Force Jeunesse au lancement du groupe de travail sur l'économie collaborative

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09.02.2018

Force Jeunesse au lancement du groupe de travail sur l'économie collaborative

Le 9 février dernier, Force Jeunesse était à la conférence de presse du lancement du groupe de travail sur l’économie collaborative ce matin en compagnie de la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Dominique Anglade.

Ce groupe de travail composé de Guillaume Lavoie, chargé de cours à l’École nationale d’administration publique, de Christine Fréchette, présidente-directrice générale de la Chambre de commerce de l’Est de Montréal et de Nolywé Delannon, ancienne présidente de Force Jeunesse, se penchera notamment sur les impacts de ce nouveau modèle d’économie sur les jeunes travailleurs et les générations à venir.

Force Jeunesse suivra avec attention les consultations publiques et le rapport qui en découlera.  


Clauses orphelins : Force Jeunesse, la FECQ et l'UEQ déplorent l'aplaventrisme du rapport d'André Fortin

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23.11.2017

CONDITIONS DE TRAVAIL

Clauses orphelins : Force Jeunesse, la FECQ et l'UEQ déplorent l'aplaventrisme du rapport d'André Fortin

Force Jeunesse, La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et l’Union étudiante du Québec (UEQ) ont pris connaissance avec déception des recommandations du ministre André Fortin concernant l’abolition des clauses de disparité de traitement dans les régimes de retraites et les assurances collectives. Bien que le ministre Fortin reconnaisse la problématique et son effet discriminatoire sur les jeunes travailleurs, il recommande au gouvernement du Québec d’attendre l’autorisation de l’ensemble des provinces et territoires canadiens avant de pouvoir légiférer sur la question. Les regroupements nationaux jugent que cette proposition risque de conduire à un dangereux précédent en déconnectant le Québec de son rôle traditionnel de précurseur en matière de lois du travail.

Rappelons  qu’un nombre important de groupes de la société civile, mais aussi l’ensemble des formations politiques représentées à l’Assemblée nationale du Québec, incluant le Parti libéral du Québec, avaient demandé au gouvernement d’agir rapidement pour mettre un terme à ces discriminations qui touchent de plein fouet les jeunes travailleurs, mais aussi davantage les  femmes et les nouveaux arrivants. En pleine révision de la Loi sur les Normes du Travail, le gouvernement n’a plus aucune excuse pour justifier son refus de protéger des travailleurs dont il admet lui-même qu’ils sont discriminés.

L’enjeu en bref:

  • Une clause de disparité de traitement (CDT) existe lorsqu’une condition de travail moins avantageuse que celle accordée à d’autres salariés, qui effectuent les mêmes tâches dans le même établissement, est attribuée sur la seule base de la date d’embauche.
  • Selon la FTQ, il y aurait 800 000 travailleurs canadiens, dont 150 000 au Québec, qui seraient touchés par une CDT actuellement.
  • Les CDT augmentent le nombre de conflits de travail et les coûts lors des négociations de conventions collectives. Uniquement en 2016, trois importants conflits travail ont porté précisément sur les CDT (Ciments Lafarge, Resco, Brault & Martineau), une autre grève semble imminente sur cette question (ABI Bécancour).
  • Le rapport Fortin reconnaît que le problème existe et que cette situation est néfaste pour les jeunes travailleurs, en créant une iniquité intergénérationnelle. Mais étonnamment, il se fixe une condition inatteignable de mise en œuvre.

Citations:

« Selon les recommandations du rapport Fortin, la position unanime des partis représentés à l’Assemblée nationale n’est pas suffisante pour légiférer dans une compétence provinciale, on doit aussi obtenir l’unanimité de l’ensemble des provinces et territoires du Canada ! Ce qui équivaut à dire que de modifier les lois du Québec pour protéger nos travailleurs est maintenant plus complexe que d’amender la constitution canadienne » – Sophie Tremblay, présidente de Force Jeunesse.

« Le Québec est souverain dans ses champs de compétences, il n’a pas à attendre la permission des autres provinces et territoires du Canada pour agir face à une iniquité intergénérationnelle réelle, bien documentée et de plus en plus fréquente. Nous exhortons la ministre du Travail d’écouter le large consensus dans la société québécoise et d’inclure l’interdiction de toutes formes de clauses de disparité de traitement dans sa réforme de la Loi sur les normes du travail et de réaffirmer ainsi le rôle de précurseur du Québec en matière de lois du travail » – Sophie Tremblay, présidente de Force Jeunesse.

