Rentrée parlementaire à l'Assemblée nationale: la jeunesse rappelle ses priorités

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07.09.2021

PROJET DE LOI SUR LA PROTECTION DES STAGIAIRES

Rentrée parlementaire à l'Assemblée nationale: la jeunesse rappelle ses priorités

QUÉBEC, 7 septembre 2021 – À l’aube de la rentrée parlementaire de l’automne, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), l’Union étudiante du Québec (UEQ) et Force Jeunesse rappellent au ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité Sociale, Jean Boulet, que la jeunesse est toujours en attente d’un projet de loi visant à assurer des protections légales pour les stagiaires, un engagement constamment repoussé par le ministre.

 

Un engagement repoussé depuis deux ans

Au printemps 2019, à la suite de mobilisation de la jeunesse, le ministre Boulet s’est engagé à assurer de meilleures protections légales aux stagiaires par le biais d’un projet de loi leur étant exclusivement dédié. Ce projet de loi, qui devait garantir des protections quant au harcèlement, aux violences sexuelles, aux absences de longue durée ainsi qu’aux congés parentaux, devaient être déposé à l’automne 2019. Deux ans plus tard, aucun projet de loi n’est encore déposé et les stagiaires attendent toujours d’avoir des conditions davantage stables.

« Pour les organisations jeunesses, c’est une priorité que le ministre Boulet travaille à améliorer les conditions de stage des étudiant.e.s afin que celles-ci soient adéquates. C’est avant tout une question de protection contre le harcèlement et la violence qui ne peut plus attendre. », rappelle Samuel Vaillancourt, président de la FECQ.

 

Des conditions minimales pour garantir la réussite

Si le projet de loi 59, qui permet aux stagiaires d’être protégé.es par la Loi sur la Santé et la Sécurité au travail, entraîne une diminution de l’inégalité frappante qui existait entre les personnes travailleuses et les stagiaires, notons qu’il reste encore du travail à faire pour que les conditions des stagiaires soient adéquates.

« Il est essentiel que les stagiaires soient protégé.es des abus potentiels, du harcèlement ainsi que des violences sexuelles, entre autres, pour garantir des conditions d’étude minimales aux stagiaires », affirme Simon Telles, président de Force Jeunesse.

Les organisations jeunesses rappellent donc au ministre Boulet l’urgence de déposer un projet de loi strictement dédié aux conditions de stage des personnes étudiantes afin de s’assurer qu’elles puissent évoluer dans des milieux sécuritaires. « Pour que le ministre respecte ses engagements, le projet de loi doit être déposé cet automne afin qu’il soit adopté avant les élections 2022, sans quoi les conditions des stagiaires seront encore oubliées », conclut Samuel Poitras, président de l’Union étudiante du Québec.

 

À propos de Force Jeunesse 

Créé en 1998, Force Jeunesse est un regroupement de jeunes travailleurs visant la défense et l’amélioration des conditions de travail et des perspectives d’emploi de la relève dont les membres sont à la fois des associations et des individus. L’équité intergénérationnelle et une préoccupation pour l’avenir collectif de notre société sont au cœur des valeurs défendues par l’organisation. Pour en savoir plus, visitez forcejeunesse.qc.ca et suivez-nous sur Facebook, LinkedIn, Twitter et Instagram.

À propos de la FECQ

La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) représente près de 78 000 étudiantes et étudiants provenant de 27 cégeps répartis sur tout le territoire québécois. Depuis 30 ans, elle contribue à l’amélioration des conditions de vie et d’études de la population étudiante collégiale québécoise en étant la seule organisation à représenter exclusivement leurs intérêts.

À propos de l’UEQ

L’Union étudiante du Québec (UEQ) a pour mission de défendre les droits et intérêts de la communauté étudiante universitaire, de ses associations membres et de leurs membres, en promouvant, protégeant et améliorant la condition étudiante et la condition des communautés locales et internationales. Elle compte plus de 91 000 membres universitaires à travers le Québec

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INFORMATIONS

Claudie Lévesque, vice-présidente et attachée de presse (FECQ)
(514) 554-0576 vpresidence@fecq.org

Alexandre Ducharme, attaché politique (UEQ)
514 497-2602 politique@unionetudiante.ca

Claire Launay (Force Jeunesse)
Directrice des opérations
(514) 384-8666 direction@forcejeunesse.qc.ca

 

Source : Force Jeunesse


Une relance jeune, verte et inclusive, mais les transferts en santé encore dans la salle d’attente

