Clauses de disparité de traitement : les jeunes libéraux se prononcent massivement pour un resserrement de la loi

PARTAGER L'ARTICLE


13.08.2016

CONDITIONS DE TRAVAIL ET ÉQUITÉ INTERGÉNÉRATIONNELLE

Clauses de disparité de traitement : les jeunes libéraux se prononcent massivement pour un resserrement de la loi

Force Jeunesse désire saluer la position adoptée aujourd’hui lors du congrès de la Commission-Jeunesse du PLQ à l’effet d’interdire formellement toute forme de clauses de disparités de traitement, aussi appelées clauses orphelin, dans les lois du travail. Cette motion, appuyée par une très forte majorité de militants, lance un message clair au gouvernement du Québec qu’il est temps d’agir pour protéger les jeunes travailleurs qui se font offrir des conditions de travail moins avantageuses sur la simple base de leur date d’embauche.

Déjà en 2013, une vaste coalition formée des comités jeunes des syndicats, des associations étudiantes et de Force Jeunesse réclamait une clarification de la Loi sur les normes du travail, dont les dispositions actuelles laissent malgré tout encore place à diverses formes de discrimination envers les jeunes, notamment en permettant aux employeurs de leur offrir des régimes de retraite moins avantageux en fonction de leur date d’embauche. « La présence de telles clauses dans les conventions collectives et dans les contrats d’emploi va à l’encontre du consensus établi au Québec visant à éradiquer toute forme de discrimination fondée sur l’âge dans les milieux de travail. Avec l’appui de l’aile jeunesse de son parti, le gouvernement ne peut plus ignorer la nécessité de clarifier la loi adoptée en 2001 afin qu’elle protège adéquatement les travailleurs plus vulnérables et que son esprit soit véritablement respecté » a déclaré Me Sophie Tremblay, vice-présidente responsable du contenu à Force Jeunesse.

Lors du dépôt de sa politique québécoise de la jeunesse au printemps dernier, le gouvernement s’est dit ouvert à un changement législatif en ce sens. Force Jeunesse avait alors indiqué qu’il appuierait celui-ci s’il voulait réellement s’attaquer au problème des clauses de disparités de traitement. Le premier ministre a depuis précisé son intention d’agir sur la question, notamment par la création d’un comité consultatif sur les normes du travail, qui aura pour mandat de formuler des recommandations sur le sujet. « Nous sommes heureux de voir que le gouvernement du Québec a décidé d’inclure des représentants de la jeunesse dans sa réflexion sur les clauses orphelin, notamment en nommant la présidente de Force Jeunesse sur le comité consultatif en charge d’analyser la question. Nous espérons fortement que cette volonté se traduira par des actions concrètes et non seulement par des vœux pieux, la seule façon d’enrayer le phénomène étant de clarifier la loi pour empêcher toute forme de disparité de traitement fondée sur la date d’embauche dans les régimes de retraites et autres avantages sociaux » a conclu Me Tremblay.

Force Jeunesse continuera son travail de sensibilisation auprès des différents acteurs politiques et de la société civile au courant de l’automne.


Congrès des jeunes libéraux : l'interdiction des clauses de disparité de traitement sera au programme

PARTAGER L'ARTICLE


13.08.2016

FORCE JEUNESSE

Congrès des jeunes libéraux : l'interdiction des clauses de disparité de traitement sera au programme

Force Jeunesse se réjouit de retrouver en ouverture de la thématique nationale du congrès de la Commission jeunesse du Parti libéral du Québec une proposition visant à interdire formellement toutes formes de clauses de disparités de traitement dans les lois du travail. L’organisme qui milite depuis sa création pour l’éradication de ces mesures discriminatoires envers les jeunes voit d’un bon œil le retour de l’aile jeunesse du parti gouvernemental dans ce débat.