« Si le gouvernement libéral tente de balayer les clauses de disparité de traitement sous le tapis avant les élections, il va être désagréablement surpris de la réaction des jeunes Québécois. Nous sommes en droit de demander plus de celui-ci que d’être à la remorque du reste des provinces canadiennes » – Simon Telles, président de l’Union étudiante du Québec.

« Il est déplorable de voir que d’un côté, le gouvernement du Québec cherche à former adéquatement des jeunes citoyens au marché du travail alors que de l’autre, il envisage abandonner ces-mêmes jeunes devant un grave problème que sont les clauses de disparité de traitement. C’est une aberration totale, et si Philippe Couillard choisit cette direction, la jeunesse s’en souviendra aux prochaines élections » – Jason St-Amour, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec.

À propos de Force Jeunesse
Fondé en 1998, Force Jeunesse est un regroupement de jeunes travailleurs qui œuvre à la défense et à l’amélioration des conditions de travail des jeunes travailleurs, des perspectives d’emploi de la relève et de l’équité intergénérationnelle dans les politiques publiques.

À propos de l’Union étudiante du Québec
L’Union étudiante du Québec a pour mission de défendre les droits et intérêts de la communauté́ étudiante, de ses associations membres et de leurs membres, en promouvant, protégeant et améliorant la condition étudiante et la condition des communautés locales et internationales. Elle compte plus de 79 000 membres universitaires à travers le Québec.

À propos de la Fédération étudiante collégiale du Québec
La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) représente plus de 68 000 étudiants provenant de 24 cégeps répartis sur tout le territoire québécois. Depuis plus de 25 ans, elle contribue à l’amélioration des conditions de vie et d’études des collégiens.


Une bonification au système de retraite public bienvenue pour la jeunesse

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02.11.2017

PROJET DE LOI 149

Une bonification au système de retraite public bienvenue pour la jeunesse

Force Jeunesse se réjouit des mesures proposées par le gouvernement dans son projet de loi 149, Loi bonifiant le régime de rentes du Québec et modifiant diverses dispositions législatives en matière de retraite, présenté plus tôt aujourd’hui à l’Assemblée nationale, qui viendront bonifier de manière significative le Régime de rentes du Québec (RRQ).

« Nous sommes satisfaits de constater que les grands principes de responsabilité et de solidarité qui se doivent de guider nos politiques publiques, soit la pérennité du régime, l’équité entre les générations et la sécurité financière des prestataires ont été entendus »,  a mentionné Sophie Tremblay, présidente de Force Jeunesse.

En se ralliant à la position retenue par les autres provinces canadiennes et le gouvernement fédéral eu égard à la bonification du Régime de pensions du Canada, tel que l’avait revendiqué Force Jeunesse et plusieurs autres groupes de la société civile, le gouvernement du Québec garantit ainsi que toute la population québécoise pourra profiter de la modification apportée au RRQ.

« Il s’agit du meilleur investissement qu’il soit possible de faire pour les futures générations, dans un contexte où il devient de plus en plus difficile pour les jeunes de compter sur d’autres sources de revenus à la retraite, avec le déclin des régimes complémentaires de retraite et la montée du travail atypique. », a ajouté Sophie Tremblay.

Cette première bonification du RRQ depuis sa création en 1965 représente un gain important pour les jeunes qui font actuellement leur entrée sur le marché du travail, la classe moyenne et les personnes à faible revenu ou en situation d’emploi(s) atypique(s). Le Québec évite du même coup de faire bande à part du reste du Canada, ce qui aurait fait des travailleurs québécois les parents pauvres des régimes de retraite publics au pays.

Force Jeunesse salue par ailleurs la décision de capitaliser le régime supplémentaire, ce qui permettra d’en assurer la pérennité, dans un contexte où beaucoup de futurs retraités compteront sur le régime public comme principale source de revenus à la retraite.

« La réforme annoncée aujourd’hui engagera l’avenir des futures générations de retraités. Comme la bonification proposée produira uniquement ses pleins effets 40 ans après sa mise en place, les premières personnes qui bénéficieront pleinement du régime supplémentaire sont celles nées à partir des années 2000, et qui prendront leur retraite vers 2065. C’est donc dire que le RRQ bonifié est une mesure conçue pour la jeunesse d’aujourd’hui et de demain, qui contribuera à améliorer significativement le niveau de vie à la retraite des jeunes qui font présentement leur entrée sur le marché du travail.»,  a précisé la présidente de Force Jeunesse.


