Clauses « orphelin »

Depuis sa création, Force Jeunesse appuie les jeunes victimes de clauses « orphelin » tout en dénonçant cette pratique discriminatoire qui afflige les conditions d'emploi des nouveaux travailleurs.

La Commission des droits de la personne du Québec définit une clause orphelin comme étant:

Toute clause discriminatoire basée sur la date d'embauche qui a pour effet de ne plus fonder la politique salariale sur des critères communs à l'ensemble du personnel.

Le ministère du Travail du Québec propose une définition complémentaire.

Les clauses « orphelin », décrites par le secteur de la recherche du ministère du Travail lors de travaux publiés au cours des deux dernières décennies, correspondent au départ, dans une convention, à une rémunération à double ou à multiples paliers. Ce vocable ou cette brève description s'applique dans le cadre d'une convention établissant deux ou plusieurs échelles de salaires distinctes pour un même emploi, et ce, en fonction de la date d'entrée en service chez un employeur. (source)

Grâce à un travail soutenu et solidaire, une loi interdit désormais certaines formes de clauses «orphelin» au Québec. Force jeunesse s’assure, par un travail continu de veille et de suivi, que les dispositions de cette loi sont appliquées. 

Est-ce que qu'un employé vaut moins parce qu'il est plus jeunes? La question se pose, puisque beaucoup de luttes reste à faire, notamment dans la fonction publique et dans le milieu journalistique.

C'est pourquoi Force Jeunesse supporte les démarches de jeunes qui s'oppose à ce que leurs droits fondamentaux soient bafoués. Dans cet esprit, le regroupement a levé le drapeau rouge et déposé officiellement une plainte auprès de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, en octobre 2010.

 

3 juin 2011

Clauses « orphelin » à Postes Canada: il faut modifier le Code canadien du travail!

Dans le cadre de la campagne électorale fédérale, Force Jeunesse interpelle les partis politiques sur les clauses de disparité de traitement aussi connues sous le nom de clauses « orphelin ». « Pendant que les employés de Postes Canada votent massivement un mandat de grève afin de protester contre l'imposition d'une clause de disparité de traitement qui réduirait de 30% le salaire des nouveaux employés, les partis fédéraux doivent s'engager à interdire de telles pratiques. » affirme Jonathan Plamondon, président de Force Jeunesse

Force Jeunesse a choisi de sensibiliser les partis fédéraux sur les clauses de disparités de traitement. Suite aux efforts de Force Jeunesse, l'Assemblée nationale a adopté au début des années 2000 une Loi interdisant la présence de clauses de disparité de traitement au sein des conventions collectives. Concrètement, cela signifie qu'il n'est plus possible de sacrifier les jeunes travailleurs pour conserver les acquis des plus anciens.. On ne peut distinguer les bénéfices selon les dates d'embauches.

12 mai 2011

Le Forum des jeunes 2011: réfléchir aux meilleures pratiques en gestion des talents!

Force Jeunesse s'est associé à l'édition 2011 du Forum des jeunes de l'Institut d'administration publique du grand Montréal qui aura lieu le 27 mai et qui portera sur les meilleures pratiques en gestion des talents. La gestion des talents, c'est recruter les meilleurs candidats et contribuer à leur épanouissement.

Force Jeunesse se sent particulièrement interpellé par ces réflexions et ces nouvelles tendances. Lors des audiences sur projet de Loi 130, nous avons déposé un mémoire qui portait entre autres sur la question de la relève dans les lieux de pouvoirs nous soulignons l'importance « Que le gouvernement se dote d'une directive claire sur la relève dans les lieux décisionnels ». De plus, la ministre Courchesne, responsable de l'administration publique, annonçait l'embauche, d'ici 2015, de près de 6000 nouveaux employés pour répondre aux nombreux départs à la retraite. Il faut se doter collectivement des meilleurs outils pour recruter et garder à l'emploi la meilleure fonction publique. Nous le soulignons régulièrement, nous faisons face, comme société, à des défis importants. Ce n'est qu'en recrutant les meilleurs et à visant l'atteinte de leur plein potentiel que nous parviendrons à relever les nombreux défis de l'équité intergénérationnelle.