Bien qu’officiellement interdites au Québec depuis 2001, certaines formes de ces clauses discriminant les travailleurs en fonction de leur date d’embauche perdurent encore à ce jour. Nombre d’employeurs contournent ainsi la loi actuelle et pénalisent directement les jeunes salariés du Québec, notamment en offrant des régimes de retraite et des assurances collectives moins avantageux à leurs employés en fonction de leur date d’embauche. « Depuis plusieurs années, Force Jeunesse presse les différents gouvernements d’agir en clarifiant la loi actuelle sur les normes du travail de manière à en empêcher tout contournement. En mars dernier, le premier ministre Philippe Couillard avait pour la première fois ouvert la porte à des changements législatifs en ce sens et nous nous réjouissons de voir aujourd’hui la CJPLQ accorder à cet enjeu crucial la place qui lui revient dans ses débats » a déclaré Nolywé Delannon, présidente de Force Jeunesse.

Il importe de rappeler qu’à la fin des années 1990, la CJPLQ faisait partie des organismes qui, aux côtés de Force Jeunesse, avaient réclamé le dépôt d’un projet de loi visant à interdire les clauses de disparités de traitement. L’adoption, cette fin de semaine, de la résolution de la CJPLQ demandant une clarification de la loi s’inscrirait donc dans la position historique de l’aile jeunesse sur le sujet. « Nous sommes confiants que les délégués présents au congrès sauront saisir l’opportunité de réaffirmer haut et fort que les clauses de disparités de traitement sont et doivent être chose du passé et qu’une action gouvernementale est nécessaire pour s’en assurer. Des représentants de Force Jeunesse s’assureront de sensibiliser les jeunes libéraux à cet enjeu durant la fin de semaine, en espérant que ceux-ci continueront de mener ce combat à nos côtés » a conclu Me Delannon.

Créé en 1998, Force Jeunesse est un regroupement de jeunes travailleurs visant la défense et l’amélioration des conditions de travail et des perspectives d’emploi de la relève dont les membres sont à la fois des associations et des individus. L’équité intergénérationnelle et une préoccupation pour l’avenir collectif de notre société sont au cœur des valeurs défendues par l’organisation.


Dévoilement de la politique québécoise de la jeunesse : Force Jeunesse rassuré pour les jeunes travailleurs, mais inquiet de leur représentation dans les lieux décisionnels publics

PARTAGER L'ARTICLE


30.03.2016

CONDITIONS DE TRAVAIL ET PLACE DES JEUNES

Dévoilement de la politique québécoise de la jeunesse : Force Jeunesse rassuré pour les jeunes travailleurs, mais inquiet de leur représentation dans les lieux décisionnels publics

En réaction au dévoilement de la Politique québécoise de la jeunesse, l’organisme Force Jeunesse désire saluer la volonté du gouvernement du Québec de s’attaquer enfin aux inégalités envers les jeunes sur le marché du travail, notamment en mettant fin aux clauses de disparités de traitement. Cependant, l’organisme déplore avec vigueur l’absence de mesures et de volonté politique pour améliorer la présence des jeunes dans les lieux décisionnels publics, particulièrement au sein des conseils d’administration des sociétés d’État.

Clauses de disparités de traitement
Bien que les clauses de disparités de traitement, dites « clauses orphelin », soient interdites au Québec depuis 2001, de nombreux jeunes se retrouvent encore touchés par des mesures discriminatoires basées sur leur date d’embauche, ce qui les défavorise indirectement en raison de leur âge. Le gouvernement fait donc un pas dans la bonne direction en annonçant son intention de s’attaquer à ces clauses, y compris par des mesures législatives ou règlementaires. «Depuis plusieurs années, Force Jeunesse assure une vigilance constante sur les mesures d’iniquité envers les jeunes travailleurs québécois. Or, l’on constate que l’interdiction prévue par la loi sur les normes du travail est contournée puisque les clauses de disparités de traitement touchent désormais les régimes de retraite et les assurances collectives. Le gouvernement trouvera en nous des alliés déterminés s’il désire sérieusement mettre fin à ces discriminations », souligne Mme Delannon, présidente de Force Jeunesse.

