Des solutions à la crise du logement

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08.05.2021

LOGEMENT

Des solutions à la crise du logement

Simon Telles, président de Force Jeunesse, est l’auteur de cette lettre ouverte publiée le 8 mai 2021 dans Le Devoir au sujet du logement. Crise ou non, l’heure est aux solutions.

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Une autre semaine, une autre série de débats de sémantique et de batailles de données pour trancher si, oui ou non, nous traversons une crise du logement au Québec. Pourtant, pour moi, pour mon entourage et pour de nombreux jeunes québécois, les difficultés vécues quant à nos recherches immobilières semblent faire consensus. À la vitesse où les prix des loyers augmentent, nous n’avons plus le luxe de débattre sur l’ampleur du problème ; l’heure est aux solutions.

Maintenant que le télétravail est devenu la norme, il n’est plus simplement question d’avoir un toit au-dessus de nos têtes. Il est également question d’environnement de travail et de santé mentale, surtout chez les jeunes qui se retrouvent à passer de plus en plus de temps dans des logements de moins en moins abordables.

Pour éviter de nous retrouver dans des situations similaires à celles de Vancouver ou Toronto, nous devons agir aujourd’hui en trouvant des solutions audacieuses qui vont au-delà d’un registre des baux. Et pour cela, une collaboration entre les différents ordres gouvernementaux est absolument nécessaire.

Aide au logement

Un premier feu à éteindre est celui de l’accès à la location pour des milliers de jeunes qui ont hérité d’un marché, où, à Montréal par exemple, le prix moyen d’un logement est de 1 310 $.

Nous aurions collectivement intérêt à augmenter et à élargir l’accès au programme Allocation-Logement aux jeunes ménages à faible revenu sans enfants, auquel, à l’heure actuelle, seules les familles à faibles revenus et les personnes de plus de 50 ans sont admissibles. Il serait également possible d’augmenter l’aide reçue à travers le programme de supplément au loyer. Ces coups de pouce permettraient aux jeunes de faire baisser la part du loyer de leurs revenus, qui peut s’élever jusqu’à 70 % chez certains étudiants vivant à Montréal, tout en poursuivant leurs études ou en travaillant dans moins de précarité.

À moyen et long terme, il est indispensable de penser à des mécanismes pérennes qui assurent une augmentation du nombre de logements locatifs dans nos villes. En effet, la construction de logements sociaux, communautaires et privés permettrait de réduire la pression sur le marché de l’immobilier, tant pour la location que pour la vente, et ainsi de freiner la hausse des prix.

Mais pour y arriver, une action concertée des gouvernements municipaux, provinciaux et fédéraux est essentielle puisque présentement, les programmes de financement pour des projets de construction de logements sont maladroitement arrimés. C’est en travaillant ensemble pour offrir des options de financement cohérentes que les gouvernements auront le pouvoir d’augmenter l’offre de logements.

Le logement social communautaire représente également une option intéressante, mais est limité aux jeunes présentant des vulnérabilités particulières ou encore aux jeunes parents. Une offre plus grande de logements sociaux communautaires permettrait de soulager le marché locatif privé en diminuant la demande.

Se protéger de la spéculation

Enfin, il faut considérer des initiatives ambitieuses si l’on veut assurer une offre abordable et durable. Une de ces solutions serait notamment de créer des parcs immobiliers à l’abri des logiques spéculatives, ou encore des conditionnalités plus prescriptives rattachées aux subventions octroyées, comme la stratégie 20 / 20 / 20.

Crise du logement ou non, le marché de l’immobilier évolue et nos programmes et systèmes doivent se développer dans le même sens. Je suis de nature optimiste, et j’ai bon espoir que les solutions préconisées par nos gouvernements seront réfléchies en favorisant un dialogue avec les personnes directement touchées par les enjeux du logement. Une chose est certaine : les solutions existent, et c’est le moment d’agir pour les jeunes d’aujourd’hui et pour les générations futures.

Pour lire l’article intégral, cliquez ici.


