Budget du Canada 2024-2025 : Des investissements bienvenus pour la jeunesse, mais un plan insatisfaisant pour la soutenabilité budgétaire à long terme

PARTAGER L'ARTICLE

17.04.2024

FINANCES PUBLIQUES

Budget du Canada 2024-2025 : Des investissements bienvenus pour la jeunesse, mais un plan insatisfaisant pour la soutenabilité budgétaire à long terme

Ottawa, le 17 avril 2024 – Force Jeunesse salue les investissements du gouvernement fédéral dans la jeunesse avec le dépôt du budget 2024-2025. Les investissements notamment en matière de santé mentale, de stimulation de l’offre de logements, et en emploi permettent de donner plus d’opportunités aux 18-35 ans dans les années à venir. En l’absence d’un plan clair de réduction de la dette, le gouvernement fédéral devra toutefois demeurer prudent dans la soutenabilité budgétaire à long terme de ces nouvelles dépenses. 

 

Investissements en santé mentale

Le gouvernement fédéral annonce la création d’un fonds de 500 millions de dollars pour aider les organismes communautaires qui offrent des services de santé mentale chez les jeunes. Bien qu’il demeure beaucoup de questions sur la manière dont ce fond sera implanté, Force Jeunesse salue cette initiative. La pandémie a exacerbé des tendances inquiétantes quant à la santé psychologique des jeunes et les organismes sur le terrain peuvent supporter leurs besoins. Force Jeunesse rappelle toutefois qu’il vaut mieux prévenir que guérir, et que le développement d’un régime universel d’accès à la psychothérapie s’avère une solution qui répond plus durablement aux besoins criants. Au Québec seulement, l’inaction en matière de santé psychologique coûte 18 milliards de dollars par année. 

 

Action en matière de logements 

Le gouvernement fédéral poursuit ses efforts pour stimuler l’offre de logements au pays. Plus de 8,5 milliards de dollars en matière de logement seront investis dans les cinq prochaines années, avec l’objectif de construire près de 4 millions de logements à l’échelle du pays d’ici 2031. La stimulation de l’offre s’accompagne d’autres mesures législatives et incitatives pour mieux protéger les populations vulnérables, incluant une charte des droits des locataires. Force Jeunesse voit d’un bon œil ces investissements, mais appelle Québec et Ottawa à concerter leurs actions pour maximiser la construction de logements et éviter les délais.

 

Gestion de la dette publique

Malgré un déficit budgétaire moins important que prévu, Force Jeunesse appelle le gouvernement fédéral à faire preuve de prudence et de se doter d’un plan d’atteinte de l’équilibre budgétaire à long terme. Le service de la dette publique s’établira à 64 milliards de dollars annuellement vers 2028-2029, privant le gouvernement de sommes considérables pour financer ses missions et programmes. Le gouvernement fédéral doit conduire un exercice de soutenabilité de ses dépenses à long terme pour que ce budget de l’équité intergénérationnelle ne devienne pas un fardeau pour les générations futures. 

 

Autres faits saillants

  • Emploi : Force Jeunesse salue le renouvellement d’Emploi été Canada et de la Stratégie emploi et compétences jeunesse, pour un total de 351 millions de dollars sur deux ans. Alors que la participation des jeunes au marché du travail a fortement diminué dans la dernière année, ces investissements permettent de leur donner toutes les opportunités de développer leurs compétences. 

Investissements dans le programme canadien de prêts et bourses: Le gouvernement reconduit des investissements additionnels dans le régime canadien de prêts et bourses et appelle les provinces à éliminer les taux d’intérêt sur les prêts étudiants. Force Jeunesse rappelle son inquiétude de voir les taux d’intérêt à près de 8% pour les personnes diplômées du Québec.

Citation 

« Le budget fédéral met l’accent sur l’équité intergénérationnelle, et nous saluons les investissements en santé mentale et en logement pour adresser les enjeux les plus pressants pour la jeunesse. Cependant, le gouvernement du Canada doit proposer un plan de réduction de la dette publique à long terme, car il ne pourra pas toujours compter sur une forte croissance de l’économie pour payer ces nouvelles dépenses. Ces investissements ne doivent pas devenir un boulet pour les générations futures. »

Lauriane Déry, présidente, Force Jeunesse

À propos de Force Jeunesse 

Dans une perspective d’équité intergénérationnelle, Force Jeunesse défend les droits et les intérêts de la jeunesse du Québec dans l’élaboration des politiques publiques. De manière non partisane, Force Jeunesse fait la promotion de la place des jeunes dans les sphères décisionnelles, catalyse les forces du milieu de la jeunesse et crée des espaces d’échanges pour la relève.