Place des jeunes dans les lieux décisionnels publics
Toutefois, c’est avec étonnement que l’organisme n’a trouvé aucune mention des intentions du gouvernement d’assurer une plus grande représentation de la jeunesse au sein des lieux décisionnels publics. Force Jeunesse est interpellé par le fait qu’une politique qui s’étend sur 96 pages fasse le silence sur cette problématique pourtant décriée par la majorité des organismes jeunesse, des partis d’opposition et des représentants du milieu des affaires. « Les jeunes représentent moins de 1% des administrateurs de nos sociétés d’État, ce qui est dérisoire. Comment peut-on ignorer une situation aussi préoccupante qui nuit considérablement à la préparation d’une relève d’administrateurs publics compétents ? Le gouvernement avait une occasion unique de montrer l’exemple en prenant des engagements forts à ce niveau, or il nous est proposé des mesures très timides qui ne sont pas à la hauteur des enjeux » a soutenu Mme Delannon. Rappelons que l’organisme avait proposé comme solution la création d’un siège dédié à un jeune de moins de 35 ans sur les conseils d’administration des sociétés d’État.

Force Jeunesse espère que des correctifs importants seront apportés à cet égard lors du lancement de la Stratégie d’action jeunesse prévu cet automne. Cela est absolument nécessaire si le gouvernement entend susciter l’adhésion des jeunes à une politique qui, alors qu’elle fixe le cap jusqu’en 2030, ne peut faire abstraction de cet enjeu majeur.

Créé en 1998, Force Jeunesse est un regroupement de jeunes travailleurs visant la défense et l’amélioration des conditions de travail et des perspectives d’emploi de la relève dont les membres sont à la fois des associations et des individus. L’équité intergénérationnelle et une préoccupation pour l’avenir collectif de notre société sont au cœur des valeurs défendues par l’organisation.


Budget Leitao : Force Jeunesse en attente du dévoilement de la nouvelle Stratégie d'action jeunesse

PARTAGER L'ARTICLE


17.03.2016

BUDGET PROVINCIAL

Budget Leitao : Force Jeunesse en attente du dévoilement de la nouvelle stratégie d'Action Jeunesse

Force Jeunesse réagit au budget Leitão dévoilé aujourd’hui en regrettant la diminution de près de 30% de l’enveloppe accordée à la Stratégie d’action jeunesse 2016-2021, en comparaison avec celle de 2009-2014. L’organisme s’inquiète des conséquences de cette diminution et espère être rapidement rassuré lors du dévoilement de la Stratégie d’action jeunesse prévue ce printemps. L’organisme déplore également le maintien d’un gel d’embauche nuisible à la formation de la relève dans la fonction publique. Par ailleurs, Force Jeunesse se réjouit de constater que le gouvernement maintient le cap en finançant adéquatement le Fonds des générations, outil essentiel de contrôle de la dette publique.

Stratégie d’action jeunesse
Force Jeunesse rappelle que l’enveloppe accordée à la Stratégie d’action jeunesse pour les années 2009-2014 représentait 250 millions de dollars. En la faisant chuter à 181 millions pour les cinq prochaines années, ce sont des dizaines d’initiatives et d’organismes jeunesse dynamiques qui pourraient se voir amputés de leurs moyens d’action. « Nous sommes inquiets de constater une telle diminution de cette enveloppe essentielle au soutien des initiatives portées par la jeunesse québécoise. Nous espérons toutefois que le gouvernement saura faire des annonces fortes lors du dévoilement de sa Stratégie d’action jeunesse, prévu dans les prochaines semaines, en réponse aux attentes élevées des organismes jeunesse » a souligné Nolywé Delannon, présidente de Force Jeunesse. L’organisme sera particulièrement attentif aux mesures gouvernementales qui permettront d’assurer une présence effective des jeunes dans les lieux décisionnels ainsi qu’un rapprochement des jeunes avec leurs institutions démocratiques.