Une relance jeune, verte et inclusive, mais les transferts en santé encore dans la salle d’attente

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20.04.2021

BUDGET FÉDÉRAL 2021-2022

Une relance jeune, verte et inclusive, mais les transferts en santé encore dans la salle d’attente

Montréal, le 19 avril 2021 – Force Jeunesse se réjouit de la place faite aux jeunes, notamment pour la communauté étudiante et pour les personnes issues de la diversité, dans le budget du Canada 2021-2022. Par ailleurs, l’organisation, qui milite depuis plus de 20 ans pour l’équité intergénérationnelle, félicite le gouvernement pour ses investissements dans des enjeux qui préoccupent la jeunesse, comme l’environnement et la santé mentale. Toutefois, l’absence d’augmentation des transferts en santé demeure inquiétante. 

Une relance qui fait place aux jeunes

Force Jeunesse accueille favorablement l’investissement de 5,7 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années pour aider les jeunes Canadiens et Canadiennes à poursuivre et à terminer leurs études ainsi qu’à entrer sur le marché du travail. Nous soulignons particulièrement les mesures d’allègement de la dette étudiante présentées dans ce budget, de même que la création de 215 000 nouvelles possibilités d’emplois et d’acquisition de compétences professionnelles, ainsi que le projet d’établir un salaire minimum fédéral de 15$ de l’heure. 

Des mesures holistiques pour la santé mentale, mais des transferts en santé toujours insuffisants

Pour 2021-2022, le montant du transfert canadien en matière de santé reste sensiblement le même que celui de l’année dernière, s’élevant à 47,1 milliards de dollars, incluant un supplément ponctuel. Malheureusement, ce montant va à l’encontre des demandes faites conjointement par les provinces d’augmenter ces transferts de 22 à 35 %. Nous déplorons en effet que le gouvernement fédéral n’ait pas décidé d’augmenter les transferts en santé cette année, puisqu’il s’agit d’une des façons concrètes d’assurer la pérennité du système de santé québécois. Il est d’ailleurs nécessaire qu’une réflexion d’envergure soit initiée pour réfléchir sur le long terme le financement des systèmes de santé des provinces.

Toutefois, nous nous réjouissons des 257 millions de dollars alloués à la santé mentale, dont 100 millions de dollars sur trois ans pour soutenir les interventions en santé mentale auprès des populations les plus gravement touchées par la COVID-19, y compris les jeunes. Nous saluons également la décision du gouvernement fédéral d’investir très largement dans des mesures visant à bonifier des facteurs sociaux et économiques qui ont des répercussions sur la santé mentale, comme l’emploi, l’éducation et l’inclusion sociale.

L’environnement au coeur de la relance fédérale

Force Jeunesse se réjouit de constater qu’une des plus grandes préoccupations de la jeunesse, la lutte contre le réchauffement climatique, a une place importante dans le budget fédéral 2021-2022, avec notamment les investissements suivants:

  • 5 milliards de dollars sur sept ans pour des projets qui contribueront à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans tous les secteurs de l’économie canadienne;
  • 1 milliard pour des projets de technologies propres;
  • Réduire de 50 % les taux d’imposition générale des sociétés et des petites entreprises qui fabriquent des technologies à zéro émission;
  • L’émission des obligations vertes fédérales, avec une cible d’émission de 5 milliards de dollars pour 2021-2022, assujettie aux conditions du marché. Il s’agit de la première émission d’obligations vertes au Canada.

Une dette acceptable

Si la dette du gouvernement fédéral semble élevée au premier abord, celle-ci n’atteint que 51,2% du PIB, et ce, malgré le contexte actuel exceptionnel généré par la crise sanitaire. Nous tenons d’ailleurs à saluer l’élaboration d’une stratégie de la gestion de la dette et l’effort du gouvernement fédéral d’analyser l’incidence intergénérationnelle des mesures proposées dans ce budget.