-30-

Source : Force Jeunesse

Informations :
Simon Leblanc
438 870-3427
communications@forcejeunesse.qc.ca


Budget du Québec 2024-2025 : Le fardeau encore relégué aux prochaines générations

PARTAGER L'ARTICLE

13.03.2024

FINANCES PUBLIQUES

Budget du Québec 2024-2025 : Le fardeau encore relégué aux prochaines générations

Québec, le 13 mars 2024 – Force Jeunesse est hautement préoccupée par l’horizon financier qui se dessine pour les prochaines générations. Alors que l’organisation a mis en garde à maintes reprises le gouvernement quant à l’impact à long terme de ses choix fiscaux, le budget présenté hier est précaire et s’inscrit dans un contexte économique difficile. En effet, le Québec fait face depuis plusieurs années à des défis financiers majeurs en raison du vieillissement de la population et de la croissance des dépenses dans des secteurs névralgiques, comme la santé, l’éducation et le maintien des infrastructures publiques. Malheureusement, le gouvernement s’est privé de la marge de manœuvre nécessaire pour adresser ces défis.

 

Retour à l’équilibre budgétaire et Fonds des générations

Pour Force Jeunesse, un budget déficitaire et le report en 2029 de l’équilibre budgétaire n’est pas nécessairement problématique. Toutefois, le manque de prévisibilité des décisions prises au cours des dernières années vient amoindrir la marge de manœuvre disponible pour financer durablement les services publics. À défaut d’avoir adopté des mesures compensatoires, le déséquilibre entre la croissance des revenus et des dépenses va s’accentuer.

Force Jeunesse se réjouit cependant du versement additionnel de 400 millions $ au Fonds des générations pour l’exercice 2024-2025, provenant du Fonds d’information sur le territoire. 

La baisse d’impôts, financée à même le fonds des générations, ainsi que les chèques à 500$, ont fragilisé la soutenabilité des finances publiques québécoises, et l’impact à long terme de ces choix fiscaux n’a pas été évalué par le ministère des Finances. C’est pourquoi Force Jeunesse propose que le gouvernement conduise tous les 5 ans un exercice d’évaluation de l’équité intergénérationnelle dans son cadre budgétaire, pour s’assurer de donner les mêmes opportunités en services publics aux générations futures. Dans un contexte de vieillissement de la population, il est donc impératif d’amorcer une réflexion sur les impacts budgétaires, qui va au-delà la prochaine élection. Force Jeunesse suivra de près le plan du gouvernement pour atteindre l’équilibre budgétaire. 

 

Rémunération des stages 

Force Jeunesse joint sa voix à celles de l’Union étudiante du Québec (UEQ) et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) pour déplorer l’absence de nouvelles mesures pour rémunérer les personnes effectuant des stages dans le domaine public, alors que la pénurie de main-d’œuvre frappe toujours de plein fouet plusieurs secteurs névralgiques de la société. Ce budget aurait pu être une belle opportunité pour réduire la précarité des stagiaires qui font face également à la hausse du coût de la vie. Force Jeunesse appelle le gouvernement à rémunérer tous les stages où une prestation de travail est offerte, et ainsi donner suite aux deux motions adoptées à l’unanimité en mars et en octobre 2023 par l’Assemblée nationale. 

 

Accès aux soins de santé psychologique

Force Jeunesse déplore l’absence de mesures et de budget dédiés aux soins de psychothérapie pour les jeunes de 18 à 35 ans. Une attention particulière est portée aux jeunes en milieu scolaire, mais aucune mesure n’est annoncée pour soutenir les jeunes issus d’autres milieux. L’organisation rappelle que l’inaction en matière de santé psychologique coûte à la société québécoise plus de 18 milliards de dollars par année selon une étude qu’elle a développée en 2022. Force Jeunesse tient toutefois à souligner que l’une de ses recommandations issues de cette recherche a été retenue, à savoir l’implantation d’un mécanisme de répartition dans les établissements d’entrée vers des ressources de soutien spécialisé. Force Jeunesse poursuivra ses représentations auprès du ministre Lionel Carmant pour établir une couverture universelle aux soins de psychothérapie et favoriser l’accès aux services de soutien et de soins.   