Fonds des générations : un outil efficace qui fait ses preuves
Il importe de souligner que le Fonds des générations en est à sa 10e année d’existence. Cet outil essentiel de contrôle de la dette commencera à porter fruit en contribuant à diminuer, dès le 31 mars 2016, le ratio de la dette brute par rapport au PIB, offrant ainsi une marge de manœuvre budgétaire aux générations futures. « Pour Force Jeunesse, qui fut partie prenante à une coalition de groupes jeunesse réclamant la création du Fonds des générations, il demeure toutefois indispensable que cette marge de manœuvre serve à assurer un maintien, voire un développement de nos services publics, et non pas à financer des mesures d’allègement fiscal » rappelle Mme Delannon. À cet égard, Force Jeunesse souligne le réinvestissement annoncé en éducation, après les compressions subies au cours des deux dernières années, et espère que le gouvernement intensifiera les efforts en ce sens.

Gel d’embauche dans la fonction publique : un frein important au maintien de l’expertise interne
La reconduction du gel d’embauche dans la fonction publique préoccupe Force Jeunesse alors que, de l’aveu même du gouvernement, il est nécessaire de renforcer l’expertise interne des ministères et organismes publics à la lumière des nombreux projets et investissements annoncés dans le budget. Ce gel d’embauche apparaît particulièrement préjudiciable à la formation d’une relève forte et diversifiée au sein de la fonction publique.

Créé en 1998, Force Jeunesse est un regroupement de jeunes travailleurs visant la défense et l’amélioration des conditions de travail et des perspectives d’emploi de la relève dont les membres sont à la fois des associations et des individus. L’équité intergénérationnelle et une préoccupation pour l’avenir collectif de notre société sont au cœur des valeurs défendues par l’organisation.


Force Jeunesse auditionné sur le projet de loi 70 relatif à l'emploi et la formation

PARTAGER L'ARTICLE


10.02.2016

PROJET DE LOI 70

Force Jeunesse auditionné sur le projet de loi 70 relatif à l'emploi et la formation

Force Jeunesse a déposé un mémoire à la Commission de l’économie et du travail dans le cadre des consultations sur le Projet de loi 70 : Loi visant à permettre une meilleure adéquation entre la formation et l’emploi ainsi qu’à favoriser l’intégration en emploi.

Consultez la vidéo de notre passage en commission ici.

Consultez notre mémoire ici.


Une laïcité seulement applicable aux jeunes?

PARTAGER L'ARTICLE


15.01.2015

FORCE JEUNESSE

Une laïcité seulement applicable aux jeunes?

Lettre de Force Jeunesse : Damien Auger, président de Force Jeunesse, réagit au débat concernant l’utilisation d’une clause « grand-père » dans le projet de Charte de la laïcité de certains élus du Parti Québécois.

******************************

La nouvelle mouture du projet de Charte de la laïcité de Bernard Drainville a fait couler beaucoup d’encre depuis quelques jours. Au centre de cette proposition se trouve une « clause grand-père » qui donnerait aux travailleurs déjà à l’emploi de l’État des droits acquis leur permettant de porter des signes religieux. Seuls les travailleurs embauchés après une date déterminée seraient donc soumis à l’interdiction d’afficher leur religion.

Qu’on la nomme « clause grand-père », « clause de droit acquis » ou autrement, cette clause demeure au fond une clause de disparité de traitement : on discrimine contre les nouveaux employés de l’État, souvent des jeunes, en leur offrant des conditions d’emploi moins favorables qu’aux travailleurs embauchés avant eux. C’est précisément le genre d’iniquité intergénérationnelle contre laquelle Force Jeunesse milite depuis sa création.

Alors que les gouvernements, libéraux comme péquistes, ont soutenu que ce genre de clause n’était pas souhaitable dans des conventions collectives, voici que Bernard Drainville propose son utilisation dans une loi et que Jean-François Lisée se prononce en faveur de ce type de discrimination dans un article publié sur son blog le 16 janvier 2015.