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20.04.2021

BUDGET FÉDÉRAL 2021-2022

Une relance jeune, verte et inclusive, mais les transferts en santé encore dans la salle d’attente

Montréal, le 19 avril 2021 – Force Jeunesse se réjouit de la place faite aux jeunes, notamment pour la communauté étudiante et pour les personnes issues de la diversité, dans le budget du Canada 2021-2022. Par ailleurs, l’organisation, qui milite depuis plus de 20 ans pour l’équité intergénérationnelle, félicite le gouvernement pour ses investissements dans des enjeux qui préoccupent la jeunesse, comme l’environnement et la santé mentale. Toutefois, l’absence d’augmentation des transferts en santé demeure inquiétante. 

Une relance qui fait place aux jeunes

Force Jeunesse accueille favorablement l’investissement de 5,7 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années pour aider les jeunes Canadiens et Canadiennes à poursuivre et à terminer leurs études ainsi qu’à entrer sur le marché du travail. Nous soulignons particulièrement les mesures d’allègement de la dette étudiante présentées dans ce budget, de même que la création de 215 000 nouvelles possibilités d’emplois et d’acquisition de compétences professionnelles, ainsi que le projet d’établir un salaire minimum fédéral de 15$ de l’heure. 

Des mesures holistiques pour la santé mentale, mais des transferts en santé toujours insuffisants

Pour 2021-2022, le montant du transfert canadien en matière de santé reste sensiblement le même que celui de l’année dernière, s’élevant à 47,1 milliards de dollars, incluant un supplément ponctuel. Malheureusement, ce montant va à l’encontre des demandes faites conjointement par les provinces d’augmenter ces transferts de 22 à 35 %. Nous déplorons en effet que le gouvernement fédéral n’ait pas décidé d’augmenter les transferts en santé cette année, puisqu’il s’agit d’une des façons concrètes d’assurer la pérennité du système de santé québécois. Il est d’ailleurs nécessaire qu’une réflexion d’envergure soit initiée pour réfléchir sur le long terme le financement des systèmes de santé des provinces.

Toutefois, nous nous réjouissons des 257 millions de dollars alloués à la santé mentale, dont 100 millions de dollars sur trois ans pour soutenir les interventions en santé mentale auprès des populations les plus gravement touchées par la COVID-19, y compris les jeunes. Nous saluons également la décision du gouvernement fédéral d’investir très largement dans des mesures visant à bonifier des facteurs sociaux et économiques qui ont des répercussions sur la santé mentale, comme l’emploi, l’éducation et l’inclusion sociale.

L’environnement au coeur de la relance fédérale

Force Jeunesse se réjouit de constater qu’une des plus grandes préoccupations de la jeunesse, la lutte contre le réchauffement climatique, a une place importante dans le budget fédéral 2021-2022, avec notamment les investissements suivants:

  • 5 milliards de dollars sur sept ans pour des projets qui contribueront à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans tous les secteurs de l’économie canadienne;
  • 1 milliard pour des projets de technologies propres;
  • Réduire de 50 % les taux d’imposition générale des sociétés et des petites entreprises qui fabriquent des technologies à zéro émission;
  • L’émission des obligations vertes fédérales, avec une cible d’émission de 5 milliards de dollars pour 2021-2022, assujettie aux conditions du marché. Il s’agit de la première émission d’obligations vertes au Canada.

Une dette acceptable

Si la dette du gouvernement fédéral semble élevée au premier abord, celle-ci n’atteint que 51,2% du PIB, et ce, malgré le contexte actuel exceptionnel généré par la crise sanitaire. Nous tenons d’ailleurs à saluer l’élaboration d’une stratégie de la gestion de la dette et l’effort du gouvernement fédéral d’analyser l’incidence intergénérationnelle des mesures proposées dans ce budget.

 

Citation 

« Avec ce budget, le gouvernement fédéral répond à des enjeux qui sont chers aux jeunes, tels que l’environnement et la santé mentale. Toutefois, nous nous inquiétons de l’absence d’augmentation des transferts en santé qui permettraient de contribuer à la pérennisation des systèmes de soins des provinces. À cet effet, le fardeau fiscal doit être réparti intelligemment entre les générations et le financement de la santé n’en fait pas exception. »

  • Simon Telles, président de Force Jeunesse

 

À propos de Force Jeunesse 

Créé en 1998, Force Jeunesse est un regroupement de jeunes travailleurs visant la défense et l’amélioration des conditions de travail et des perspectives d’emploi de la relève dont les membres sont à la fois des associations et des individus. L’équité intergénérationnelle et une préoccupation pour l’avenir collectif de notre société sont au cœur des valeurs défendues par l’organisation. Pour en savoir plus, visitez forcejeunesse.qc.ca et suivez-nous sur Facebook, LinkedIn, Twitter et Instagram.