 

Autres faits saillants

  • Logement : Force Jeunesse aurait souhaité voir davantage de nouvelles mesures pour stimuler l’offre de logements au Québec, alors que le taux d’inoccupation demeure particulièrement bas dans plusieurs régions. 
  • Plan d’action jeunesse : Force Jeunesse salue les investissements de 89 millions $ pour le plan d’action jeunesse 2024-2029, mais aurait souhaité une augmentation plus substantielle de l’enveloppe globale pour mieux répondre aux besoins criants des organisations jeunesse.
  • Plan québécois des infrastructures : Force Jeunesse salue l’augmentation progressive des enveloppes dédiées au maintien d’infrastructure, qui comptent maintenant pour 62% de l’ensemble du Plan québécois des infrastructures. Cependant, elle réitère l’importance de se doter de mécanismes plus robustes pour mieux planifier les coûts d’entretien des infrastructures sur toute leur durée de vie.

 

Citation 

« L’horizon financier qui se dessine pour les prochaines générations est hautement préoccupant. Force Jeunesse a mis en garde le gouvernement à plusieurs reprises quant à l’impact à long terme des chèques à 500 $ et de la baisse d’impôts, financée à même le Fonds des générations. Sans surprise, on en paie le prix aujourd’hui avec un cadre budgétaire précaire dans un contexte économique difficile. Tout indiquait il y a deux ans que des investissements majeurs seraient nécessaires en santé, en lutte aux changements climatiques et en logement, et le gouvernement a consciemment décidé de se priver de moyens pour adresser ces défis. Avec le vieillissement de la population et la croissance des dépenses à long terme, il est temps que le gouvernement se dote d’une vision claire pour assurer la pérennité de nos finances et des services publics. »

  • Lauriane Déry, présidente, Force Jeunesse

 

À propos de Force Jeunesse 

Dans une perspective d’équité intergénérationnelle, Force Jeunesse défend les droits et les intérêts de la jeunesse du Québec dans l’élaboration des politiques publiques. De manière non partisane, Force Jeunesse fait la promotion de la place des jeunes dans les sphères décisionnelles, catalyse les forces du milieu de la jeunesse et crée des espaces d’échanges pour la relève.

-30-

Source : Force Jeunesse

Informations :
Simon Leblanc
438 870-3427
communications@forcejeunesse.qc.ca


Devis de recherche : Taux d'intérêt sur les prêts étudiants

PARTAGER L'ARTICLE


01.17.2024

FORCE JEUNESSE

Devis de Recherche : Taux d'intérêts sur les prêts étudiants

Mise en contexte

Le 1er avril 2023, le gouvernement fédéral a choisi d’abolir les taux d’intérêt sur les prêts étudiants fédéraux. Au Québec, puisque les prêts étudiants sont entièrement gérés par le gouvernement provincial, un tel changement n’a pas été mis en place. Le gouvernement du Québec a plutôt choisi de bonifier l’aide aux études pour les étudiants. Depuis, cette décision du gouvernement Legault fut dénoncée par plusieurs diplômé.e.s récents et étudiant.e.s postsecondaire pour qui la hausse des taux d’intérêt augmente significativement les coûts associés au remboursement des prêts, et ce, malgré le crédit d’impôt sur les intérêts payés pour une dette d’études. 

En matière de gestion de la dette étudiante, il est important de rappeler que la Loi sur la faillite et l’insolvabilité (L.R.C. (1985), ch. B-3) prévoit des dispositions spécifiques vis-à-vis la libération des dettes étudiantes. En effet, actuellement, la Loi prévoit qu’une personne déclarant faillite ne peut se libérer de ses dettes étudiantes à moins qu’un tribunal, selon le cas et en respect de la loi, émette une ordonnance de non-application. Cela pouvant contribuer à l’insécurité et la précarité financière par certain.e.s diplômé.e.s. 

D’autre part, on note que l’offre de programmes d’aide au remboursement de prêts étudiants comprend également des particularités en fonction du gouvernement. Par exemple, le Québec propose un programme de remise de dette d’études et de remboursement différé alors que le gouvernement fédéral offre un programme d’aide au remboursement. Outre les prêts étudiants octroyés par les divers gouvernements, on observe aussi que le recours à des dettes privées ou de l’aide parentale pour financer les études sont à la hausse. Finalement, on note aussi une augmentation de l’apparition de programmes d’aide financière ciblée, notamment pour répondre à des besoins spécifiques de main-d’œuvre (ex. bourse Perspective Québec). 

