques. Il s’agit d’un bon premier pas pour favoriser la transition énergétique, mais il importe d’investir davantage dans les transports en commun et d’augmenter la tarification du carbone. »

« La jeunesse est préoccupée par l’absence de réflexion sur l’avenir du financement de la santé. Les dépenses de santé risquent de représenter plus des deux tiers des dépenses de programmes du gouvernement d’ici trente ans, ce qui serait insoutenable. Agir dès maintenant pour prévenir ce problème est primordial si l’on souhaite que les générations futures puissent bénéficier d’une couverture de soins équivalente à celle des générations précédentes.»

— Daye Diallo, président de Force Jeunesse.


Un budget qui aide les jeunes d'aujourd'hui, mais qui devrait aborder davantage les problèmes de demain

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11.04.2019

BUDGET FÉDÉRAL 2019-2020

Un budget qui aide les jeunes d'aujourd'hui, mais qui devrait aborder davantage les problèmes de demain

Force Jeunesse se réjouit de constater que le gouvernement fédéral place au cœur de son exercice budgétaire des mesures pour faciliter l’accès à la propriété pour les jeunes et pour améliorer l’adéquation de la formation avec le marché du travail. L’organisme qui milite depuis près de 20 ans pour l’équité intergénérationnelle dans les politiques publiques s’inquiète toutefois de constater qu’aucune stratégie ne semble être mise de l’avant pour aider les provinces à faire face à la croissance importante des dépenses en santé entraînée par le vieillissement de la population.

Des mesures positives pour accéder à la propriété et pour favoriser l’emploi des jeunes

Force Jeunesse salue la mise en place de plusieurs mesures qui aideront les jeunes à accéder à la propriété et à occuper un logement plus abordable. Nous soulignons la subvention des paiements hypothécaires, une bonification du Régime d’accession à la propriété et un investissement de 10 milliards sur 9 ans pour favoriser la construction de logements locatifs. Les défis par rapport à l’accès au logement et à la propriété demeurent particulièrement importants pour les jeunes, mais les mesures contenues dans le budget 2019 représentent un pas dans la bonne direction.

Nous soulignons aussi l’élargissement du Programme de stage pratique aux étudiants en sciences humaines, sociales et en arts (investissement d’environ 800 millions sur 5 ans)  ainsi que la création d’environ 40 000 nouveaux stages subventionnés en partenariat avec des entreprises. Force Jeunesse appuie également l’élargissement de Service jeunesse Canada pour soutenir le bénévolat chez les jeunes (315 millions sur 5 ans) et la mise en place de la Stratégie d’emploi jeunesse.

Des enjeux négligés : le financement de la santé et des retraites à long terme

Bien que le gouvernement effectue des investissements importants en santé mentale et lance des consultations pour implanter un régime canadien d’assurance médicament, Force Jeunesse s’inquiète de l’absence de réflexion quant à la pérennité du système de santé dans un contexte de vieillissement de la population. À long terme, la formule d’indexation actuelle des transferts fédéraux en santé crée un désengagement graduel du gouvernement fédéral dans les soins de santé, alors que les coûts des systèmes de santé représentent une part grandissante des budgets des provinces.

Alors que Force Jeunesse reconnaît les investissements importants réalisés dans le budget 2019 pour augmenter les revenus des ainés toujours actifs sur le marché du travail, nous déplorons que le gouvernement ne s’attaque pas à la soutenabilité à long terme de la Sécurité de la vieillesse et du Supplément de revenu garanti. Ces politiques sont indexées au niveau de l’inflation, plutôt qu’à celui, plus élevé, de la croissance des salaires. À long terme, elles joueront un rôle de moins en moins important dans le niveau de remplacement de revenu à la retraite.

Il est crucial que le gouvernement du Canada agisse dès aujourd’hui pour garantir le financement à long terme des régimes de retraite et des soins de santé pour s’assurer de préserver l’équité intergénérationnelle.

Citation : 
« Force Jeunesse se réjouit de constater que le gouvernement mette en place de nouvelles mesures pour favoriser l’accès à la propriété et investisse massivement pour améliorer l’adéquation des compétences des jeunes avec le marché du travail. Nous tenons toutefois à souligner que le gouvernement fédéral doit contribuer davantage au financement du système de santé en augmentant ses transferts aux provinces. Autrement, à court terme, les coûts des soins de santé risquent de limiter la capacité des provinces à investir dans des politiques publiques cruciales pour les jeunes. » 
— Daye Diallo, président de Force Jeunesse


Piger dans le Fonds des générations, pas si « prudent »!