 

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Contact : 

Claire Lauay
Directrice des opérations
Force Jeunesse
direction@forcejeunesse.qc.ca
514 384-8666

 

Source : Force Jeunesse


Opération relance : un premier pas pour la jeunesse dans un sentier dépourvu de vert

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25.03.2021

BUDGET PROVINCIAL 2021-2022

Opération relance : un premier pas pour la jeunesse dans un sentier dépourvu de vert

Montréal, le 25 mars 2021 – Force Jeunesse se réjouit de la place faite aux jeunes dans le budget du Québec 2021-2022. L’organisation, qui milite depuis plus de 20 ans pour l’équité intergénérationnelle, félicite le gouvernement pour ses investissements prévus d’ici 2024-2025 qui bénéficieront aux jeunes du marché du travail, tels que :
  • 50,9 millions de dollars pour assurer un financement stable des carrefours jeunesse-emploi;
  • 31,4 millions de dollars en 2022-2023 pour soutenir les jeunes qui ne sont ni aux études, ni en emploi, ni en formation dans leur intégration au marché du travail;
  • 14,1 millions de dollars pour bonifier le crédit d’impôt pour stage en milieu de travail.

Inclure les jeunes : un défi professionnel et social

Force Jeunesse applaudit la présence de mesures visant à favoriser l’insertion professionnelle des jeunes. Néanmoins, l’organisation encourage le gouvernement à entamer une réflexion de fond sur les obstacles auxquels sont confrontés les jeunes issus de la diversité sur le marché du travail.

La pandémie a également fait ressortir un enjeu de société qui touche particulièrement les 18-35 ans : la santé mentale. En ce sens, l’augmentation des investissements en santé mentale est une mesure prometteuse, mais Force Jeunesse s’inquiète de l’accessibilité à ces services, notamment pour les personnes sur le marché du travail.

Environnement : grand oublié du budget

Force Jeunesse déplore que l’enjeu environnemental soit délaissé cette année malgré l’importance qui lui était accordée dans le budget l’an dernier. Soulignons que l’environnement demeure une priorité pour notre génération qui subira les contrecoups de notre inaction.

Financement de la santé : il vaut mieux prévenir que guérir

Force Jeunesse salue les investissements du gouvernement en santé parmi les mesures annoncées pour la relance économique post-pandémie, mais s’inquiète de l’absence de réflexion sur le financement à long terme du système de santé du Québec. Les dépenses de santé représentent 43 % du budget total du Québec, et ce, excluant les mesures de soutien liées à la crise sanitaire. Sans vision précise de la gestion à long terme des dépenses de santé, il est évident qu’il sera excessivement difficile de maintenir la couverture actuelle de l’assurance maladie pour l’ensemble des générations, tout en préservant des finances publiques saines.

Nous appuyons la demande du gouvernement provincial d’augmenter à 35 % les transferts fédéraux en santé, mais réitérons, tel que présenté dans notre recherche, que ce n’est pas la seule solution pour assurer la pérennité du système de soins. Dès lors, il est primordial qu’une réflexion nationale sur le financement de la santé à long terme soit entamée dès maintenant.

Fonds des générations : se donner une marge de manœuvre

Force Jeunesse se réjouit que le gouvernement prolonge de deux ans l’atteinte à l’équilibre budgétaire. C’est d’ailleurs l’une des recommandations qui émane de notre recherche menée en janvier dernier pour actualiser notre position sur l’utilisation du Fonds.

L’organisation ainsi que la majorité des experts consultés auraient préféré que le versement pour l’année 2021-2022 soit suspendu, à titre temporaire et exceptionnel, dans l’optique de favoriser l’équité intergénérationnelle. Cela dit, Force Jeunesse est heureuse que le gouvernement se donne une marge de manœuvre pour répondre aux besoins actuels sans limiter les opportunités des générations futures.