 

Citation 

« Avec ce budget, le gouvernement fédéral répond à des enjeux qui sont chers aux jeunes, tels que l’environnement et la santé mentale. Toutefois, nous nous inquiétons de l’absence d’augmentation des transferts en santé qui permettraient de contribuer à la pérennisation des systèmes de soins des provinces. À cet effet, le fardeau fiscal doit être réparti intelligemment entre les générations et le financement de la santé n’en fait pas exception. »

  • Simon Telles, président de Force Jeunesse

 

À propos de Force Jeunesse 

Créé en 1998, Force Jeunesse est un regroupement de jeunes travailleurs visant la défense et l’amélioration des conditions de travail et des perspectives d’emploi de la relève dont les membres sont à la fois des associations et des individus. L’équité intergénérationnelle et une préoccupation pour l’avenir collectif de notre société sont au cœur des valeurs défendues par l’organisation. Pour en savoir plus, visitez forcejeunesse.qc.ca et suivez-nous sur Facebook, LinkedIn, Twitter et Instagram.

 

-30-

 

Contact : 

Claire Lauay
Directrice des opérations
Force Jeunesse
direction@forcejeunesse.qc.ca
514 384-8666

 

Source : Force Jeunesse


Opération relance : un premier pas pour la jeunesse dans un sentier dépourvu de vert

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25.03.2021

BUDGET PROVINCIAL 2021-2022

Opération relance : un premier pas pour la jeunesse dans un sentier dépourvu de vert

Montréal, le 25 mars 2021 – Force Jeunesse se réjouit de la place faite aux jeunes dans le budget du Québec 2021-2022. L’organisation, qui milite depuis plus de 20 ans pour l’équité intergénérationnelle, félicite le gouvernement pour ses investissements prévus d’ici 2024-2025 qui bénéficieront aux jeunes du marché du travail, tels que :
  • 50,9 millions de dollars pour assurer un financement stable des carrefours jeunesse-emploi;
  • 31,4 millions de dollars en 2022-2023 pour soutenir les jeunes qui ne sont ni aux études, ni en emploi, ni en formation dans leur intégration au marché du travail;
  • 14,1 millions de dollars pour bonifier le crédit d’impôt pour stage en milieu de travail.

Inclure les jeunes : un défi professionnel et social

Force Jeunesse applaudit la présence de mesures visant à favoriser l’insertion professionnelle des jeunes. Néanmoins, l’organisation encourage le gouvernement à entamer une réflexion de fond sur les obstacles auxquels sont confrontés les jeunes issus de la diversité sur le marché du travail.

La pandémie a également fait ressortir un enjeu de société qui touche particulièrement les 18-35 ans : la santé mentale. En ce sens, l’augmentation des investissements en santé mentale est une mesure prometteuse, mais Force Jeunesse s’inquiète de l’accessibilité à ces services, notamment pour les personnes sur le marché du travail.

Environnement : grand oublié du budget

Force Jeunesse déplore que l’enjeu environnemental soit délaissé cette année malgré l’importance qui lui était accordée dans le budget l’an dernier. Soulignons que l’environnement demeure une priorité pour notre génération qui subira les contrecoups de notre inaction.

Financement de la santé : il vaut mieux prévenir que guérir

Force Jeunesse salue les investissements du gouvernement en santé parmi les mesures annoncées pour la relance économique post-pandémie, mais s’inquiète de l’absence de réflexion sur le financement à long terme du système de santé du Québec. Les dépenses de santé représentent 43 % du budget total du Québec, et ce, excluant les mesures de soutien liées à la crise sanitaire. Sans vision précise de la gestion à long terme des dépenses de santé, il est évident qu’il sera excessivement difficile de maintenir la couverture actuelle de l’assurance maladie pour l’ensemble des générations, tout en préservant des finances publiques saines.

Nous appuyons la demande du gouvernement provincial d’augmenter à 35 % les transferts fédéraux en santé, mais réitérons, tel que présenté dans notre recherche, que ce n’est pas la seule solution pour assurer la pérennité du système de soins. Dès lors, il est primordial qu’une réflexion nationale sur le financement de la santé à long terme soit entamée dès maintenant.

Fonds des générations : se donner une marge de manœuvre

Force Jeunesse se réjouit que le gouvernement prolonge de deux ans l’atteinte à l’équilibre budgétaire. C’est d’ailleurs l’une des recommandations qui émane de notre recherche menée en janvier dernier pour actualiser notre position sur l’utilisation du Fonds.