C’est dans ce contexte que Force Jeunesse se questionne sur l’abolition permanente des taux d’intérêt sur les prêts étudiants. Plus particulièrement, nous nous demandons si l’abolition permanente des taux d’intérêt sur les prêts constitue la meilleure manière d’aider les étudiant.e.s ayant encouru une dette étudiante? Devrions-nous mettre des mesures complémentaires pour diminuer l’insécurité financière liée à la transition des études vers le marché du travail?  Devrions-nous modifier ou revoir les programmes d’aide au remboursement de prêts étudiants? Est-ce qu’il y a lieu de revoir les dispositions légales en ce qui concerne les dettes étudiantes et la faillite?

Finalement, de manière plus générale, dans une perspective où le monde du travail (changements climatiques et technologiques) évolue, et qu’on anticipe davantage d’aller-retour entre les études et le travail, devrions-nous repenser le système de financement des études postsecondaires?

Mandat

Force Jeunesse souhaite engager un ou une contractuel.le qui sera responsable de mener une recherche sur les prêts étudiants et qui se déroulera en deux temps, soit ; 

  1. Une série d’entrevues réalisées auprès d’experts en matière de prêts étudiants préalablement identifiés par Force Jeunesse, sur les questions présentées précédemment dans ce devis. 
  2. Rédaction d’une synthèse ainsi qu’une analyse des réponses recueillies.  

Profil recherché

  • Détenir ou en voie d’obtention d’une maîtrise en sciences économiques, en sciences politiques, en administration publique, en finances publiques ou dans tout domaine connexe/pertinent; 
  • Avoir de l’expérience avec de la recherche de type qualitative; 
  • Capacité de synthèse et d’analyse; 
  • Bonne maîtrise du français écrit.

Force Jeunesse prône les valeurs d’équité et d’inclusion dans toutes les sphères de la société et invite donc les gens issus de la diversité à poser leur candidature.

Échéancier

La personne contractuelle s’engage à remettre un rapport final d’au plus une trentaine de pages à Force Jeunesse au plus tard le 31 mars 2024.

Rémunération

La rémunération pour l’exécution du mandat et le rapport final est de 3 000$.

Candidatures

Les candidatures seront reçues jusqu’au 29 janvier 2024, 23h.

Veuillez transmettre votre CV et votre lettre de présentation en un seul et unique fichier PDF sous le format NOM_PRENOM.pdf ainsi qu’un échantillon d’écriture récent à contenu@forcejeunesse.qc.ca.


Projet de loi 35 : Force Jeunesse veut protéger l’équité intergénérationnelle en matière de retraites et de finances publiques

PARTAGER L'ARTICLE

23.11.2023

FINANCES PUBLIQUES

Projet de loi 35 : Force Jeunesse veut protéger l’équité intergénérationnelle en matière de retraites et de finances publiques

MONTRÉAL, le 23 novembre 2023 – Force Jeunesse, le seul groupe jeune ayant été invité à comparaître en commission parlementaire sur le projet de loi n° 35, Loi concernant la mise en œuvre de certaines dispositions du discours sur le budget du 21 mars 2023 et modifiant d’autres dispositions, fera part de ses recommandations aujourd’hui à la Commission des finances publiques. Si l’organisation appuie le maintien des versements au Fonds des générations, elle estime que certaines propositions à l’étude aujourd’hui pourraient fragiliser l’équité intergénérationnelle et met particulièrement en garde le gouvernement contre des changements rapides au régime des rentes du Québec.

 

Retraites : des surprises à surveiller

Au niveau des changements proposés au régime des rentes du Québec, Force Jeunesse estime que certaines dispositions du projet de loi 35 pourraient fragiliser la viabilité financière du régime et alourdir le fardeau des générations futures. L’organisation exprime particulièrement son étonnement quant au gel des cotisations dans les régimes supplémentaires jusqu’en 2042 puisque cette mesure n’a pas fait l’objet de discussion dans le cadre des consultations de l’hiver dernier sur le RRQ et qu’elle n’a pas été annoncée au dernier budget du Québec.

« Les modifications présentées dans le cadre du projet de loi 35 peuvent entraîner des conséquences importantes sur la sécurité financière à la retraite des individus et la santé financière du régime. Présenter de tels changements dans un projet de loi omnibus limite sérieusement les possibilités d’échanger sur les répercussions de telles modifications », s’inquiète Lauriane Déry, présidente de Force Jeunesse.