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03.12.2018

ÉQUITÉ INTERGÉNÉRATIONNELLE

Piger dans le Fonds des générations, pas si « prudent »!

Dans le cadre du premier énoncé économique du gouvernement de la CAQ, le ministre des Finances, Éric Girard, entend puiser la somme importante de 8 milliards de dollars du Fonds des générations afin de rembourser une partie de la dette du Québec au nom de la « prudence ». Cette somme s’ajoute aux 2 milliards déjà versés en début d’année par le précédent gouvernement libéral.

Bien qu’une telle décision apparaisse prudente en situation d’incertitude économique, une recherche récente effectuée par la Chaire en fiscalité et en finances publiques de l’Université de Sherbrooke démontre qu’un décaissement immédiat du Fonds des générations serait moins avantageux à long terme. Même si une crise financière frappe dans les prochaines années, la dette publique du Québec serait moins élevée à l’horizon 2025-2026 si le gouvernement conservait le Fonds des générations intact plutôt que d’en décaisser une partie pour rembourser la dette publique immédiatement. Puiser 10 milliards du Fonds des générations revient à vider ce dernier qui est actuellement capitalisé à un peu plus de 13 milliards de dollars.

Selon Force Jeunesse, à long terme, le Fonds des Générations demeure le meilleur outil à la portée du gouvernement du Québec pour s’assurer de diminuer la dette publique en vue d’assurer l’équité intergénérationnelle. En effet, à l’heure actuelle, les montants investis dans les Fonds génèrent des rendements qui sont plus élevés que les intérêts sur le service de la dette.

Comme les agences de notation considèrent les montants investis dans le Fonds comme l’équivalent d’un remboursement de dette, il s’agit donc clairement du moyen le plus efficace pour rembourser la dette publique dans un contexte où les taux d’intérêt sur cette même dette sont faibles.

Constats :

  • Force Jeunesse a contribué à la création du Fonds des Générations en 2006 et a toujours soutenu le principe d’équité intergénérationnelle qui guide l’action du Fonds;
  • Le Fonds des Générations, à long terme, est l’outil le plus efficace de remboursement de la dette publique et de promotion de l’équité intergénérationnelle;
  • Le rendement annuel du Fonds des générations est supérieur au coût d’emprunt du gouvernement du Québec. Il est donc, actuellement, plus payant pour le gouvernement du Québec d’investir dans le Fonds pour accumuler des intérêts que de rembourser directement la dette;
  • En puisant 10 milliards de dollars dans le Fonds des générations, le gouvernement du Québec perdra un milliard de dollars en rendement sur quatre ans, ce qui dépasse largement les économies de 408 millions de dollars en intérêts sur la dette;
  • La dette publique du Québec serait moins élevée en 2025-2026 si le gouvernement conservait le Fonds des générations intact que s’il décaissait immédiatement des sommes;
  • Le gouvernement élimine au passage la provision de prudence de 150 millions de dollars sur le service de la dette, fragilisant ainsi notre capacité à payer les intérêts sur la dette en cas de fluctuation négative des marchés financiers.

À PROPOS DE FORCE JEUNESSE

Fondé en 1998, Force Jeunesse est un regroupement de jeunes travailleurs qui œuvre à la défense et à l’amélioration des conditions de travail des jeunes travailleurs, des perspectives d’emploi de la relève et de l’équité intergénérationnelle dans les politiques publiques.


Force Jeunesse au lancement du groupe de travail sur l'économie collaborative

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09.02.2018

Force Jeunesse au lancement du groupe de travail sur l'économie collaborative

Le 9 février dernier, Force Jeunesse était à la conférence de presse du lancement du groupe de travail sur l’économie collaborative ce matin en compagnie de la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Dominique Anglade.

Ce groupe de travail composé de Guillaume Lavoie, chargé de cours à l’École nationale d’administration publique, de Christine Fréchette, présidente-directrice générale de la Chambre de commerce de l’Est de Montréal et de Nolywé Delannon, ancienne présidente de Force Jeunesse, se penchera notamment sur les impacts de ce nouveau modèle d’économie sur les jeunes travailleurs et les générations à venir.

Force Jeunesse suivra avec attention les consultations publiques et le rapport qui en découlera.  