L’organisation ainsi que la majorité des experts consultés auraient préféré que le versement pour l’année 2021-2022 soit suspendu, à titre temporaire et exceptionnel, dans l’optique de favoriser l’équité intergénérationnelle. Cela dit, Force Jeunesse est heureuse que le gouvernement se donne une marge de manœuvre pour répondre aux besoins actuels sans limiter les opportunités des générations futures.

Citation

« Il faut que la relance reflète les priorités des jeunes : qu’elle soit durable, inclusive et équitable pour l’ensemble des générations. Nous nous réjouissons des mesures budgétaires annoncées pour les jeunes, qui ont particulièrement été touchés au niveau des conditions de travail et de la santé mentale. Par contre, l’environnement s’illustre par son absence, au même titre qu’une stratégie concrète pour assurer la pérennité du système de santé. Il est important que la facture de la pandémie ne soit pas uniquement refilée aux prochaines générations. »

Simon Telles, président de Force Jeunesse.

Pour lire le mémoire prébudgétaire de Force Jeunesse, cliquez ici.

Pour voir notre communiqué intégral, cliquez ici.

À propos de Force Jeunesse

Créée en 1998, Force Jeunesse est une organisation non partisane regroupant 18 bénévoles issus de différents milieux professionnels qui défend les conditions de travail et les intérêts des 18-35 ans dans une perspective d’équité intergénérationnelle. Pour en savoir plus, visitez forcejeunesse.qc.ca et suivez-nous sur Facebook, LinkedIn, Twitter et Instagram.

Contact : Lauriane Déry, Vice-présidente responsable des communications, Force Jeunesse, communications@forcejeunesse.qc.ca, 514-554-3162

 


Budget 2020 : Un budget vert qui laisse planer du rouge

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10.03.2020

BUDGET 2020

Un budget vert qui laisse planer du rouge

Force Jeunesse se réjouit que le gouvernement du Québec place l’environnement au cœur de son exercice budgétaire. De plus, Force Jeunesse félicite le gouvernement pour ses investissements d’ici 2024-2025 qui bénéficieront aux jeunes travailleuses et travailleurs, tels que:

  • 27 millions pour bonifier la Stratégie action jeunesse ;
  • 261 millions en santé mentale ;
  • 176 millions pour les victimes d’agressions sexuelles et de violence conjugale.
  • 850 millions pour financer les programmes existants de transport en commun.
  • Une croissance des dépenses de 4,5% en éducation.

Par contre, Force Jeunesse, qui milite depuis plus de 20 ans pour l’équité intergénérationnelle, est préoccupé par l’absence de réflexion sur l’impact du vieillissement de population sur le financement du système de santé à long terme.

Un pas dans la bonne direction en environnement et en infrastructures

Force Jeunesse salue les investissements en environnement d’environ 2,6 milliards supplémentaires sur 5 ans. Par ailleurs, les dépenses du ministère de l’Environnement augmentent de 28,5%. Toutefois, le prix du carbone fixé par le marché demeure trop bas pour financer adéquatement la transition énergétique. Force Jeunesse considère que le gouvernement doit réfléchir à des mesures fiscales additionnelles pour lui permettre de respecter les objectifs stipulés par l’accord de Paris.

Les investissements additionnels de 15 milliards sur 10 ans en infrastructures permettront de résorber le déficit de maintien d’actifs publics. De ce montant, plus de 3,3 milliards sont alloués au financement d’infrastructures de transport en commun, une mesure que Force Jeunesse appuie, bien qu’il s’agisse d’un montant moindre que ce qui est investi en transport routier.

L’éléphant dans la pièce : le vieillissement de la population et les coûts de la santé

Force Jeunesse note les mesures que le gouvernement du Québec implante pour faire face au vieillissement de la population, notamment en finançant les services de maintien à domicile aux aînés (384 millions sur 5 ans). Toutefois, Force Jeunesse regrette l’absence de réflexion sur le financement à long terme du réseau de la santé. Encore une fois cette année, les dépenses en santé augmentent plus rapidement (5,3%) que la croissance du PIB. La croissance des coûts du système de santé risque de plomber les finances publiques du Québec. Force Jeunesse réitère l’importance de s’attaquer dès maintenant à ce problème dans une optique intergénérationnelle, en épargnant les sommes nécessaires pour faire face à la hausse future des couts de la santé.