Il y a quelques années à peine, nos élus ont considéré ces « clauses orphelins » suffisamment discriminatoires pour que l’on modifie la Loi sur les normes du travail afin de les interdire officiellement. La discrimination qui existait fréquemment à l’époque consistait en une différence de rémunération ou de prestation de retraite en vertu des conventions collectives lorsqu’un nouveau travailleur, souvent un jeune, n’avait pas accès aux mêmes échelles salariales et mêmes conditions de travail sur la simple base de sa date d’entrée en poste.
Aujourd’hui, la disparité de traitement proposée prend un autre sens : c’est l’accès à l’emploi au sein de la fonction publique que l’on vient restreindre. Sous la nouvelle Charte de la laïcité proposée, deux classes de travailleurs seraient créées : une première classe pouvant porter des signes religieux sur le lieu de travail et une seconde classe ne pouvant pas, sur la seule base arbitraire de la date d’entrée en vigueur de la charte en question. Pour Force Jeunesse, toute forme de discrimination basée sur la date d’embauche d’un travailleur est inacceptable et nous déplorons que des élus formulent de telles propositions.

Il est important de souligner que dans ce débat, certains acteurs ont pris position dans le même sens que Force Jeunesse. Sans commenter le projet de Charte de la laïcité sur le fond, nous saluons les sorties publiques d’Alexandre Cloutier et de Louise Beaudoin, qui ont affirmé d’entrée de jeu qu’une telle clause de disparité de traitement ne devrait pas faire partie du projet. Rappelons par ailleurs que jusqu’à maintenant, le gouvernement de Philippe Couillard ne s’est pas encore exprimé sur l’utilisation d’un tel type de clause dans le futur projet de loi sur la laïcité qu’il entend déposer.

Si la seule manière de rendre une Charte de la laïcité acceptable à certains est d’y inclure des mesures discriminatoires envers les jeunes, peut-être faut-il revoir le fond de la question concernant sa mise en œuvre au sein de la fonction publique.

Damien Auger
Président de Force Jeunesse


La retraite : une responsabilité collective

PARTAGER L'ARTICLE


01.04.2014

La retraite : une responsabilité collective

La revue Relations publie un dossier sur les retraites dont nous publions la présentation ici.

*****************

Le contrat social qui fait de notre système de retraite un instrument majeur de solidarité sociale et intergénérationnelle est de plus en plus fragilisé. Devant le déséquilibre démographique et les déficits actuariels appréhendés, la tendance déjà lourde à faire entièrement reposer sur les individus la responsabilité d’épargner pour la retraite s’accentue, le rapport D’Amours l’a montré.
Vous pouvez lire le dossier et vous procurer la revue Relations.
Depuis le dossier que Relations a publié en mars 2002, « Quel régime pour la retraite ? » (no 675), la crise financière de 2007-2008 est passée par là, faisant des ravages qui n’ont pas fini de détruire vies et acquis sociaux dans plusieurs pays. Avec la rapacité et la cupidité des marchés financiers comme moteur, cette crise a heurté de plein fouet les régimes de retraite québécois. La Caisse de dépôt et placement du Québec a scandaleusement perdu 40 milliards de dollars. Bien des personnes se retrouvent contraintes de travailler plus longtemps ou de vivre une retraite amputée de leurs épargnes dévalorisées, voire disparues. Le « problème » des régimes de retraite est ainsi revenu à l’avant-scène au Québec, de sorte qu’après un comité d’experts, une commission parlementaire et un plan d’action gouvernemental, des mesures législatives sont attendues, de même que l’évaluation du Régime de rentes du Québec.


Lancement de la plateforme de revendications de Force Jeunesse

PARTAGER L'ARTICLE


01.03.2014

FORCE JEUNESSE

Lancement de la plateforme de revendications de Force Jeunesse

Force Jeunesse présente sa plateforme de revendication pour les élections générales provinciales en cours. L’organisme identifie des enjeux clés pour le maintien de l’équité intergénérationnelle au Québec et demande aux partis politiques en lice de prendre des engagements clairs. Les revendications couvrent quatre thèmes : les finances publiques, l’épargne et la retraite, les pratiques de gouvernance et la place des jeunes.