Une bonification au système de retraite public bienvenue pour la jeunesse

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02.11.2017

PROJET DE LOI 149

Une bonification au système de retraite public bienvenue pour la jeunesse

Force Jeunesse se réjouit des mesures proposées par le gouvernement dans son projet de loi 149, Loi bonifiant le régime de rentes du Québec et modifiant diverses dispositions législatives en matière de retraite, présenté plus tôt aujourd’hui à l’Assemblée nationale, qui viendront bonifier de manière significative le Régime de rentes du Québec (RRQ).

« Nous sommes satisfaits de constater que les grands principes de responsabilité et de solidarité qui se doivent de guider nos politiques publiques, soit la pérennité du régime, l’équité entre les générations et la sécurité financière des prestataires ont été entendus »,  a mentionné Sophie Tremblay, présidente de Force Jeunesse.

En se ralliant à la position retenue par les autres provinces canadiennes et le gouvernement fédéral eu égard à la bonification du Régime de pensions du Canada, tel que l’avait revendiqué Force Jeunesse et plusieurs autres groupes de la société civile, le gouvernement du Québec garantit ainsi que toute la population québécoise pourra profiter de la modification apportée au RRQ.

« Il s’agit du meilleur investissement qu’il soit possible de faire pour les futures générations, dans un contexte où il devient de plus en plus difficile pour les jeunes de compter sur d’autres sources de revenus à la retraite, avec le déclin des régimes complémentaires de retraite et la montée du travail atypique. », a ajouté Sophie Tremblay.

Cette première bonification du RRQ depuis sa création en 1965 représente un gain important pour les jeunes qui font actuellement leur entrée sur le marché du travail, la classe moyenne et les personnes à faible revenu ou en situation d’emploi(s) atypique(s). Le Québec évite du même coup de faire bande à part du reste du Canada, ce qui aurait fait des travailleurs québécois les parents pauvres des régimes de retraite publics au pays.

Force Jeunesse salue par ailleurs la décision de capitaliser le régime supplémentaire, ce qui permettra d’en assurer la pérennité, dans un contexte où beaucoup de futurs retraités compteront sur le régime public comme principale source de revenus à la retraite.

« La réforme annoncée aujourd’hui engagera l’avenir des futures générations de retraités. Comme la bonification proposée produira uniquement ses pleins effets 40 ans après sa mise en place, les premières personnes qui bénéficieront pleinement du régime supplémentaire sont celles nées à partir des années 2000, et qui prendront leur retraite vers 2065. C’est donc dire que le RRQ bonifié est une mesure conçue pour la jeunesse d’aujourd’hui et de demain, qui contribuera à améliorer significativement le niveau de vie à la retraite des jeunes qui font présentement leur entrée sur le marché du travail.»,  a précisé la présidente de Force Jeunesse.


Budget provincial 2017-2018 : Force Jeunesse réagit au budget Leitao

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28.03.2017

BUDGET PROVINCIAL 2017-2018

Force Jeunesse réagit au budget Leitao

Force Jeunesse accueille favorablement le réinvestissement annoncé en éducation dans le budget du Québec, mais reçoit avec inquiétude l’annonce de baisses d’impôts récurrentes qui viendront amputer le portefeuille collectif des Québécois.e.s. Bien que l’organisme juge les réinvestissements timides en comparaison aux coupures des dernières années, il espère que le gouvernement continuera dans cette direction en utilisant la marge de manœuvre dégagée pour l’investir dans les services publics et s’assurer du contrôle de la dette à travers le Fonds des générations.

Pour Force Jeunesse, il était essentiel que le gouvernement donne aux écoles, collèges et universités les moyens nécessaires pour préparer la jeunesse aux défis de demain. Le réinvestissement annoncé est un pas dans la bonne direction, mais il aurait pu être beaucoup plus significatif si le gouvernement avait décidé d’en faire une réelle priorité plutôt que d’annoncer des baisses d’impôts symboliques et prématurées. Ainsi, les 3,4 milliards d’investissements en éducation sont étalés sur 5 ans, dont environ 300 millions pour cette année, ce qui est insuffisant pour répondre aux besoins du réseau.