Citation

« Il faut que la relance reflète les priorités des jeunes : qu’elle soit durable, inclusive et équitable pour l’ensemble des générations. Nous nous réjouissons des mesures budgétaires annoncées pour les jeunes, qui ont particulièrement été touchés au niveau des conditions de travail et de la santé mentale. Par contre, l’environnement s’illustre par son absence, au même titre qu’une stratégie concrète pour assurer la pérennité du système de santé. Il est important que la facture de la pandémie ne soit pas uniquement refilée aux prochaines générations. »

Simon Telles, président de Force Jeunesse.

Pour lire le mémoire prébudgétaire de Force Jeunesse, cliquez ici.

Pour voir notre communiqué intégral, cliquez ici.

À propos de Force Jeunesse

Créée en 1998, Force Jeunesse est une organisation non partisane regroupant 18 bénévoles issus de différents milieux professionnels qui défend les conditions de travail et les intérêts des 18-35 ans dans une perspective d’équité intergénérationnelle. Pour en savoir plus, visitez forcejeunesse.qc.ca et suivez-nous sur Facebook, LinkedIn, Twitter et Instagram.

Contact : Lauriane Déry, Vice-présidente responsable des communications, Force Jeunesse, communications@forcejeunesse.qc.ca, 514-554-3162

 


Force Jeunesse accueille favorablement les amendements au projet de loi 59 proposés par le ministre Jean Boulet

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11.03.2021

PROJET DE LOI 59

Force Jeunesse accueille favorablement les amendements proposés par le ministre Jean Boulet

Force Jeunesse accueille favorablement les amendements proposés par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, au projet de loi 59, Loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail, visant à répondre aux préoccupations soulevées lors des consultations particulières et des auditions publiques.

« La réforme de la loi sur la santé et sécurité au travail aura un impact direct sur les conditions de travail des jeunes. Notre voix doit être entendue et prise en considération, surtout dans le contexte actuel, où la santé psychologique des jeunes est particulièrement fragile et les opportunités d’emplois sont moindres » mentionne Simon Telles, président de Force Jeunesse. 

Force Jeunesse recommande notamment :
  • La nomination d’une personne de moins de 35 ans sur le conseil d’administration de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail ;
  • La nomination d’au moins une personne de 35 ans et moins sur les comités de santé et sécurité des établissements où les jeunes représentent plus de 30% de la main-d’œuvre, ainsi que sur le conseil d’administration de l’association sectorielle paritaire ;
  • D’inclure la santé psychologique dans les programmes de santé et sécurité au travail ;
  • La mise en place d’une politique d’encadrement du télétravail dans les organisations ;
  • D’inclure un ou une psychologue du travail dans la composition du comité scientifique mis en place par le gouvernement ;
  • De mandater les instituts de recherche pour réaliser une nouvelle enquête sur la situation actuelle du marché du travail québécois.

Pour les détails des amendements : https://bit.ly/3evo3oq

Pour lire notre mémoire et en savoir plus sur les recommandations de Force Jeunesse : https://bit.ly/36118wa


Projet de loi n°68 : Occasion manquée pour mettre fin aux clauses de disparité de traitement dans les régimes de retraite

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14.12.2020

PROJET DE LOI 68

Occasion manquée pour mettre fin aux clauses de disparité de traitement dans les régimes de retraite

Montréal, 14 décembre 2020 – Force Jeunesse s’inquiète des conséquences sur les jeunes travailleuses et travailleurs découlant de l’adoption du projet de loi n°68 visant principalement à permettre l’établissement de régimes de retraite à prestations cibles. En plus de maintenir des régimes complémentaires de retraite à deux vitesses qui désavantagent les jeunes sur le marché du travail, le gouvernement du Québec laisse place à la création de nouvelles clauses de disparités de traitement.

En effet, en permettant la création de nouveaux régimes à prestations cibles sans aucun mécanisme d’équivalence avec des régimes à prestations déterminées déjà en place, le ministre des Finances, Éric Girard, ouvre la porte à des régimes de retraite différents pour une même catégorie de travailleuses et de travailleurs uniquement en fonction de leur date d’embauche.

Quelques chiffres :

  • Retraite Québec dénombre encore 97 régimes sous sa surveillance comportant une clause de disparité de traitement basée sur la date d’embauche dans le régime de retraite;
  • Cela représente 13 % des régimes à prestations déterminées surveillés par cet organisme;
  • Plus du tiers (1/3) des participantes et des participants visés par ce type de régime reçoivent un traitement moins favorable que leurs collègues.