Lancement de la campagne d'information sur les clauses de disparité de traitement

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31.08.2017

CONDITIONS DE TRAVAIL

Lancement de la campagne d'information sur les clauses de disparité de traitement

Force Jeunesse lance aujourd’hui une campagne d’information sur les clauses de disparité de traitement. Clauses de dispari…Quoi ?

Les clauses de disparité de traitement ou clauses orphelins sont des clauses qui créent une discrimination entre les travailleurs sur la seule base de leur date d’embauche. Injuste, vous dites !

À Force Jeunesse, nous croyons que personne ne devrait être discriminé sur la base de sa date d’embauche. C’est pourquoi nous levons le voile sur cette réalité qui touche particulièrement les jeunes travailleurs et les nouveaux arrivants. Bien qu’interdites en partie depuis 2001, certaines formes pernicieuses de clauses de disparité de traitement se retrouvent encore enchâssées dans les conditions de travail de divers travailleurs, notamment dans les avantages sociaux comme les régimes de retraite ou les assurances collectives.

Alors qu’il existe un consensus politique sur le fait que ces clauses nuisent aux perspectives d’emploi des personnes touchées, nous croyons que le moment est venu pour mettre fin, une fois pour toute, à ces clauses discriminatoires. La révision annoncée par le gouvernement de la Loi sur les normes du travail représente une occasion à ne pas manquer.

Unissons-nous !

Pour visionner la vidéo, cliquez ici.


Force Jeunesse à la conférence annuelle de la SCFP

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01.04.2017

CONDITIONS DE TRAVAIL

Force Jeunesse à la conférence annuelle de la SCFP

Force Jeunesse était à Halifax pour la conférence annuelle du Syndicat canadien de la fonction publique afin de partager son expérience dans la lutte contre les clauses de disparités de traitement, aussi appelées « clauses orphelins », qui touchent de façon disproportionnée les jeunes travailleurs et les nouveaux arrivants. Des échanges riches, avec les représentants des sections locales de tout le Canada,  qui renforcent notre détermination à continuer à combattre cette iniquité intergénérationnelle que sont les clauses orphelins.


Force Jeunesse participe au séminaire annuel sur la retraite de la FTQ

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14.03.2017

Force Jeunesse participe au séminaire annuel sur la retraite de la FTQ

Force Jeunesse a répondu à l’invitation de la FTQ qui tenait son séminaire annuel sur la retraite le 14 mars 2017. Intervenant sur le panel portant sur les clauses de disparités de traitement dites « clauses orphelins », notre présidente Nolywé Delannon a rappelé que ces clauses sont contraires aux principes d’équité intergénérationnelle et doivent être combattues. En laissant les parties en négociation décider de recourir à de telles clauses, on crée des milieux de travail discriminatoires envers les jeunes travailleurs et les nouveaux arrivants, qui ne sont pas à la table de négociation au moment où les décisions qui les concernent directement sont prises. Depuis plusieurs années, Force Jeunesse réclame l’intervention du gouvernement, garant ultime de l’équité entre tous, pour interdire ces clauses en clarifiant la Loi sur les normes de travail.


La FTQ, la Commission-Jeunesse du PLQ et Force Jeunesse demandent la fin des clauses de disparité de traitement

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23.10.2016

CONDITIONS DE TRAVAIL

La FTQ, la Commission-Jeunesse du PLQ et Force Jeunesse demandent la fin des clauses de disparité de traitement

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec (CJPLQ) et Force Jeunesse unissent leurs voix pour demander la fin des clauses de disparité de traitement au travail, aussi appelées « clauses orphelin », qui affectent injustement les jeunes.

Des chiffres alarmants
Plusieurs nouveaux éléments amènent ces groupes à interpeller l’Assemblée nationale à ce sujet. Des chiffres viennent d’être dévoilés, début octobre, par le Bureau de l’actuaire en chef du Canada sur la couverture des régimes de pension agréés (RPA) et révèlent une progression alarmante des clauses de disparité sur les régimes de retraite :

« Depuis 2004, il y a une tendance, en particulier dans le secteur privé, à établir ou à convertir à un nouveau genre de régime à prestations déterminées et à cotisations déterminées. Ces régimes peuvent être établis pour différentes catégories d’employés ou pour les employés existants qui recevront un type de régime et les nouveaux employés un autre type de régime. Le nombre de participants actifs dans ce genre de régime a augmenté de 18 000 en 2004 à 581 000 en 2014. »