De plus, pour Force Jeunesse, l’idée de consentir une baisse d’impôts récurrente de 1 milliard, qualifiée par le gouvernement de permanente puisqu’il projette de la renouveler sur 5 ans, est très prématurée. L’organisme estime qu’il est déraisonnable de prendre un tel engagement alors que le Québec est loin d’être à l’abri des soubresauts économiques. En effet, cet engagement s’appuie sur des prévisions optimistes sur la croissance économique des 5 prochaines années, ce sur quoi le gouvernement n’a pas de contrôle. « Québec vient de se dégager une marge de manœuvre, à coût élevé sur le plan social, et il se lance déjà dans des promesses de baisses d’impôts qui le conduisent à priver les générations futures des retombées de ces efforts. Les baisses d’impôts auront un impact très minime pour chacun des contribuables québécois. Par contre, elles viennent amputer directement et de manière permanente le portefeuille collectif de ceux-ci, quelques mois seulement après que le gouvernement ait dressé un portait inquiétant des finances publiques de la province », regrette Nolywé Delannon, présidente de Force Jeunesse.

Toutefois, l’organisme se réjouit que le gouvernement maintienne le cap sur ses investissements dans le Fonds des générations. Administré par la Caisse de dépôts et placements, cet outil est essentiel pour permettre au Québec de contrôler adéquatement sa dette et d’améliorer sa cote de crédit. C’est à long terme que ces efforts porteront leurs fruits en assurant au Québec des conditions favorables pour emprunter sur les marchés financiers et ainsi continuer à investir dans des projets collectifs structurants. « Nous sommes inquiets des critiques des différents groupes d’opposition sur la pertinence de continuer à investir dans le Fonds des générations alors que c’est un fort consensus social qui avait mené à sa création en 2006. Afin de protéger cet outil légitime, nous nous emploierons à en faire un état des lieux et à réfléchir aux éventuels changements qui pourraient être apportés à ses mécanismes de financement et de gouvernance. Dix ans après sa mise en place et compte tenu des sommes de plus en plus importantes qui y sont versées, c’est le moment opportun pour faire un tel bilan », insiste Mme Delannon.


Consultations sur le RRQ : Force Jeunesse présent un mémoire

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17.01.2017

Consultations sur le RRQ : Force Jeunesse présent un mémoire

En tant que regroupement de jeunes travailleurs œuvrant à la défense et à l’amélioration des conditions de travail de sa génération dans une perspective d’équité intergénérationnelle, Force Jeunesse s’est systématiquement retrouvée ces dernières années à exprimer l’unique voix jeune dans les commissions parlementaires portant sur la retraite.
Consciente de la responsabilité qui en découle et soucieuse de l’avenir des jeunes travailleurs dont elle défend les droits, mais également de celui des générations futures et des retraités à venir et actuels, Force Jeunesse estime que la bonification apportée au Régime de pensions du Canada (RPC) représente la meilleure des trois options soumises pour consultation par le gouvernement du Québec.

Consultez le mémoire ici.

Voyez la vidéo ici.


Clauses de disparité de traitement : les jeunes libéraux se prononcent massivement pour un resserrement de la loi

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13.08.2016

CONDITIONS DE TRAVAIL ET ÉQUITÉ INTERGÉNÉRATIONNELLE

Clauses de disparité de traitement : les jeunes libéraux se prononcent massivement pour un resserrement de la loi

Force Jeunesse désire saluer la position adoptée aujourd’hui lors du congrès de la Commission-Jeunesse du PLQ à l’effet d’interdire formellement toute forme de clauses de disparités de traitement, aussi appelées clauses orphelin, dans les lois du travail. Cette motion, appuyée par une très forte majorité de militants, lance un message clair au gouvernement du Québec qu’il est temps d’agir pour protéger les jeunes travailleurs qui se font offrir des conditions de travail moins avantageuses sur la simple base de leur date d’embauche.

Déjà en 2013, une vaste coalition formée des comités jeunes des syndicats, des associations étudiantes et de Force Jeunesse réclamait une clarification de la Loi sur les normes du travail, dont les dispositions actuelles laissent malgré tout encore place à diverses formes de discrimination envers les jeunes, notamment en permettant aux employeurs de leur offrir des régimes de retraite moins avantageux en fonction de leur date d’embauche. « La présence de telles clauses dans les conventions collectives et dans les contrats d’emploi va à l’encontre du consensus établi au Québec visant à éradiquer toute forme de discrimination fondée sur l’âge dans les milieux de travail. Avec l’appui de l’aile jeunesse de son parti, le gouvernement ne peut plus ignorer la nécessité de clarifier la loi adoptée en 2001 afin qu’elle protège adéquatement les travailleurs plus vulnérables et que son esprit soit véritablement respecté » a déclaré Me Sophie Tremblay, vice-présidente responsable du contenu à Force Jeunesse.

