Programmation 3 mars 2012

Jean-Thomas Bernard, Martine Ouellet, Normand Mousseau, Carole Beaulieu

Le modèle d’exploitation des richesses naturelles du Québec possède ses défenseurs et ses détracteurs. Barrage de la rivière Romaine, exploitation du gaz de schiste, pétrole sur l’île d’Anticosti, développement minier - d’un côté, on promet un gain à la collectivité, de l’autre, on dénonce les risques environnementaux, les dangers liés à la santé et à la sécurité des travailleurs, ainsi que la relative faiblesse des redevances versées au gouvernement. Alors que des dizaines de milliards de dollars dorment potentiellement dans notre sous-sol et que l’État québécois traverse une crise budgétaire, une exploitation accélérée des ressources naturelles est vue comme une solution rapide.

Nous avons posé les questions suivantes à nos invités :

  1. Le gouvernement peut-il se fier aux revenus de l’exploitation des ressources naturelles pour « payer l’épicerie », alors que ces ressources ne sont pas inépuisables et que nous ne sommes pas à l’abri d’une chute des cours ?
  2. Les stratégies mises de l’avant pour développer l’économie québécoise, notamment le Plan Nord, reposent principalement sur l’extraction de ressources naturelles, misant peu sur la transformation de ces mêmes ressources. Le Québec doit-il nécessairement exporter ses ressources pour en profiter ? Une fois les ressources épuisées, cela signifiera-t-il un déclin inévitable pour l’économie québécoise ?
  3. Comment assurer une exploitation des ressources naturelles qui puisse être profitable à la fois aux entreprises, aux collectivités, à l’État et aux particuliers ?

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Peggy Bachman, Louise Harel, Jean-Pierre St-Amour, Philippe Schnobb

Les villes québécoises sont dans une drôle de situation. Créatures de la province, elles semblent avoir de plus en plus à dire quant à la réalisation des projets majeurs, sans toutefois avoir les pouvoirs nécessaires pour véritablement faire entendre leurs voix. De par la nature de leur relation légale avec la province, les villes québécoises n’ont par ailleurs pas le contrôle sur leur propre vie démocratique, et doivent faire entériner par l’Assemblée nationale tout changement à leur structure ou à leurs pouvoirs, comme on a pu le voir avec les fusions de 2002 ou la réduction récente du nombre d’élus dans certaines villes.

Alors que la municipalité prend de plus en plus le rôle de promoteur à l’international, il apparaît qu’elle ne dispose pas des outils pour agir efficacement. Soumise à des dispositions qui lui interdisent d’être déficitaire, mais qui l’empêchent aussi de générer des revenus commerciaux, la ville se trouve entre l’arbre et l’écorce, comme l’a illustré la vente de la division internationale de Bixi, pourtant très profitable, à des intérêts privés.

Nous avons posé les questions suivantes à nos invités :

Les municipalités telles qu’on les connaît, créatures provinciales, peuvent-elle encore faire face aux enjeux actuels ? Doit-on redéfinir le concept même de « municipalité » afin d’aller de l’avant ?
A-t-on donné aux municipalités et aux villes tous les outils dont elles ont besoin pour mener à bien de grands projets structurants ? 
La grande part du provincial dans les projets majeurs ouvre la porte à des intérêts bien différents que si ces projets étaient gérés par les villes. Les intérêts de la province et ceux des villes sont-ils toujours compatibles ? La population est-elle mieux servie par cette gestion ?

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John Parisella, Ginette Chenard, Julien Toureille, Julie-Claude Gauthier

Alors que les trois quarts des exportations québécoises sont destinés aux États-Unis, la crise économique donne des sueurs froides aux artisans de notre économie. Malgré la croissance de certains secteurs de pointe et des tentatives de diversification de nos marchés, notre géographie dicte à bien des égards nos exportations. La menace de l’imposition de mesures protectionnistes par le gouvernement américain force le Québec à rester vigilant et l’amène à revoir sa stratégie.

Nous avons posé les questions suivantes à nos invités :

  1. Comment la tendance vers le protectionnisme américain affecte-elle le Québec ? Devons-nous craindre des mesures protectionnistes à la Buy American ?
  2. Notre sort économique est-il inextricablement lié à celui des États-Unis ? Peut-on, doit-on, se désengager d’un partenaire commercial si important en temps de crise ?
  3. De quels atouts le Québec dispose-t-il et comment peut-il diversifier sa stratégie aux États-Unis ?

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Alexandre Ramacieri, Jacques Marchard, Paul Lewis, Maud Cohen

Des viaducs qui s’écroulent, des ponts sous « haute surveillance », l’échangeur Turcot à remplacer... les infrastructures au Québec montrent des signes de vieillissement alarmants. Lorsqu’on ajoute à cela les déboires du nouveau CHUM, de l’Îlot Voyageur et du stade olympique ainsi que les problèmes liés au prolongement des autoroutes, on ne peut faire autrement que remettre en question notre capacité à réaliser de grands projets et à en assurer le financement.