Force Jeunesse s’inquiète de la situation budgétaire actuelle du Québec. En effet, le retour à un budget équilibré, initialement annoncé pour 2013-2014, tarde à se réaliser. Maintenant prévu pour 2015-2016, l’objectif demeure ambitieux compte tenu des lourds efforts de réduction de dépenses de programmes qu’il sous-tend et de l’absence de provision pour éventualité, au cas où la croissance des revenus anticipée ne serait pas au rendez-vous. « Il est primordial de poursuivre les efforts de contrôle des dépenses et de remboursement de la dette afin de mettre fin à ces transferts de mauvaises dettes aux générations futures », affirme M. Eloi Lafontaine Beaumier, président de Force Jeunesse. De plus, l’organisme estime que toute marge de manoeuvre budgétaire à venir devrait servir prioritairement à la modernisation de l’économie et à la réduction de la dette. C’est pourquoi Force Jeunesse demande à ce que les formations politiques en lice :

  • S’engagent à tout mettre en œuvre pour atteindre l’équilibre budgétaire en 2015-2016 ;
  • Identifient comment elles comptent combler l’écart à résorber de 530 M$ subsistant pour l’année budgétaire 2015-2016 ;
  • Présentent un plan clair et chiffré de réduction des dépenses de programmes expliquant comment elles comptent atteindre les cibles prévues dans le plus récent budget ;
  • S’engagent à maintenir le Fonds des générations ;
  • Respectent la cible de réduction de la dette provenant des déficits cumulés établie au budget 2010-2011 ;
  • S’engagent à occuper tout espace fiscal que pourrait éventuellement libérer le gouvernement fédéral ;
  • S’engagent à étudier la suspension temporaire des travaux de développement du projet hydroélectrique La Romaine, de manière à maximiser les dividendes versables par Hydro-Québec au cours des dix prochaines années ;
  • S’engagent à consacrer les premières marges de manœuvre budgétaires disponibles à moderniser le tissu industriel québécois afin de construire les bases d’une croissance économique stable pour les dix à trente prochaines années ;
  • S’engagent à augmenter les versements au Fonds des générations afin de rattraper le retard des dernières années et de respecter, voire dépasser, les cibles de remboursement de la dette adoptées en 2010-2011.

Force Jeunesse considère également très préoccupant la situation de l’épargne-retraite au Québec. En effet, les régimes de retraite complémentaires existants sont malmenés par la démographie, l’incertitude économique et l’allongement de la durée de vie. Le rapport D’Amours, dévoilé en avril 2013, démontre abondamment comment le cadre de gouvernance actuel de ces régimes n’encourage pas une gestion prudente et équitable envers les prochaines générations. C’est pourquoi les discussions en cours portant sur ces enjeux au sein des Forums de travail institués par le gouvernement précédent doivent se poursuivre. En parallèle, le marché du travail évolue et les jeunes travailleurs ont de moins en moins accès à un régime de retraite offert par l’employeur. Souvent, ce régime est moins généreux et sécuritaire que celui de leurs parents. Les autres véhicules d’épargne-retraite actuels ne suffisent pas : REER et économies personnelles ne constituent pas des solutions de rechange viables et les régimes publics (Régime de rentes du Québec, régimes fédéraux) n’offrent, dans leur forme actuelle, qu’une couverture limitée.

« Des ajustements importants sont nécessaires à l’écosystème des outils d’épargne-retraite pour que l’ensemble embrasse pleinement les nouvelles réalités du marché du travail et offre aux prochaines générations des bénéfices équivalents à ceux de leurs prédécesseurs », soutient Eloi Lafontaine Beaumier.

Force Jeunesse demande donc que les formations politiques en lice :

  • S’engagent à maintenir les Forums de travail sur les retraites et à ce que ces derniers mènent à terme leurs travaux d’ici à l’automne 2015 ;
  • S’engagent à interdire les clauses de disparité de traitement dans la Loi sur les régimes complémentaires de retraite ;
  • Entament une réflexion plus large sur l’avenir du système de retraite et les transformations du marché du travail en partenariat avec les acteurs ayant participé aux forums de travail ;
  • Identifient les meilleurs outils d’épargne collective adaptés aux nouvelles dispositions du marché du travail québécois et proposent des mesures, des incitatifs et une législation adéquate en vue d’accroître leur portée.