 

Fonds des générations : les revenus miniers manquent à l’appel

Force Jeunesse salue la décision du gouvernement de maintenir le Fonds des générations et de se doter de nouvelles cibles de réduction de la dette. En tant qu’un des instigateurs du Fonds, l’organisme estime toujours que cet outil important doit demeurer pour assurer l’équité intergénérationnelle. De plus, Force Jeunesse appuie l’adoption de la dette nette pour fixer les cibles de réduction de la dette, comme c’est déjà le cas ailleurs au pays.

Toutefois, l’organisation déplore la proposition du gouvernement de retirer les redevances minières des versements au Fonds des générations. Particulièrement dans le contexte du développement de la filière batterie au Québec, Force Jeunesse croit que les revenus tirés de l’exploitation de ressources non-renouvelables devraient être partagées équitablement entre les générations, ce que les versements au Fonds des générations permettent de faire.

« Le Fonds des générations est un outil formidable pour assurer l’équité intergénérationnelle dans les finances publiques. Nous saluons la volonté du gouvernement de maintenir les versements au Fonds mais l’encourageons à conserver les redevances minières dans ses sources de revenus », réitère Mme Déry.

 

Le mémoire soumis par Force Jeunesse dans le cadre de l’étude du projet de loi 35 peut être consulté ici.

 

À propos de Force Jeunesse 

Dans une perspective d’équité intergénérationnelle, Force Jeunesse défend les droits et les intérêts de la jeunesse du Québec dans l’élaboration des politiques publiques. De manière non partisane, Force Jeunesse fait la promotion de la place des jeunes dans les sphères décisionnelles, catalyse les forces du milieu de la jeunesse et crée des espaces d’échanges pour la relève.

-30-

Source : Force Jeunesse

Informations :
Simon Leblanc
438 870-3427
communications@forcejeunesse.qc.ca


Adoption du Projet de loi 19 : Un pas dans la bonne direction pour protéger la jeunesse au travail

PARTAGER L'ARTICLE

06.06.2023

TRAVAIL DES ENFANTS

Adoption du Projet de loi 19 : Un pas dans la bonne direction pour protéger la jeunesse au travail

Montréal, le 6 juin 2023 – Force Jeunesse, un des seuls groupes jeunes ayant été invités à comparaître en commission parlementaire sur le projet de loi n° 19, Loi sur l’encadrement du travail des enfants, accueille favorablement son adoption, malgré quelques réserves concernant la formation et l’encadrement ainsi que les milieux de travail à risque.

Selon la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), environ 11 500 personnes de 24 ans et moins se blessent au travail chaque année, ce qui équivaut à une trentaine de jeunes par jour. Chez les 14 ans et moins, on compte 7 fois plus d’accidents de travail qu’en 2017. Le projet de loi 19 arrive donc à point pour venir adresser cet enjeu.

Toutefois, pour Force Jeunesse, le gouvernement aurait pu profiter de ce projet de loi pour inclure des mesures afin d’assurer une surveillance rigoureuse et d’accroître l’offre de formation. En effet, la surveillance de l’application de la loi est primordiale pour en garantir le respect, alors que la formation est essentielle pour que les jeunes puissent bien reconnaître les risques auxquels ils pourraient être confrontés et améliorer leurs connaissances quant à leurs droits au travail. 

Enfin, pour Force Jeunesse, il aurait été souhaitable de restreindre l’accès aux moins de 18 ans à des milieux de travail à risques plus élevés comme les agences de placement où les jeunes sont déjà surreprésentés en termes de lésions professionnelles.

 

Citation 

« Nous saluons l’adoption du projet de loi 19, qui est crucial pour assurer le développement, la santé et la sécurité de la jeunesse. En effet, le travail des enfants ne peut pas être la solution à la pénurie de main-d’oeuvre; la protection des jeunes au travail doit être la priorité. Pour les encadrer adéquatement, le projet de loi aurait donc pu inclure des balises quant à la surveillance et la formation. », rappelle Lauriane Déry, présidente de Force Jeunesse.