« Ces chiffres confirment ce que nos syndicats vivent sur le terrain depuis plus de dix ans : c’est une véritable catastrophe ! Encore tout récemment, nous avons connu trois conflits importants portant spécifiquement sur cet enjeu. Cela a un coût humain et économique. Il faut que ça cesse », s’est insurgé le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux. « Nous estimons qu’il y a au minimum 150 000 personnes touchées au Québec juste au chapitre des retraites, c’est sans compter toutes celles qui sont touchées par une disparité de traitement sur les assurances complémentaires de santé », a-t-il ajouté.

La balle est dans le camp de l’Assemblée nationale
En février dernier, la Cour suprême du Canada a rejeté la demande d’appel du syndicat SEPB-FTQ (SEPB c. Groupe Pages jaunes) et a donc confirmé que le concept de « salaire » prévu dans la Loi sur les normes du travail (LNT) n’incluait pas les sommes consacrées par l’employeur au régime de retraite. Par conséquent, bien qu’elle interdise les clauses de disparité de traitement, cette loi n’interdit pas de telles clauses sur les avantages sociaux, tels que les régimes de retraite ou les régimes d’assurance santé complémentaires.

« Les tribunaux ayant mis en évidence les failles de la loi actuelle, il est maintenant du devoir de l’Assemblée Nationale d’agir pour s’assurer du respect de l’esprit de la loi et ainsi protéger adéquatement les jeunes travailleurs » a souligné Nolywé Delannon, présidente de Force Jeunesse, un groupe qui revendique une intervention législative dans ce dossier depuis sa création en 1998. « Or, nous croyons qu’une unanimité de l’Assemblée nationale est désormais possible puisque le congrès du Parti libéral du Québec a voté pour l’interdiction de ces pratiques inéquitables et discriminatoires à l’endroit des jeunes sur le marché du travail », a-t-elle rappelé. Il importe de préciser que lors de la course à la chefferie du Parti Québécois, Jean-François Lisée avait lui-aussi appuyé la modification législative réclamée par Force Jeunesse, joignant ainsi sa voix à celles de Québec solidaire et de la Coalition avenir Québec qui réclament une intervention gouvernementale depuis plusieurs années.

« Nous avons pris position et nous avons demandé au congrès du parti de prendre position parce qu’il s’agit d’une question de principe : il faut s’assurer de l’équité pour tous et toutes dans le marché du travail. On ne peut pas fermer les yeux sur cette injustice qui augmente », a indiqué le président de la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec, Jonathan Marleau. « Nous sommes convaincus que le fruit est mûr pour un changement à la loi, a-t-il ajouté, et ce n’est pas pour rien que le gouvernement en a fait du travail un thème prioritaire dans la nouvelle Politique jeunesse. »

Une solution qui s’impose
La seule véritable solution à ce problème d’équité intergénérationnelle est de clarifier la portée de l’interdiction des clauses de disparité de traitement dans la Loi sur les normes du travail (LNT) afin qu’elle colle à la réalité.
C’est la raison pour laquelle les groupes présents à la conférence de presse demandent au gouvernement d’agir rapidement et aux partis d’opposition de collaborer avec le gouvernement à ce sujet sans le transformer en joute partisane.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.

La Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec détient le tiers des voix au sein des instances du Parti libéral du Québec, ce qui fait d’elle l’aile jeunesse la plus puissante au sein d’un parti politique au Canada.

Fondé en 1998, Force Jeunesse est un regroupement de jeunes travailleurs qui œuvre à la défense et à l’amélioration des conditions de travail des jeunes travailleurs, des perspectives d’emploi de la relève et de l’équité intergénérationnelle dans les politiques publiques.


Recours aux "clauses orphelins" à la SQ? Ne laissons pas nos conventions collectives se négocier sur le dos de la jeunesse

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18.10.2016

CONDITIONS DE TRAVAIL

Recours aux "clauses orphelins" à la SQ? Ne laissons pas nos conventions collectives se négocier sur le dos de la jeunesse

On entend de plus en plus parler de fracture intergénérationnelle comme d’un risque d’implosion des sociétés, que ce soit pour commenter les divisions de la société anglaise autour du référendum sur le Brexit ou celles de la société américaine dans le contexte de l’élection présidentielle. Chez nous, plusieurs commentateurs ont analysé la course à la chefferie du Parti québécois avec une lunette générationnelle. Menace réelle ou simple inquiétude, cette question est majeure pour notre avenir collectif.