Finalement, alors que l’état des finances publiques entraîne des choix difficiles, Force Jeunesse demande une plus grande transparence dans la présentation de la situation économique et financière du Québec, notamment en réponse aux plus récentes recommandations du vérificateur général. Par ailleurs, dans la mesure où ces choix auront des répercussions majeures et à long terme sur le visage du Québec de demain, il est nécessaire que les prochaines générations soient dès aujourd’hui impliquées dans ces décisions. En ce sens, un prochain gouvernement devra utiliser les instances décisionnelles publiques existantes – en commençant par les conseils d’administration de ses sociétés publiques – pour impliquer de plus près les jeunes dans la gouvernance publique.

C’est pourquoi Force Jeunesse demande à ce que les formations politiques en lice :

  • S’engagent à mettre en place un mécanisme garantissant que sont produites, à tous les cinq ans, des projections budgétaires à moyen et long terme des finances du gouvernement du Québec ;
  • S’engagent à produire, dans le cadre de l’exercice budgétaire et financier du gouvernement, une analyse des impacts des mesures budgétaires inspirée de la comptabilité générationnelle.

Créé en 1998, Force Jeunesse est un regroupement de jeunes travailleurs visant la défense et l’amélioration des conditions de travail et des perspectives d’emploi de la relève dont les membres sont à la fois des associations et des individus. L’équité intergénérationnelle et une préoccupation pour l’avenir collectif de notre société sont au cœur des valeurs défendues par l’organisation.


Journée d'étude portant sur l'avenir de la retraite au Québec – Renforcer les initiatives de concertation

PARTAGER L'ARTICLE


23.01.2014

FORCE JEUNESSE

Journée d'étude portant sur l'avenir de la retraite au Québec – Renforcer les initiatives de concertation

Le 23 janvier 2014 s’est tenue à l’Université Laval une journée d’étude portant sur l’avenir de la retraite au Québec conjointement organisée par l’Alliance de recherche universités-communautés (ARUC) – Innovations, travail et emploi, l’Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC) et Force Jeunesse.

L’ensemble des partenaires présents ont établi un constat commun, soit celui de renforcer les initiatives de concertation. « Il faut éviter les stratégies qui affaiblissent le système, renforcer les initiatives basées sur la concertation, améliorer la couverture retraite et faire la promotion des innovations qui augmenteront l’autonomie financière et sociale des individus par des solutions collectives », ont déclaré Frédéric Hanin, chargé de projet à l’IRÉC et Eloi Lafontaine-Beaumier, président de Force Jeunesse.

Les participants ont soumis au débat public plusieurs pistes de réflexion sur l’avenir des régimes de retraite au Québec.

Forums de concertation
Ils ont notamment proposé la mise en place de forums permanents pour développer par exemple des instances de concertation entre les acteurs du système de retraite. « Ce qui est important de retenir, ont indiqué Frédéric Hanin et Eloi Lafontaine-Beaumier, c’est que l’expertise sur le système de retraite est un « bien public » qui doit demeurer accessible autant pour les participants que pour les organisations concernées. C’est un investissement bénéfique, structurant et « rentable » si nous voulons éviter l’augmentation actuelle de la judiciarisation de la régulation des régimes de retraite ».

D’autres pistes
Les autres pistes touchaient la pénibilité du travail, la définition des responsabilités des employeurs, la coordinnation du régime public et des régimes privés, et enfin l’amélioration de la couverture retraite par des régimes sectoriels. Cette dernière piste de travail a fait l’objet d’une réflexion importante. « L’avenir du système de retraite doit inclure la question de la place des régimes sectoriels. Leur présence est un avantage important pour les différentes générations dès lors qu’elle permet de mutualiser les risques et de sortir les conditions de travail de la concurrence entre les entreprises et les établissements », ont conclu le chercheur et le président.

Pour plus d’information, vous pouvez télécharger la note d’intervention de l’IRÉC L’avenir de la retraite au Québec : quel héritage laissera-t-on ? ici ou auwww.irec.net.