 

À propos de Force Jeunesse 

Dans une perspective d’équité intergénérationnelle, Force Jeunesse défend les droits et les intérêts de la jeunesse du Québec dans l’élaboration des politiques publiques. De manière non partisane, Force Jeunesse fait la promotion de la place des jeunes dans les sphères décisionnelles, catalyse les forces du milieu de la jeunesse et crée des espaces d’échanges pour la relève.

-30-

Source : Force Jeunesse

Informations :
Simon Leblanc
438 870-3427
communications@forcejeunesse.qc.ca


Projet de loi 19 : Force Jeunesse veut protéger la jeunesse des accidents de travail

PARTAGER L'ARTICLE

19.04.2023

TRAVAIL DES ENFANTS

Projet de loi 19 : Force Jeunesse veut protéger la jeunesse des accidents de travail

Montréal, le 19 avril 2023 – Force Jeunesse, un des seuls groupes jeunes ayant été invités à comparaître en commission parlementaire sur le projet de loi n° 19, Loi sur l’encadrement du travail des enfants, appuie les dispositions qui y sont proposées par le ministre du Travail, Jean Boulet, mais estime que des gains importants restent à faire pour protéger adéquatement les jeunes au travail. C’est dans cette perspective que l’organisation fera part de ses recommandations aujourd’hui à la Commission de l’économie et du travail. 

Près de 30 jeunes se blessent au travail chaque jour

Le projet de loi 19 arrive à point alors que selon la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), environ 11 500 personnes de 24 ans et moins se blessent au travail chaque année, ce qui équivaut à une trentaine de jeunes par jour. Chez les 14 ans et moins, on compte 7 fois plus d’accidents de travail qu’en 2017. Selon ce même rapport, le nombre de lésions professionnelles chez les 24 ans et moins est en hausse de près de 13% depuis 2016. Pour Force Jeunesse, il est donc indispensable que le projet de loi 19 soit appliqué dans le plus de milieux possible et que des dispositions supplémentaires soient ajoutées pour rendre les lieux de travail plus sécuritaires.

Plus de surveillance et de formation

Force Jeunesse estime que pour encadrer convenablement le travail des enfants, il est impératif d’assurer une surveillance rigoureuse et d’accroitre l’offre de formation. La surveillance de l’application de la loi est primordiale pour en garantir le respect, alors que la formation est essentielle pour que les jeunes puissent bien reconnaître les risques auxquels ils pourraient être confrontés et améliorer leurs connaissances quant à leurs droits au travail. 

« Pour encadrer le travail des jeunes, ça prend de la surveillance, de la formation et des jeunes au cœur des décisions. Le manque de balises claires peut avoir des répercussions graves dans la vie des jeunes et avoir des conséquences notables sur l’ensemble de leur trajectoire professionnelle », poursuit M. Telles.

Gare aux exceptions

Force Jeunesse tient à rappeler que l’objectif du projet de loi doit être d’assurer que le travail effectué par un enfant ne nuise pas à son développement, sa santé ou sa sécurité. C’est dans cette perspective que les exemptions doivent être limitées au maximum. D’autre part, il serait souhaitable de restreindre l’accès aux moins de 18 ans à des milieux de travail à risques plus élevés comme les agences de placement où les jeunes sont déjà surreprésentés en termes de lésions professionnelles.

« Le projet de loi 19 est d’une importance cruciale pour assurer le développement, la santé et la sécurité de la jeunesse. Ne perdons pas de vue que la priorité n’est pas la pénurie de main-d’œuvre, mais bien la protection des jeunes. Chaque jour, c’est près de 30 jeunes au Québec qui se blessent au travail. Un blessé, c’est un de trop », soutient Simon Telles, président de Force Jeunesse.

 

À propos de Force Jeunesse 

Dans une perspective d’équité intergénérationnelle, Force Jeunesse défend les droits et les intérêts de la jeunesse du Québec dans l’élaboration des politiques publiques. De manière non partisane, Force Jeunesse fait la promotion de la place des jeunes dans les sphères décisionnelles, catalyse les forces du milieu de la jeunesse et crée des espaces d’échanges pour la relève.

