Table ronde sur les rapports de force municipal / provincial

 

Avenir des municipalités : Comment affronter les problèmes du 21e siècle?

 

Avec

  • Peggy Bachman, Directrice générale de l'Union des municipalités du Québec
  • Louise Harel, Chef de l'opposition officielle à la Ville de Montréal
  • Jean-Pierre St-Amour, Avocat spécialisé en droit municipal, Deveau, Bourgeois, Gagné, Hébert et associés

Animée par

  • Philippe Schnobb, journaliste à la Société Radio-Canada

 

Les villes québécoises sont dans une drôle de situation. Créatures de la province, elles semblent avoir de plus en plus à dire quant à la réalisation des projets majeurs, sans toutefois avoir les pouvoirs nécessaires pour véritablement faire entendre leurs voix. De par la nature de leur relation légale avec la province, les villes québécoises n’ont par ailleurs pas le contrôle sur leur propre vie démocratique, et doivent faire entériner par l’Assemblée nationale tout changement à leur structure ou à leurs pouvoirs, comme on a pu le voir avec les fusions de 2002 ou la réduction récente du nombre d’élus dans certaines villes.

 

Alors que la municipalité prend de plus en plus le rôle de promoteur à l’international, il apparaît qu’elle ne dispose pas des outils pour agir efficacement. Soumise à des dispositions qui lui interdisent d’être déficitaire, mais qui l’empêchent aussi de générer des revenus commerciaux, la ville se trouve entre l’arbre et l’écorce, comme l’a illustré la vente de la division internationale de Bixi, pourtant très profitable, à des intérêts privés.

 

Nous avons posé les questions suivantes à nos invités: 

 

  1. Les municipalités telles qu’on les connaît, créatures provinciales, peuvent-elle encore faire face aux enjeux actuels? Doit-on redéfinir le concept même de « municipalité » afin d’aller de l’avant?
  2. A-t-on donné aux municipalités et aux villes tous les outils dont elles ont besoin pour mener à bien de grands projets structurants?  
  3. La grande part du provincial dans les projets majeurs ouvre la porte à des intérêts bien différents que si ces projets étaient gérés par les villes. Les intérêts de la province et ceux des villes sont-ils toujours compatibles? La population est-elle mieux servie par cette gestion?
 

Force Jeunesse tient à remercier chaleureusement les partenaires de l'événement