Lors du dépôt de sa politique québécoise de la jeunesse au printemps dernier, le gouvernement s’est dit ouvert à un changement législatif en ce sens. Force Jeunesse avait alors indiqué qu’il appuierait celui-ci s’il voulait réellement s’attaquer au problème des clauses de disparités de traitement. Le premier ministre a depuis précisé son intention d’agir sur la question, notamment par la création d’un comité consultatif sur les normes du travail, qui aura pour mandat de formuler des recommandations sur le sujet. « Nous sommes heureux de voir que le gouvernement du Québec a décidé d’inclure des représentants de la jeunesse dans sa réflexion sur les clauses orphelin, notamment en nommant la présidente de Force Jeunesse sur le comité consultatif en charge d’analyser la question. Nous espérons fortement que cette volonté se traduira par des actions concrètes et non seulement par des vœux pieux, la seule façon d’enrayer le phénomène étant de clarifier la loi pour empêcher toute forme de disparité de traitement fondée sur la date d’embauche dans les régimes de retraites et autres avantages sociaux » a conclu Me Tremblay.

Force Jeunesse continuera son travail de sensibilisation auprès des différents acteurs politiques et de la société civile au courant de l’automne.


Séminaire sur l'avenir de la retraite au Québec: Quel héritage laissera-t-on?

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06.01.2014

FORCE JEUNESSE

Séminaire sur l'avenir de la retraite au Québec: Quel héritage laissera-t-on?

Jeudi 23 janvier 2014, 9h à 16h30
Amphithéâtre Jean-Paul-Tardif, salle 1334, Pavillon La Laurentienne, Université Laval
Séminaire organisé par Force Jeunesse, l’IREC, et L’ARUC – Innovations, travail et emploi, avec le soutien financier de la faculté des sciences sociales de l’Université Laval.

HORAIRE
9 H 00 – Mot de bienvenue

9 H 15 – SESSION D’OUVERTURE
Agnès Maltais (Ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, du Travail, de la Condition féminine, de la région de Chaudières-Appalaches, de la région de la Capitale-Nationale).
À la suite du rapport du comité d’experts sur l’avenir du système de revenu de retraite au Québec (« comité D’Amours ») et du plan d’action du gouvernement, quels sont les développements législatifs possibles ? Selon quels principes ? Pour quelles finalités ?
Période de questions

10 H 00 – PAUSE SANTÉ

10 H 15 – ÈRE PARTIE : LES TRANSFORMATIONS DES RÉGIMES DE RETRAITE À PRESTATIONS DÉTERMINÉES
David Bousquet (Union des Municipalités du Québec)
Les régimes à prestations déterminées sont depuis quelques années en transformations. Selon quelles modalités ? Qui sont les acteurs de ces transformations ? Quelles sont les conséquences pour les nouveaux employés ?
Période de questions

11 H 15 – 2ÈME PARTIE : LES DISPARITÉS DE TRAITEMENT
Dalia Guesaldi-Fecteau et Michel Lizée (Université du Québec à Montréal)
L’évolution des régimes de retraite a conduit à la mise en place d’un nombre croissant de clauses de disparité de traitement. Celles-ci font en sorte que les personnes plus récemment embauchées n’auront pas droit aux mêmes prestations à l’issue de leur vie professionnelle, voire au même type de régime. Les transformations du marché du travail, qui se caractérise de plus en plus par la création d’emplois précaires, ainsi que certains changements apportés aux régimes complémentaires de retraite auront également un impact important sur la sécurité du revenu à la retraite des prochaines cohortes de travailleurs et travailleuses. Qui est susceptible d’être concerné par ces changements ? Quels sont les enjeux, notamment de nature économique et juridique, soulevés par ces transformations ?
Période de questions

12 H 30 – DÎNER

13 H 30 – 3ÈME PARTIE : LA RETRAITE DE DEMAIN : QUELLE PLACE POUR LES RÉGIMES PUBLICS ?
Georges Langis (Régie des rentes du Québec)
La préparation adéquate de la retraite ne peut se faire sans la présence de régimes publics forts, mais à condition de bien identifier les défis pour les générations à venir.
Période de questions

14 H 30 – PAUSE SANTÉ

14 H 45 – 4ÈME PARTIE : VERS DES RÉGIMES SECTORIELS ?
Nathalie Joncas (Confédération des syndicats nationaux)
De nombreuses organisations ont évoqué la possibilité de mettre en place des régimes sectoriels afin d’améliorer la couverture et la qualité des régimes de retraite. Comment définit-on un régime sectoriel ? Qui est couvert actuellement par ce type de régime ? Peut-on regrouper des régimes sur une base sectorielle ?