Nous continuons de croire que la création de régimes à prestations cibles qui partagent un maximum de caractéristiques avec les régimes à prestations déterminées demeure la meilleure solution pour abolir les régimes à deux vitesses qui désavantagent les jeunes sur le marché du travail.

Historique :

  • Alors que la Coalition Avenir Québec (CAQ) était dans l’opposition, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a déposé un projet de loi qui visait à interdire complètement les clauses de disparité de traitement dans les milieux de travail;
  • Pendant la dernière campagne électorale, le premier ministre du Québec s’est engagé formellement à abolir toute clause de disparité de traitement;
  • Depuis l’arrivée au pouvoir de la CAQ, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, a réitéré à plusieurs reprises qu’il s’agissait d’une priorité du gouvernement.

« Deux ans après l’adoption d’une motion unanime de l’Assemblée nationale du Québec visant à interdire toutes les formes de clauses de disparité de traitement, le gouvernement envoie un message contradictoire en permettant avec ce projet de loi la création de nouvelles clauses de disparité de traitement », s’est indigné Simon Telles, président de Force Jeunesse. « La CAQ a pris l’engagement d’abolir l’ensemble des clauses de disparités de traitement et maintenant qu’elle est au pouvoir, les résultats ne sont pas au rendez-vous. Le projet de loi n°68 était pourtant l’occasion tout indiquée d’abolir définitivement les clauses de disparité de traitement qui affligent encore de nombreux jeunes du marché du travail. Le temps est venu de passer de la parole aux actes. »

À propos de Force Jeunesse

Créé en 1998, Force Jeunesse est un regroupement de jeunes travailleuses et travailleurs visant la défense et l’amélioration des conditions de travail et des perspectives d’emploi de la relève, et dont les membres sont à la fois des associations et des individus. L’équité intergénérationnelle est une préoccupation importante pour l’avenir collectif de notre société et est au cœur des valeurs défendues par l’organisation. Composé exclusivement de bénévoles, son conseil d’administration rassemble 18 jeunes engagés dans une diversité de milieux (associatif, politique, syndical, étudiant, communautaire, professionnel et académique).

Pour consulter le communiqué de presse intégral, cliquez ici.

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Contact :

Lauriane Déry, vice-présidente responsable des communications, Force Jeunesse, communications@ancien.forcejeunesse.qc.ca, 514 554-3162

Source : Force Jeunesse


Budget 2020 : Un budget vert qui laisse planer du rouge

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10.03.2020

BUDGET 2020

Un budget vert qui laisse planer du rouge

Force Jeunesse se réjouit que le gouvernement du Québec place l’environnement au cœur de son exercice budgétaire. De plus, Force Jeunesse félicite le gouvernement pour ses investissements d’ici 2024-2025 qui bénéficieront aux jeunes travailleuses et travailleurs, tels que:

  • 27 millions pour bonifier la Stratégie action jeunesse ;
  • 261 millions en santé mentale ;
  • 176 millions pour les victimes d’agressions sexuelles et de violence conjugale.
  • 850 millions pour financer les programmes existants de transport en commun.
  • Une croissance des dépenses de 4,5% en éducation.

Par contre, Force Jeunesse, qui milite depuis plus de 20 ans pour l’équité intergénérationnelle, est préoccupé par l’absence de réflexion sur l’impact du vieillissement de population sur le financement du système de santé à long terme.

Un pas dans la bonne direction en environnement et en infrastructures

Force Jeunesse salue les investissements en environnement d’environ 2,6 milliards supplémentaires sur 5 ans. Par ailleurs, les dépenses du ministère de l’Environnement augmentent de 28,5%. Toutefois, le prix du carbone fixé par le marché demeure trop bas pour financer adéquatement la transition énergétique. Force Jeunesse considère que le gouvernement doit réfléchir à des mesures fiscales additionnelles pour lui permettre de respecter les objectifs stipulés par l’accord de Paris.

Les investissements additionnels de 15 milliards sur 10 ans en infrastructures permettront de résorber le déficit de maintien d’actifs publics. De ce montant, plus de 3,3 milliards sont alloués au financement d’infrastructures de transport en commun, une mesure que Force Jeunesse appuie, bien qu’il s’agisse d’un montant moindre que ce qui est investi en transport routier.