À propos de Force Jeunesse

Créé en 1998, Force Jeunesse est un regroupement de jeunes travailleurs visant la défense et l’amélioration des conditions de travail et des perspectives d’emploi de la relève dont les membres sont à la fois des associations et des individus. L’équité intergénérationnelle et une préoccupation pour l’avenir collectif de notre société sont au cœur des valeurs défendues par l’organisation.


Force Jeunesse reçoit favorablement le plan de travail de la ministre du Travail Agnès Maltais sur la question des régimes de retraite

PARTAGER L'ARTICLE


13.12.2013

FORCE JEUNESSE

Force Jeunesse reçoit favorablement le plan de travail de la ministre du Travail Agnès Maltais sur la question des régimes de retraite

MONTRÉAL, le 13 déc. 2013 – L’organisme tient à saluer la place accordée aux jeunes dans le processus décisionnel. « En près de deux ans, Force Jeunesse est devenu un acteur incontournable dans le dossier des régimes de retraite et nous sommes heureux que le Gouvernement reconnaisse notre place au cœur du processus de décision », explique Eloi Lafontaine Beaumier, président de Force Jeunesse.

En proposant des travaux de restructuration des régimes à prestations déterminées existants, le gouvernement fait écho aux recommandations du rapport D’Amours, qu’appuie Force Jeunesse, à l’effet de renforcer et de pérenniser ces régimes. Si l’organisation se réjouit de voir le gouvernement mettre de l’avant le principe d’équité intergénérationnelle, il nous semble toutefois prématuré de limiter le partage des coûts des services futurs des régimes publics aux seuls employeurs et employés, en excluant de facto les bénéficiaires des rentes. Force Jeunesse souhaite en particulier que la problématique des clauses de disparités de traitement, ou « clauses orphelin », soit au cœur des travaux qui auront lieu dans les prochains mois. L’organisation rappelle que toute restructuration des régimes existants devra exclure l’utilisation de clauses de disparités de traitement, principe auquel les jeunes des deux principales centrales syndicales et les fédérations étudiantes nationales adhèrent également (http://goo.gl/C009aq).

Par ailleurs, Force jeunesse émet certaines réserves quant au processus devant mener au dépôt du deuxième projet de Loi prévu pour l’automne 2014. Conclure sur la mise en place d’une rente longévité ou sur la bonification de la rente de la RRQ est une lourde commande qui ne peut se faire en vase-clos, en se passant d’une réflexion plus large sur l’amélioration de l’épargne et de l’avenir du système de retraite québécois. « Nous reconnaissons l’importance de poser des actions rapides pour les régimes en difficulté et appuyons les efforts en ce sens. Cependant, nous avons une occasion sans précédent de questionner la place des différentes composantes du système de retraite telle que la répartition du degré de couverture des régimes publics et privés; nous ne pouvons manquer ce rendez-vous incontournable pour les futures générations », affirme Eloi Lafontaine Beaumier. Actuellement, le plan d’action est muet sur la place qui sera dévolue à une telle réflexion.

Enfin, Force Jeunesse rappelle qu’un des objectifs premiers du rapport du comité D’Amours était de contrer l’insuffisance de l’épargne et d’augmenter la proportion de Québécois ayant accès à un régime complémentaire de retraite. « Ce processus ne doit pas se réduire à une opération de sauvetage des régimes complémentaires de retraite existants, alors que plus de 60% des travailleurs du Québec ne bénéficient pas de tels régimes », soutient Eloi Lafontaine Beaumier. À cet égard, dans son mémoire déposé en commission parlementaire à l’automne dernier, Force Jeunesse proposait notamment des solutions afin d’étendre la couverture des futurs retraités via des régimes complémentaires sectoriels. Force Jeunesse espère que les travaux entourant le développement des deux projets de Loi ne perdront pas de vue cet objectif fondamental d’augmenter le nombre de Québécois qui participent à un régime de retraite complémentaire.

Force Jeunesse réitère son appui à la démarche proposée par le Gouvernement et confirme qu’il participera à l’exercice, tout en étant impatient de connaître les détails du plan d’action.