15 H 45 – 5ÈME PARTIE : SYNTHÈSE DE LA JOURNÉE

16H 30 – Mot de clôture
COCKTAIL dans l’Atrium

Places limitées à 90 personnes

RSVP à Isabelle.Couture@rlt.ulaval.ca

RENSEIGNEMENTS :
Monsieur Frédéric Hanin
418 656-2131, poste 15188
Frederic.Hanin@rlt.ulaval.ca
www.aruc.rlt.ulaval.ca


Force Jeunesse reçoit favorablement le plan de travail de la ministre du Travail Agnès Maltais sur la question des régimes de retraite

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13.12.2013

FORCE JEUNESSE

Force Jeunesse reçoit favorablement le plan de travail de la ministre du Travail Agnès Maltais sur la question des régimes de retraite

MONTRÉAL, le 13 déc. 2013 – L’organisme tient à saluer la place accordée aux jeunes dans le processus décisionnel. « En près de deux ans, Force Jeunesse est devenu un acteur incontournable dans le dossier des régimes de retraite et nous sommes heureux que le Gouvernement reconnaisse notre place au cœur du processus de décision », explique Eloi Lafontaine Beaumier, président de Force Jeunesse.

En proposant des travaux de restructuration des régimes à prestations déterminées existants, le gouvernement fait écho aux recommandations du rapport D’Amours, qu’appuie Force Jeunesse, à l’effet de renforcer et de pérenniser ces régimes. Si l’organisation se réjouit de voir le gouvernement mettre de l’avant le principe d’équité intergénérationnelle, il nous semble toutefois prématuré de limiter le partage des coûts des services futurs des régimes publics aux seuls employeurs et employés, en excluant de facto les bénéficiaires des rentes. Force Jeunesse souhaite en particulier que la problématique des clauses de disparités de traitement, ou « clauses orphelin », soit au cœur des travaux qui auront lieu dans les prochains mois. L’organisation rappelle que toute restructuration des régimes existants devra exclure l’utilisation de clauses de disparités de traitement, principe auquel les jeunes des deux principales centrales syndicales et les fédérations étudiantes nationales adhèrent également (http://goo.gl/C009aq).

Par ailleurs, Force jeunesse émet certaines réserves quant au processus devant mener au dépôt du deuxième projet de Loi prévu pour l’automne 2014. Conclure sur la mise en place d’une rente longévité ou sur la bonification de la rente de la RRQ est une lourde commande qui ne peut se faire en vase-clos, en se passant d’une réflexion plus large sur l’amélioration de l’épargne et de l’avenir du système de retraite québécois. « Nous reconnaissons l’importance de poser des actions rapides pour les régimes en difficulté et appuyons les efforts en ce sens. Cependant, nous avons une occasion sans précédent de questionner la place des différentes composantes du système de retraite telle que la répartition du degré de couverture des régimes publics et privés; nous ne pouvons manquer ce rendez-vous incontournable pour les futures générations », affirme Eloi Lafontaine Beaumier. Actuellement, le plan d’action est muet sur la place qui sera dévolue à une telle réflexion.

Enfin, Force Jeunesse rappelle qu’un des objectifs premiers du rapport du comité D’Amours était de contrer l’insuffisance de l’épargne et d’augmenter la proportion de Québécois ayant accès à un régime complémentaire de retraite. « Ce processus ne doit pas se réduire à une opération de sauvetage des régimes complémentaires de retraite existants, alors que plus de 60% des travailleurs du Québec ne bénéficient pas de tels régimes », soutient Eloi Lafontaine Beaumier. À cet égard, dans son mémoire déposé en commission parlementaire à l’automne dernier, Force Jeunesse proposait notamment des solutions afin d’étendre la couverture des futurs retraités via des régimes complémentaires sectoriels. Force Jeunesse espère que les travaux entourant le développement des deux projets de Loi ne perdront pas de vue cet objectif fondamental d’augmenter le nombre de Québécois qui participent à un régime de retraite complémentaire.

Force Jeunesse réitère son appui à la démarche proposée par le Gouvernement et confirme qu’il participera à l’exercice, tout en étant impatient de connaître les détails du plan d’action.