Force Jeunesse soutient que le Fonds des générations devrait être utilisé pour épargner en prévision de l’augmentation des dépenses en santé. Elle est d’ailleurs soulagée de constater que le gouvernement réitère sa volonté de poursuivre les versements au Fonds lors des prochaines années.

Citations : 

« Force Jeunesse se réjouit de constater que le gouvernement investit des montants substantiels en environnement et en infrastructures publiques. Il s’agit d’un bon premier pas pour favoriser la transition énergétique, mais il importe d’investir davantage dans les transports en commun et d’augmenter la tarification du carbone. »

« La jeunesse est préoccupée par l’absence de réflexion sur l’avenir du financement de la santé. Les dépenses de santé risquent de représenter plus des deux tiers des dépenses de programmes du gouvernement d’ici trente ans, ce qui serait insoutenable. Agir dès maintenant pour prévenir ce problème est primordial si l’on souhaite que les générations futures puissent bénéficier d’une couverture de soins équivalente à celle des générations précédentes.»

— Daye Diallo, président de Force Jeunesse.


Un budget qui aide les jeunes d'aujourd'hui, mais qui devrait aborder davantage les problèmes de demain

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11.04.2019

BUDGET FÉDÉRAL 2019-2020

Un budget qui aide les jeunes d'aujourd'hui, mais qui devrait aborder davantage les problèmes de demain

Force Jeunesse se réjouit de constater que le gouvernement fédéral place au cœur de son exercice budgétaire des mesures pour faciliter l’accès à la propriété pour les jeunes et pour améliorer l’adéquation de la formation avec le marché du travail. L’organisme qui milite depuis près de 20 ans pour l’équité intergénérationnelle dans les politiques publiques s’inquiète toutefois de constater qu’aucune stratégie ne semble être mise de l’avant pour aider les provinces à faire face à la croissance importante des dépenses en santé entraînée par le vieillissement de la population.

Des mesures positives pour accéder à la propriété et pour favoriser l’emploi des jeunes

Force Jeunesse salue la mise en place de plusieurs mesures qui aideront les jeunes à accéder à la propriété et à occuper un logement plus abordable. Nous soulignons la subvention des paiements hypothécaires, une bonification du Régime d’accession à la propriété et un investissement de 10 milliards sur 9 ans pour favoriser la construction de logements locatifs. Les défis par rapport à l’accès au logement et à la propriété demeurent particulièrement importants pour les jeunes, mais les mesures contenues dans le budget 2019 représentent un pas dans la bonne direction.

Nous soulignons aussi l’élargissement du Programme de stage pratique aux étudiants en sciences humaines, sociales et en arts (investissement d’environ 800 millions sur 5 ans)  ainsi que la création d’environ 40 000 nouveaux stages subventionnés en partenariat avec des entreprises. Force Jeunesse appuie également l’élargissement de Service jeunesse Canada pour soutenir le bénévolat chez les jeunes (315 millions sur 5 ans) et la mise en place de la Stratégie d’emploi jeunesse.

Des enjeux négligés : le financement de la santé et des retraites à long terme

Bien que le gouvernement effectue des investissements importants en santé mentale et lance des consultations pour implanter un régime canadien d’assurance médicament, Force Jeunesse s’inquiète de l’absence de réflexion quant à la pérennité du système de santé dans un contexte de vieillissement de la population. À long terme, la formule d’indexation actuelle des transferts fédéraux en santé crée un désengagement graduel du gouvernement fédéral dans les soins de santé, alors que les coûts des systèmes de santé représentent une part grandissante des budgets des provinces.

Alors que Force Jeunesse reconnaît les investissements importants réalisés dans le budget 2019 pour augmenter les revenus des ainés toujours actifs sur le marché du travail, nous déplorons que le gouvernement ne s’attaque pas à la soutenabilité à long terme de la Sécurité de la vieillesse et du Supplément de revenu garanti. Ces politiques sont indexées au niveau de l’inflation, plutôt qu’à celui, plus élevé, de la croissance des salaires. À long terme, elles joueront un rôle de moins en moins important dans le niveau de remplacement de revenu à la retraite.