L’éléphant dans la pièce : le vieillissement de la population et les coûts de la santé

Force Jeunesse note les mesures que le gouvernement du Québec implante pour faire face au vieillissement de la population, notamment en finançant les services de maintien à domicile aux aînés (384 millions sur 5 ans). Toutefois, Force Jeunesse regrette l’absence de réflexion sur le financement à long terme du réseau de la santé. Encore une fois cette année, les dépenses en santé augmentent plus rapidement (5,3%) que la croissance du PIB. La croissance des coûts du système de santé risque de plomber les finances publiques du Québec. Force Jeunesse réitère l’importance de s’attaquer dès maintenant à ce problème dans une optique intergénérationnelle, en épargnant les sommes nécessaires pour faire face à la hausse future des couts de la santé.

Force Jeunesse soutient que le Fonds des générations devrait être utilisé pour épargner en prévision de l’augmentation des dépenses en santé. Elle est d’ailleurs soulagée de constater que le gouvernement réitère sa volonté de poursuivre les versements au Fonds lors des prochaines années.

Citations : 

« Force Jeunesse se réjouit de constater que le gouvernement investit des montants substantiels en environnement et en infrastructures publiques. Il s’agit d’un bon premier pas pour favoriser la transition énergétique, mais il importe d’investir davantage dans les transports en commun et d’augmenter la tarification du carbone. »

« La jeunesse est préoccupée par l’absence de réflexion sur l’avenir du financement de la santé. Les dépenses de santé risquent de représenter plus des deux tiers des dépenses de programmes du gouvernement d’ici trente ans, ce qui serait insoutenable. Agir dès maintenant pour prévenir ce problème est primordial si l’on souhaite que les générations futures puissent bénéficier d’une couverture de soins équivalente à celle des générations précédentes.»

— Daye Diallo, président de Force Jeunesse.


Un budget qui aide les jeunes d'aujourd'hui, mais qui devrait aborder davantage les problèmes de demain

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11.04.2019

BUDGET FÉDÉRAL 2019-2020

Un budget qui aide les jeunes d'aujourd'hui, mais qui devrait aborder davantage les problèmes de demain

Force Jeunesse se réjouit de constater que le gouvernement fédéral place au cœur de son exercice budgétaire des mesures pour faciliter l’accès à la propriété pour les jeunes et pour améliorer l’adéquation de la formation avec le marché du travail. L’organisme qui milite depuis près de 20 ans pour l’équité intergénérationnelle dans les politiques publiques s’inquiète toutefois de constater qu’aucune stratégie ne semble être mise de l’avant pour aider les provinces à faire face à la croissance importante des dépenses en santé entraînée par le vieillissement de la population.

Des mesures positives pour accéder à la propriété et pour favoriser l’emploi des jeunes

Force Jeunesse salue la mise en place de plusieurs mesures qui aideront les jeunes à accéder à la propriété et à occuper un logement plus abordable. Nous soulignons la subvention des paiements hypothécaires, une bonification du Régime d’accession à la propriété et un investissement de 10 milliards sur 9 ans pour favoriser la construction de logements locatifs. Les défis par rapport à l’accès au logement et à la propriété demeurent particulièrement importants pour les jeunes, mais les mesures contenues dans le budget 2019 représentent un pas dans la bonne direction.

Nous soulignons aussi l’élargissement du Programme de stage pratique aux étudiants en sciences humaines, sociales et en arts (investissement d’environ 800 millions sur 5 ans)  ainsi que la création d’environ 40 000 nouveaux stages subventionnés en partenariat avec des entreprises. Force Jeunesse appuie également l’élargissement de Service jeunesse Canada pour soutenir le bénévolat chez les jeunes (315 millions sur 5 ans) et la mise en place de la Stratégie d’emploi jeunesse.

Des enjeux négligés : le financement de la santé et des retraites à long terme

Bien que le gouvernement effectue des investissements importants en santé mentale et lance des consultations pour implanter un régime canadien d’assurance médicament, Force Jeunesse s’inquiète de l’absence de réflexion quant à la pérennité du système de santé dans un contexte de vieillissement de la population. À long terme, la formule d’indexation actuelle des transferts fédéraux en santé crée un désengagement graduel du gouvernement fédéral dans les soins de santé, alors que les coûts des systèmes de santé représentent une part grandissante des budgets des provinces.

Alors que Force Jeunesse reconnaît les investissements importants réalisés dans le budget 2019 pour augmenter les revenus des ainés toujours actifs sur le marché du travail, nous déplorons que le gouvernement ne s’attaque pas à la soutenabilité à long terme de la Sécurité de la vieillesse et du Supplément de revenu garanti. Ces politiques sont indexées au niveau de l’inflation, plutôt qu’à celui, plus élevé, de la croissance des salaires. À long terme, elles joueront un rôle de moins en moins important dans le niveau de remplacement de revenu à la retraite.