À Force Jeunesse, nous posons comme préalable à la conception de toute politique publique ou décision collective un principe d’équité et de solidarité intergénérationnelle. C’est dire notre inquiétude en apprenant par les médias que, dans le cadre des négociations entre le gouvernement et les policiers de la Sûreté du Québec concernant leur régime de retraite, certaines parties prenantes auraient évoqué l’hypothèse d’introduire des « clauses orphelins » comme issue aux désaccords. Nous ne pouvons rester silencieux face à une hypothèse qui ne devrait même pas être envisagée.

Qu’est-ce donc qu’une clause orphelin ? Aussi appelées clauses de disparités de traitement, ces dispositions permettent d’introduire une discrimination entre travailleurs, sur la base de leur seule date d’embauche. Ainsi, dans un même établissement et pour accomplir les mêmes tâches, deux employés se voient offrir des conditions de travail inégales. Les employés désavantagés sont ceux qui ne sont pas encore en emploi, principalement les jeunes, mais aussi les immigrants nouvellement accueillis. Depuis 2001, le Québec interdit ces clauses dans la Loi sur les normes du travail, interdiction qui n’inclut toutefois pas explicitement les régimes de retraite et les régimes d’assurance collective. Or, ces régimes sont précisément la cible, depuis quelques années, des contournements de l’esprit de la loi et l’hypothèse évoquée dans le cadre des négociations à la SQ s’inscrit dans cette logique. Cette option est toutefois inacceptable en raison de son caractère discriminatoire pour la jeunesse et de son reniement du consensus établi au Québec depuis 2001.

Lors du dévoilement de sa Politique de la jeunesse au printemps dernier, le Premier ministre réaffirmait son engagement à éliminer les clauses orphelins. Nous avons participé aux consultations préalables à cette Politique et y avions rappelé l’importance d’éradiquer ces clauses, ralliant de nombreuses voix à notre message. Récemment, la ministre du Travail annonçait la mise sur pied d’un Comité consultatif, dont l’un des mandats est de se pencher sur ces clauses appliquées aux régimes de retraite. Nous occupons le siège « jeunes » de ce Comité et entendons y jouer notre rôle avec sérieux et détermination. Difficile de concevoir que tous ces efforts et annonces puissent être vains et que l’on vienne aujourd’hui en saper les premiers effets.

Force Jeunesse défend une vision progressiste de la société et considère qu’une dégradation des conditions de travail est toujours regrettable. Plus grave encore est une dégradation qui ne cible qu’une génération de travailleurs en lui faisant assumer seule le fardeau financier des choix des générations précédentes. Si des déficits doivent être résorbés et des régimes rééquilibrés, chaque génération de travailleurs doit y contribuer équitablement. Il s’agit là d’une condition essentielle à notre cohésion sociale.

Nolywé Delannon
Présidente
Force Jeunesse

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Clauses de disparité de traitement : les jeunes libéraux se prononcent massivement pour un resserrement de la loi

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13.08.2016

CONDITIONS DE TRAVAIL ET ÉQUITÉ INTERGÉNÉRATIONNELLE

Clauses de disparité de traitement : les jeunes libéraux se prononcent massivement pour un resserrement de la loi

Force Jeunesse désire saluer la position adoptée aujourd’hui lors du congrès de la Commission-Jeunesse du PLQ à l’effet d’interdire formellement toute forme de clauses de disparités de traitement, aussi appelées clauses orphelin, dans les lois du travail. Cette motion, appuyée par une très forte majorité de militants, lance un message clair au gouvernement du Québec qu’il est temps d’agir pour protéger les jeunes travailleurs qui se font offrir des conditions de travail moins avantageuses sur la simple base de leur date d’embauche.

Déjà en 2013, une vaste coalition formée des comités jeunes des syndicats, des associations étudiantes et de Force Jeunesse réclamait une clarification de la Loi sur les normes du travail, dont les dispositions actuelles laissent malgré tout encore place à diverses formes de discrimination envers les jeunes, notamment en permettant aux employeurs de leur offrir des régimes de retraite moins avantageux en fonction de leur date d’embauche. « La présence de telles clauses dans les conventions collectives et dans les contrats d’emploi va à l’encontre du consensus établi au Québec visant à éradiquer toute forme de discrimination fondée sur l’âge dans les milieux de travail. Avec l’appui de l’aile jeunesse de son parti, le gouvernement ne peut plus ignorer la nécessité de clarifier la loi adoptée en 2001 afin qu’elle protège adéquatement les travailleurs plus vulnérables et que son esprit soit véritablement respecté » a déclaré Me Sophie Tremblay, vice-présidente responsable du contenu à Force Jeunesse.