-30-

Source : Force Jeunesse

Informations :
Simon Leblanc
438 870-3427
communications@forcejeunesse.qc.ca


Devis de recherche : Évaluation de l’équité intergénérationnelle dans les politiques publiques

PARTAGER L'ARTICLE


01.03.2023

FORCE JEUNESSE

Devis de Recherche : Évaluation de l’équité intergénérationnelle dans les politiques publiques

Mise en contexte

Les impacts des décisions gouvernementales sont nombreux. Elles affectent non seulement l’économie, mais également le bien-être de la société actuelle et future. Afin d’assurer l’équité intergénérationnelle, il est primordial de s’assurer que les programmes mis en œuvre par le gouvernement répondent aux attentes de bien-être des générations présentes et prennent en considération celles des générations futures. L’utilisation d’une grille d’analyse contenant des indicateurs d’évaluation serait assurément un outil indispensable. Voici quelques exemples où un tel outil est utilisé. 

Depuis 2011, par l’entremise de Better Life Initiative, l’OCDE élabore différents rapports permettant d’analyser le bien-être des individus. En 2020, la 5e édition du rapport How’s Life met en lumière la distinction entre le bien-être d’aujourd’hui et celui de demain. L’apport important de l’OCDE n’est pas simplement de prendre en considération les ressources humaines, économiques et sociales, dans l’élaboration de politiques publiques des États, mais également les ressources naturelles, qui depuis les récentes années, est un enjeu primordial en termes d’équité intergénérationnelle. 

Dans cette perspective, la Nouvelle-Zélande a élaboré une grille d’évaluation du bien-être permettant de prendre en considération divers indicateurs afin de favoriser le bien-être des populations. Cette grille est un outil fondamental pour le gouvernement puisqu’il lui permet d’allouer des ressources et de créer des programmes publics efficacement selon les réels besoins de la population. Des indicateurs sociaux tels que la gouvernance, la sécurité, le plaisir ou même la santé psychologique sont pris en considération. L’environnement est également un indicateur comprenant notamment la qualité de l’air ou encore la gestion des déchets. Bref, une multitude de critères sont examinés par le gouvernement afin de faciliter une réponse adaptée aux besoins des populations et de limiter les impacts négatifs sur celles-ci à court et long terme. 

Au Québec, une telle grille d’analyse est, à notre connaissance, inexistante. Bien entendu, des indicateurs sont déjà utilisés afin d’évaluer les programmes, mais force est de constater que ce sont surtout les critères économiques. Il est donc pertinent de s’attarder au côté social et environnemental de la question. Dans ce contexte, Force Jeunesse souhaite savoir quels sont les indicateurs répondant aux besoins de la population québécoise ? Comment pouvons-nous évaluer efficacement les politiques publiques et les programmes en prenant en considération l’équité intergénérationnelle et l’impact sur les populations ?

Ce sont toutes des questions auxquelles la grille d’analyse sera en mesure de répondre. Il est cependant fondamental de construire un nouvel outil en vérifiant les indicateurs déjà existants. 

Mandat

Le mandat sera donc le suivant : produire une grille d’évaluation qui fera ressortir les indicateurs pouvant mesurer les impacts sur les populations. Pour ce faire, il sera essentiel de valider les critères d’évaluation qui seront utilisés, de recenser les indicateurs déjà existants et utilisés par le gouvernement du Québec et de proposer des indicateurs supplémentaires permettant d’évaluer l’équité intergénérationnelle dans les politiques publiques. Les critères d’évaluation doivent comprendre l’impact sur les différents groupes (générations, ethnique, genre, etc), l’environnement, la santé (mentale et physique), et la consultation des parties prenantes avant la mise en œuvre d’un programme ou d’une politique gouvernementale. 

Profil recherché

  • Détenir ou en voie d’obtention d’une maîtrise en administration publique, affaires publiques, sciences politiques ou dans tout domaine connexe/pertinent; 
  • Avoir de l’expérience avec de la recherche de type comparative ou l’évaluation de critères (ex. ESG); 
  • Capacité de synthèse et d’analyse; 
  • Bonne maîtrise du français écrit.

Force Jeunesse prône les valeurs d’équité et d’inclusion dans toutes les sphères de la société et invite donc les gens issus de la diversité à poser leur candidature.

Échéancier

La personne contractuelle s’engage à remettre un rapport final d’une trentaine de pages à Force Jeunesse au plus tard le 5 mai 2023.

Rémunération

La rémunération pour l’exécution du mandat et le rapport final est de 1500$.

Candidatures

Les candidatures seront reçues jusqu’au 17 mars 2023, 23h.

  • Dans un seul fichier sous le format NOM_PRENOM.pdf veuillez inclure
    • Votre CV
    • Votre lettre de présentation
    • Un échantillon d’écriture 

Envoyer le tout à contenu@forcejeunesse.qc.ca.