Il est crucial que le gouvernement du Canada agisse dès aujourd’hui pour garantir le financement à long terme des régimes de retraite et des soins de santé pour s’assurer de préserver l’équité intergénérationnelle.

Citation : 
« Force Jeunesse se réjouit de constater que le gouvernement mette en place de nouvelles mesures pour favoriser l’accès à la propriété et investisse massivement pour améliorer l’adéquation des compétences des jeunes avec le marché du travail. Nous tenons toutefois à souligner que le gouvernement fédéral doit contribuer davantage au financement du système de santé en augmentant ses transferts aux provinces. Autrement, à court terme, les coûts des soins de santé risquent de limiter la capacité des provinces à investir dans des politiques publiques cruciales pour les jeunes. » 
— Daye Diallo, président de Force Jeunesse


Clauses de disparité de traitement : le gouvernement Legault veut terminer le travail

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20.11.2018

CLAUSES DE DISPARITÉ DE TRAITEMENT

Le gouvernement Legault veut terminer le travail

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, s’engage à mettre fin de manière définitive aux clauses de disparité de traitement (CDT) qui accablent les jeunes travailleurs. Force Jeunesse s’en réjouit.

 Dans une entrevue accordée au journal La Tribune de Sherbrooke, ce dernier confirme que son gouvernement déposera un projet de loi qui ira plus loin que celui du précédent gouvernement libéral en éliminant complètement les clauses qui accordent des conditions de travail moins avantageuses à des salariés sur la seule base de leur date d’embauche.

Rappelons-nous que les Libéraux ont étendu la protection contre les CDT dans le projet de loi 176, Loi modifiant la Loi sur les normes du travail, adopté en juin dernier, mais que toutes les CDT relatives à des régimes de retraite ou à d’autres avantages sociaux qui existaient déjà demeurent entièrement légales et peuvent être reconduites indéfiniment. Cette situation qui perpétue les inégalités envers les jeunes travailleurs est insoutenable.

Ainsi, Force Jeunesse tient à saluer la volonté du ministre Boulet de mettre en œuvre cette promesse phare de la Coalition Avenir Québec. François Legault s’y était d’ailleurs engagé formellement en avril 2018 devant plus de 350 jeunes réunis dans le cadre de notre colloque annuel Maîtres chez vous s’il devait former le gouvernement. Nous sommes donc impatients de travailler avec le gouvernement pour réaliser cet important changement de culture dans le milieu du travail.

CONSTATS :

  • Au Canada en 2014, 581 000 travailleurs étaient touchés par une CDT dans leur régime de retraite, contre 18 000 en 2004;
  • Selon la FTQ, il y aurait 800 000 travailleurs canadiens, dont 150 000 au Québec, qui seraient touchés par une CDT actuellement;
  • Près de 18 % des salariés québécois couverts par une convention collective signée entre 2007 et 2012 subissaient une CDT;
  • Les CDT touchent plus particulièrement les nouvelles personnes qui intègrent le marché du travail, particulièrement les jeunes, les femmes et les nouveaux arrivants.

CITATION

« L’injustice à l’égard des jeunes travailleurs persistera tant et aussi longtemps que les CDT ne seront pas complètement abolies. Force Jeunesse espère maintenant que le gouvernement de la CAQ dépose rapidement un projet de loi pour mettre fin à cette situation une fois pour toutes et appelle tous les partis à collaborer à son adoption. » – Daye Diallo, président de Force Jeunesse

Pour consulter notre communiqué de presse en format PDF, cliquez ici.

À PROPOS DE FORCE JEUNESSE

Fondé en 1998, Force Jeunesse est un regroupement de jeunes travailleurs qui œuvre à la défense et à l’amélioration des conditions de travail des jeunes travailleurs, des perspectives d’emploi de la relève et de l’équité intergénérationnelle dans les politiques publiques.