Le défi est de taille afin de s’assurer que nos infrastructures existantes soient bien entretenues et sécuritaires, et que nos nouvelles infrastructures soient bien construites et rentables. Mais des exemples à l’étranger prouvent qu’il est possible de réaliser et de maintenir de grands projets d’infrastructure à coûts raisonnables, sans léguer les coûts d’entretien aux générations suivantes. Partenariats public-privé, baux à long terme, gestion « clé en main » par le secteur privé, entreprises d’État... Quelles solutions pour le Québec ?

Nous avons posé les questions suivantes à nos invités :

  1. Le Québec est-il dans une situation unique en ce qui a trait à ses infrastructures ? Quelle est la recette qui nous élude pour avoir des infrastructures en santé - pour avoir « beau, bon, pas cher » ?
  2. Comment financer les infrastructures de façon équitable pour la société et pour les générations à venir ?
  3. Pouvons-nous nous permettre de remplacer toutes nos structures vieillissantes ? Est-il judicieux de rénover ce que nous avons actuellement ? L’expérience récente nous permet-elle de croire que nous pouvons faire mieux que ce que nous avons ?

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Mathieu Bock-Côté, L'hon Marlene Jennings, Christian Nadeau, Adam Daifallah, Lisa-Marie Gervais

Les dernières élections fédérales ont amené de profonds changements sur l’échiquier politique canadien. Les conservateurs de Stephen Harper ont été reportés au pouvoir, forts cette fois-ci d’une majorité, et ce bien qu’ils ne disposaient pas de l’appui du Québec. Le fossé entre Harper et le Québec, déjà évident avant l’élection, s’est accentué avec les récents dossiers de la lutte au crime, du registre des armes à feu et des mesures pour redorer des symboles de l’identité canadienne. Parallèlement, ces mêmes conservateurs semblent vouloir donner plus de liberté aux provinces et décentraliser la fédération canadienne, ce qui devrait plaire aux provinces.

Face aux conservateurs, on retrouve dans les rangs de l’opposition trois partis en majorité sans chef, dont deux - le Bloc québécois et le Parti Libéral - ont subi des défaites cuisantes aux élections de mai 2011. Le Nouveau Parti Démocratique, pour sa part, a accédé au statut d’opposition officielle pour la première fois de son histoire, mais toutefois sans le chef charismatique qui l’y a mené.

Nous avons posé les questions suivantes à nos invités :

  1. Bien que majoritaire, Stephen Harper peut-il réellement s’afficher comme le leader de l’ensemble du pays, y compris des Québécois ? Le Québec se désengagera-t-il de la scène fédérale devant un gouvernement qui ne le représente peut-être pas ?
  2. Le gouvernement de Stephen Harper a-t-il les coudées franches à Ottawa ? L’opposition, dans son état actuel, peut-elle défendre les intérêts du Québec face à une majorité conservatrice ?
  3. La décentralisation des pouvoirs prônée par les conservateurs peut-elle rallier le Québec à un gouvernement qui y est impopulaire ? Le gouvernement provincial peut-il, ou doit-il, remplir le vide laissé par une opposition éclatée ?

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Denys Jean, Nicolas Lemieux, Michel St-Germain, Carole Beaulieu

Les changements démographiques anticipés au Québec pour les prochaines décennies présentent un défi de taille pour l’ensemble de la société. La viabilité du régime public de retraite, géré par la Régie des rentes du Québec (RRQ), est en jeu, et de plus en plus de régimes privés modifient leur structure pour passer d’un modèle à prestations déterminées à un modèle à cotisations déterminées, offrant moins de garanties aux nouveaux travailleurs sans toutefois leur permettre de toucher aux prestations déjà promises.

Alors que les contribuables de toute la province paient pour combler le déficit actuariel de la caisse de retraite des employés de la Ville de Montréal, pour citer un exemple, la situation semble de moins en moins équitable entre travailleurs et retraités.

Nous avons posé les questions suivantes à nos invités :

  1. Comment les effets du choc démographique anticipé sur nos retraites peuvent-ils être mitigés ? Les travailleurs actuels recevront-ils les mêmes avantages, à leur retraite, que les retraités d’aujourd’hui ?
  2. La formule des régimes de retraite telle qu’on la connaît est-elle appelée à changer ?
  3. Le passage d’un modèle à prestations déterminées à un modèle à cotisations déterminées semble désavantager les jeunes travailleurs qui commencent à cotiser à un régime de retraite. Assiste-t-on à une nouvelle mutation des clauses « orphelin » ?

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Panel de clôture

16h15 - 17h30

Philippe Marcoux, Jean-Jacques Stréliski, Taïeb Moalla, Mélanie Joly, Chantal Hébert

Perspectives 2012 : Experts et observateurs font leur prévisions !

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