Il est crucial que le gouvernement du Canada agisse dès aujourd’hui pour garantir le financement à long terme des régimes de retraite et des soins de santé pour s’assurer de préserver l’équité intergénérationnelle.

Citation : 
« Force Jeunesse se réjouit de constater que le gouvernement mette en place de nouvelles mesures pour favoriser l’accès à la propriété et investisse massivement pour améliorer l’adéquation des compétences des jeunes avec le marché du travail. Nous tenons toutefois à souligner que le gouvernement fédéral doit contribuer davantage au financement du système de santé en augmentant ses transferts aux provinces. Autrement, à court terme, les coûts des soins de santé risquent de limiter la capacité des provinces à investir dans des politiques publiques cruciales pour les jeunes. » 
— Daye Diallo, président de Force Jeunesse


Piger dans le Fonds des générations, pas si « prudent »!

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03.12.2018

ÉQUITÉ INTERGÉNÉRATIONNELLE

Piger dans le Fonds des générations, pas si « prudent »!

Dans le cadre du premier énoncé économique du gouvernement de la CAQ, le ministre des Finances, Éric Girard, entend puiser la somme importante de 8 milliards de dollars du Fonds des générations afin de rembourser une partie de la dette du Québec au nom de la « prudence ». Cette somme s’ajoute aux 2 milliards déjà versés en début d’année par le précédent gouvernement libéral.

Bien qu’une telle décision apparaisse prudente en situation d’incertitude économique, une recherche récente effectuée par la Chaire en fiscalité et en finances publiques de l’Université de Sherbrooke démontre qu’un décaissement immédiat du Fonds des générations serait moins avantageux à long terme. Même si une crise financière frappe dans les prochaines années, la dette publique du Québec serait moins élevée à l’horizon 2025-2026 si le gouvernement conservait le Fonds des générations intact plutôt que d’en décaisser une partie pour rembourser la dette publique immédiatement. Puiser 10 milliards du Fonds des générations revient à vider ce dernier qui est actuellement capitalisé à un peu plus de 13 milliards de dollars.

Selon Force Jeunesse, à long terme, le Fonds des Générations demeure le meilleur outil à la portée du gouvernement du Québec pour s’assurer de diminuer la dette publique en vue d’assurer l’équité intergénérationnelle. En effet, à l’heure actuelle, les montants investis dans les Fonds génèrent des rendements qui sont plus élevés que les intérêts sur le service de la dette.

Comme les agences de notation considèrent les montants investis dans le Fonds comme l’équivalent d’un remboursement de dette, il s’agit donc clairement du moyen le plus efficace pour rembourser la dette publique dans un contexte où les taux d’intérêt sur cette même dette sont faibles.

Constats :

  • Force Jeunesse a contribué à la création du Fonds des Générations en 2006 et a toujours soutenu le principe d’équité intergénérationnelle qui guide l’action du Fonds;
  • Le Fonds des Générations, à long terme, est l’outil le plus efficace de remboursement de la dette publique et de promotion de l’équité intergénérationnelle;
  • Le rendement annuel du Fonds des générations est supérieur au coût d’emprunt du gouvernement du Québec. Il est donc, actuellement, plus payant pour le gouvernement du Québec d’investir dans le Fonds pour accumuler des intérêts que de rembourser directement la dette;
  • En puisant 10 milliards de dollars dans le Fonds des générations, le gouvernement du Québec perdra un milliard de dollars en rendement sur quatre ans, ce qui dépasse largement les économies de 408 millions de dollars en intérêts sur la dette;
  • La dette publique du Québec serait moins élevée en 2025-2026 si le gouvernement conservait le Fonds des générations intact que s’il décaissait immédiatement des sommes;
  • Le gouvernement élimine au passage la provision de prudence de 150 millions de dollars sur le service de la dette, fragilisant ainsi notre capacité à payer les intérêts sur la dette en cas de fluctuation négative des marchés financiers.