Interdiction des clauses « orphelin » : Force Jeunesse se réjouit de l'adoption unanime du projet de loi 176

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12.06.2018

Interdiction des clauses « orphelin » : Force Jeunesse se réjouit de l'adoption unanime du projet de loi 176

Force Jeunesse, qui milite pour l’abolition des clauses « orphelins » depuis 20 ans, se réjouit de l’adoption unanime par l’Assemblée nationale du Québec du projet de loi 176, modifiant la Loi sur les normes du travail, qui rend enfin illégale toute nouvelle clause de disparité de traitement dans les conditions de travail sur la seule base de la date d’embauche. Cette mesure représente une avancée historique pour les jeunes travailleurs du Québec qui subissent ces discriminations depuis des années et Force Jeunesse salue la volonté du gouvernement libéral d’avoir décidé de s’attaquer à ce problème avant la fin de son mandat.

Force Jeunesse souhaite également remercier les groupes d’opposition, notamment la Coalition Avenir Québec et Québec Solidaire, pour leurs nombreux appuis publics à cette revendication historique de l’organisation. L’organisme tient aussi à souligner le travail constructif des parlementaires qui a mené à une adoption rapide du projet de loi et à des amendements en lien avec les recommandations de Force Jeunesse, notamment proposés par le Parti Québécois.

Bien que Force Jeunesse salue l’adoption des nouvelles dispositions de la loi interdisant les clauses de disparité de traitement, l’organisme regrette toutefois qu’elles ne visent pas tous les travailleurs, puisque les clauses de disparité de traitement déjà existantes sont maintenues par une clause d’amnistie dans la loi. L’approche choisie par le gouvernement ne mettra donc pas complètement fin à cette réalité et maintiendra des milliers de travailleurs dans des conditions de travail injustes, notamment en ce qui a trait à leur régime de retraite ou à leurs assurances collectives.

Les clauses de disparité de traitement ou clauses « orphelin » en bref :

  • Une clause de disparité de traitement (CDT) existe lorsqu’une condition de travail moins avantageuse que celle accordée à d’autres salariés, qui effectuent les mêmes tâches dans le même établissement, est attribuée sur la seule base de la date d’embauche.
  • Selon la FTQ, il y aurait 150 000 travailleurs québécois qui seraient touchés par une CDT actuellement.
  • Les CDT augmentent le nombre de conflits de travail et les coûts lors des négociations de conventions collectives.

       Bilan du projet de loi 176 sur les clauses de disparité de traitement :

  • Interdiction des CDT en fonction du statut d’emploi des salariés qui effectuent les mêmes tâches dans le même établissement.
  • Interdiction des disparités de traitement pour les salariés rémunérés par une agence de placement.
  • Interdiction d’introduire des CDT dans les régimes de retraites et avantages sociaux.
  • Amnistie accordée aux entreprises ayant actuellement des CDT dans leurs régimes de retraite ou leurs avantages sociaux (ces dernières pourront être maintenues).
  • Le salarié qui croit avoir été victime d’une CDT disposera d’un délai d’une année (plutôt que de 90 jours, tel qu’initialement prévu dans le projet de loi) pour déposer une plainte à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) ou au Tribunal administratif du travail.

Citations :

« S’agissant d’une revendication historique de Force Jeunesse, la réforme adoptée aujourd’hui marque un jour important pour tous les travailleurs défendus par notre organisme. Par ce geste important, le gouvernement du Québec vient interdire le recours à toute nouvelle clause de disparité de traitement qui viendrait discriminer les travailleurs du Québec sur la seule base de leur date d’embauche, protégeant ainsi les jeunes, les nouveaux arrivants et les femmes qui sont les groupes les plus affectés par cette situation. Cependant, nous n’oublions pas que des milliers de salariés, soumis aux clauses « orphelin » déjà en place, seront laissés pour compte et que leurs conditions de travail ne s’amélioreront pas en raison de l’amnistie que le gouvernement a décidé d’accorder à certaines entreprises » Daye Diallo, président de Force Jeunesse.


Force Jeunesse défend l'abolition des clauses de disparité de traitement en commission parlementaire

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17.05.2018

CONDITIONS DE TRAVAIL

Force Jeunesse défend l'abolition des clauses de disparité de traitement en commission parlementaire

Force Jeunesse était en commission parlementaire jeudi le 17 mai 2018 pour défendre l’abolition des clauses de disparité de traitement.

Dans le cadre du projet de loi 176 réformant la Loi sur les normes du travail, Force Jeunesse a soumis ses recommandations pour abolir toutes les clauses »orphelin » et favoriser une meilleure équité intergénérationnelle au travail.

Pour consulter la position complète de Force Jeunesse, vous pouvez lire le mémoire qui a été présenté à la ministre du Travail, Madame Dominique Vien.

Pour consulter notre mémoire, cliquez ici.