Lors du dépôt de sa politique québécoise de la jeunesse au printemps dernier, le gouvernement s’est dit ouvert à un changement législatif en ce sens. Force Jeunesse avait alors indiqué qu’il appuierait celui-ci s’il voulait réellement s’attaquer au problème des clauses de disparités de traitement. Le premier ministre a depuis précisé son intention d’agir sur la question, notamment par la création d’un comité consultatif sur les normes du travail, qui aura pour mandat de formuler des recommandations sur le sujet. « Nous sommes heureux de voir que le gouvernement du Québec a décidé d’inclure des représentants de la jeunesse dans sa réflexion sur les clauses orphelin, notamment en nommant la présidente de Force Jeunesse sur le comité consultatif en charge d’analyser la question. Nous espérons fortement que cette volonté se traduira par des actions concrètes et non seulement par des vœux pieux, la seule façon d’enrayer le phénomène étant de clarifier la loi pour empêcher toute forme de disparité de traitement fondée sur la date d’embauche dans les régimes de retraites et autres avantages sociaux » a conclu Me Tremblay.

Force Jeunesse continuera son travail de sensibilisation auprès des différents acteurs politiques et de la société civile au courant de l’automne.


Congrès des jeunes libéraux : l'interdiction des clauses de disparité de traitement sera au programme

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13.08.2016

FORCE JEUNESSE

Congrès des jeunes libéraux : l'interdiction des clauses de disparité de traitement sera au programme

Force Jeunesse se réjouit de retrouver en ouverture de la thématique nationale du congrès de la Commission jeunesse du Parti libéral du Québec une proposition visant à interdire formellement toutes formes de clauses de disparités de traitement dans les lois du travail. L’organisme qui milite depuis sa création pour l’éradication de ces mesures discriminatoires envers les jeunes voit d’un bon œil le retour de l’aile jeunesse du parti gouvernemental dans ce débat.

Bien qu’officiellement interdites au Québec depuis 2001, certaines formes de ces clauses discriminant les travailleurs en fonction de leur date d’embauche perdurent encore à ce jour. Nombre d’employeurs contournent ainsi la loi actuelle et pénalisent directement les jeunes salariés du Québec, notamment en offrant des régimes de retraite et des assurances collectives moins avantageux à leurs employés en fonction de leur date d’embauche. « Depuis plusieurs années, Force Jeunesse presse les différents gouvernements d’agir en clarifiant la loi actuelle sur les normes du travail de manière à en empêcher tout contournement. En mars dernier, le premier ministre Philippe Couillard avait pour la première fois ouvert la porte à des changements législatifs en ce sens et nous nous réjouissons de voir aujourd’hui la CJPLQ accorder à cet enjeu crucial la place qui lui revient dans ses débats » a déclaré Nolywé Delannon, présidente de Force Jeunesse.

Il importe de rappeler qu’à la fin des années 1990, la CJPLQ faisait partie des organismes qui, aux côtés de Force Jeunesse, avaient réclamé le dépôt d’un projet de loi visant à interdire les clauses de disparités de traitement. L’adoption, cette fin de semaine, de la résolution de la CJPLQ demandant une clarification de la loi s’inscrirait donc dans la position historique de l’aile jeunesse sur le sujet. « Nous sommes confiants que les délégués présents au congrès sauront saisir l’opportunité de réaffirmer haut et fort que les clauses de disparités de traitement sont et doivent être chose du passé et qu’une action gouvernementale est nécessaire pour s’en assurer. Des représentants de Force Jeunesse s’assureront de sensibiliser les jeunes libéraux à cet enjeu durant la fin de semaine, en espérant que ceux-ci continueront de mener ce combat à nos côtés » a conclu Me Delannon.

Créé en 1998, Force Jeunesse est un regroupement de jeunes travailleurs visant la défense et l’amélioration des conditions de travail et des perspectives d’emploi de la relève dont les membres sont à la fois des associations et des individus. L’équité intergénérationnelle et une préoccupation pour l’avenir collectif de notre société sont au cœur des valeurs défendues par l’organisation.