À PROPOS DE FORCE JEUNESSE

Fondé en 1998, Force Jeunesse est un regroupement de jeunes travailleurs qui œuvre à la défense et à l’amélioration des conditions de travail des jeunes travailleurs, des perspectives d’emploi de la relève et de l’équité intergénérationnelle dans les politiques publiques.


Force Jeunesse au lancement du groupe de travail sur l'économie collaborative

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09.02.2018

Force Jeunesse au lancement du groupe de travail sur l'économie collaborative

Le 9 février dernier, Force Jeunesse était à la conférence de presse du lancement du groupe de travail sur l’économie collaborative ce matin en compagnie de la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Dominique Anglade.

Ce groupe de travail composé de Guillaume Lavoie, chargé de cours à l’École nationale d’administration publique, de Christine Fréchette, présidente-directrice générale de la Chambre de commerce de l’Est de Montréal et de Nolywé Delannon, ancienne présidente de Force Jeunesse, se penchera notamment sur les impacts de ce nouveau modèle d’économie sur les jeunes travailleurs et les générations à venir.

Force Jeunesse suivra avec attention les consultations publiques et le rapport qui en découlera.  


Une bonification au système de retraite public bienvenue pour la jeunesse

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02.11.2017

PROJET DE LOI 149

Une bonification au système de retraite public bienvenue pour la jeunesse

Force Jeunesse se réjouit des mesures proposées par le gouvernement dans son projet de loi 149, Loi bonifiant le régime de rentes du Québec et modifiant diverses dispositions législatives en matière de retraite, présenté plus tôt aujourd’hui à l’Assemblée nationale, qui viendront bonifier de manière significative le Régime de rentes du Québec (RRQ).

« Nous sommes satisfaits de constater que les grands principes de responsabilité et de solidarité qui se doivent de guider nos politiques publiques, soit la pérennité du régime, l’équité entre les générations et la sécurité financière des prestataires ont été entendus »,  a mentionné Sophie Tremblay, présidente de Force Jeunesse.

En se ralliant à la position retenue par les autres provinces canadiennes et le gouvernement fédéral eu égard à la bonification du Régime de pensions du Canada, tel que l’avait revendiqué Force Jeunesse et plusieurs autres groupes de la société civile, le gouvernement du Québec garantit ainsi que toute la population québécoise pourra profiter de la modification apportée au RRQ.

« Il s’agit du meilleur investissement qu’il soit possible de faire pour les futures générations, dans un contexte où il devient de plus en plus difficile pour les jeunes de compter sur d’autres sources de revenus à la retraite, avec le déclin des régimes complémentaires de retraite et la montée du travail atypique. », a ajouté Sophie Tremblay.

Cette première bonification du RRQ depuis sa création en 1965 représente un gain important pour les jeunes qui font actuellement leur entrée sur le marché du travail, la classe moyenne et les personnes à faible revenu ou en situation d’emploi(s) atypique(s). Le Québec évite du même coup de faire bande à part du reste du Canada, ce qui aurait fait des travailleurs québécois les parents pauvres des régimes de retraite publics au pays.

Force Jeunesse salue par ailleurs la décision de capitaliser le régime supplémentaire, ce qui permettra d’en assurer la pérennité, dans un contexte où beaucoup de futurs retraités compteront sur le régime public comme principale source de revenus à la retraite.

« La réforme annoncée aujourd’hui engagera l’avenir des futures générations de retraités. Comme la bonification proposée produira uniquement ses pleins effets 40 ans après sa mise en place, les premières personnes qui bénéficieront pleinement du régime supplémentaire sont celles nées à partir des années 2000, et qui prendront leur retraite vers 2065. C’est donc dire que le RRQ bonifié est une mesure conçue pour la jeunesse d’aujourd’hui et de demain, qui contribuera à améliorer significativement le niveau de vie à la retraite des jeunes qui font présentement leur entrée sur le marché du travail.»,  a précisé la présidente de Force Jeunesse.


Budget provincial 2017-2018 : Force Jeunesse réagit au budget Leitao

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28.03.2017

BUDGET PROVINCIAL 2017-2018

Force Jeunesse réagit au budget Leitao

Force Jeunesse accueille favorablement le réinvestissement annoncé en éducation dans le budget du Québec, mais reçoit avec inquiétude l’annonce de baisses d’impôts récurrentes qui viendront amputer le portefeuille collectif des Québécois.e.s. Bien que l’organisme juge les réinvestissements timides en comparaison aux coupures des dernières années, il espère que le gouvernement continuera dans cette direction en utilisant la marge de manœuvre dégagée pour l’investir dans les services publics et s’assurer du contrôle de la dette à travers le Fonds des générations.

Pour Force Jeunesse, il était essentiel que le gouvernement donne aux écoles, collèges et universités les moyens nécessaires pour préparer la jeunesse aux défis de demain. Le réinvestissement annoncé est un pas dans la bonne direction, mais il aurait pu être beaucoup plus significatif si le gouvernement avait décidé d’en faire une réelle priorité plutôt que d’annoncer des baisses d’impôts symboliques et prématurées. Ainsi, les 3,4 milliards d’investissements en éducation sont étalés sur 5 ans, dont environ 300 millions pour cette année, ce qui est insuffisant pour répondre aux besoins du réseau.

De plus, pour Force Jeunesse, l’idée de consentir une baisse d’impôts récurrente de 1 milliard, qualifiée par le gouvernement de permanente puisqu’il projette de la renouveler sur 5 ans, est très prématurée. L’organisme estime qu’il est déraisonnable de prendre un tel engagement alors que le Québec est loin d’être à l’abri des soubresauts économiques. En effet, cet engagement s’appuie sur des prévisions optimistes sur la croissance économique des 5 prochaines années, ce sur quoi le gouvernement n’a pas de contrôle. « Québec vient de se dégager une marge de manœuvre, à coût élevé sur le plan social, et il se lance déjà dans des promesses de baisses d’impôts qui le conduisent à priver les générations futures des retombées de ces efforts. Les baisses d’impôts auront un impact très minime pour chacun des contribuables québécois. Par contre, elles viennent amputer directement et de manière permanente le portefeuille collectif de ceux-ci, quelques mois seulement après que le gouvernement ait dressé un portait inquiétant des finances publiques de la province », regrette Nolywé Delannon, présidente de Force Jeunesse.

Toutefois, l’organisme se réjouit que le gouvernement maintienne le cap sur ses investissements dans le Fonds des générations. Administré par la Caisse de dépôts et placements, cet outil est essentiel pour permettre au Québec de contrôler adéquatement sa dette et d’améliorer sa cote de crédit. C’est à long terme que ces efforts porteront leurs fruits en assurant au Québec des conditions favorables pour emprunter sur les marchés financiers et ainsi continuer à investir dans des projets collectifs structurants. « Nous sommes inquiets des critiques des différents groupes d’opposition sur la pertinence de continuer à investir dans le Fonds des générations alors que c’est un fort consensus social qui avait mené à sa création en 2006. Afin de protéger cet outil légitime, nous nous emploierons à en faire un état des lieux et à réfléchir aux éventuels changements qui pourraient être apportés à ses mécanismes de financement et de gouvernance. Dix ans après sa mise en place et compte tenu des sommes de plus en plus importantes qui y sont versées, c’est le moment opportun pour faire un tel bilan », insiste Mme Delannon.


Consultations sur le RRQ : Force Jeunesse présent un mémoire

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17.01.2017

Consultations sur le RRQ : Force Jeunesse présent un mémoire

En tant que regroupement de jeunes travailleurs œuvrant à la défense et à l’amélioration des conditions de travail de sa génération dans une perspective d’équité intergénérationnelle, Force Jeunesse s’est systématiquement retrouvée ces dernières années à exprimer l’unique voix jeune dans les commissions parlementaires portant sur la retraite.
Consciente de la responsabilité qui en découle et soucieuse de l’avenir des jeunes travailleurs dont elle défend les droits, mais également de celui des générations futures et des retraités à venir et actuels, Force Jeunesse estime que la bonification apportée au Régime de pensions du Canada (RPC) représente la meilleure des trois options soumises pour consultation par le gouvernement du Québec.

Consultez le mémoire ici.

Voyez la vidéo ici.