Pour cela, il faut leur offrir des opportunités intéressantes et des conditions répondant à leurs aspirations. Cette nouvelle génération tient à la fois à performer au travail et à atteindre un équilibre dans sa vie personnelle et familiale. Elle utilise de nouvelles technologies pour apprendre et réseauter, elle est mobile et plus qualifiée que jamais. Elle est surtout en quête de défis professionnels auxquels doivent répondre les instances institutionnelles publiques. Ce sont tous des sujets qui seront traités lors de cette journée de conférence. Consultez l'horaire complet de la journée sur le site de l'IAPGM.

En tant que membre de Force Jeunesse, vous bénéficiez du tarif étudiant. La journée complète, incluant le dîner assis au Club St-James de Montréal, coûte 70 $. Réservez votre place dès maintenant en écrivant à info@forcejeunesse.qc.ca

 

30 avril 2011

Lettre ouverte en ce 1er mai, fête des travailleurs

La semaine dernière, Force Jeunesse interpellait les partis politiques afin qu'ils réagissent à la volonté de Postes Canada de négocier une clause de disparité de traitement dans la prochaine convention collective de ses employés. Les clauses de disparité de traitement, aussi connues sous le nom de clauses « orphelin »,  différencient les avantages en fonction de la date d’embauche des employés. En vertu de telles clauses, les jeunes employés ne pourront jamais bénéficier des mêmes conditions que les plus anciens. Il n’est pas question ici d’ancienneté, mais bien de discrimination. La clause « orphelin » proposée par Postes Canada diminuerait entre autres le salaire des jeunes travailleurs d'environ 30 % sans affecter celui des plus anciens.  

Le 1er mai est la fête des travailleurs. Bonne fête des travailleurs, soit, mais est-ce bien la fête de tous les travailleurs? Postes Canada et les employeurs des domaines sous juridiction fédérale peuvent négocier de telles ententes comme bon leur semble, car les jeunes travailleurs ne sont pas protégés convenablement par le Code canadien du travail.

Le Québec a adopté une Loi qui interdit ce genre de pratiques discriminatoires différenciant les bénéfices en fonction de la date d'embauche. Or, cette protection n'existe pas dans le Code canadien du travail, ce qui crée une situation tout à fait paradoxale. Concrètement, les travailleurs n'ont pas les mêmes droits lorsqu’ils sont couverts par la loi fédérale ou par la loi provinciale, ce qui dépend de leur lieu de travail et de leur profession. C'est ce qui permet à Postes Canada de proposer de telles clauses contre les jeunes. Ces pratiques sont aussi possibles dans les domaines des télécommunications, de la télédiffusion, des banques à charte, etc. C'est pour rectifier cette injustice que nous avons demandé aux partis politiques de dénoncer la situation et de s’engager à la corriger dès la rentrée parlementaire.

13 octobre 2010

Dans les médias : «Discriminatoires, les emplois étudiants?», par Paul Journet

À travail égal, peut-on accorder un salaire moindre à un étudiant qu'à un employé permanent de la fonction publique? Non, croit Force Jeunesse.

L'organisme a porté plainte hier à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) au nom de deux étudiants employés à la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ).

«C'est normal qu'un étudiant soit moins payé qu'un permanent s'il fait un stage, s'il apprend un métier pour lequel il manque d'expérience, soutient Jonathan Plamondon, président de Force Jeunesse. Mais ce n'est pas le cas ici. Les deux étudiants travaillaient comme agents de bureau. Essentiellement, leur boulot consistait à numériser des documents pour traiter les dossiers de la RAMQ. Ils gagnaient environ 15$ l'heure, soit près de 5$ de moins qu'un permanent qui faisait exactement le même travail. De plus, ils n'avaient pas droit aux mêmes avantages sociaux.»

12 octobre 2010

Force Jeunesse lève le drapeau rouge et dépose officiellement une plainte auprès de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse

« Notre action aujourd’hui se veut un signal d’alerte; la discrimination ne sera pas tolérée en milieu de travail. »

— Jonathan Plamondon, président de Force Jeunesse

Depuis 1998, Force Jeunesse milite pour la défense et l'amélioration des conditions de travail et des perspectives d'emploi des jeunes travailleurs. Selon les principes qui guident son action, Force Jeunesse a choisi de porter plainte à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) afin de mettre en évidence la discrimination dont fait l’objet les étudiants en emploi dans la fonction publique québécoise sous la classification « d’emploi étudiant ».

30 mars 2010

Un premier pas de plusieurs pour l’équité intergénérationnelle

Le budget 2010-2011 présenté aujourd’hui par le ministre Bachand, laisse Force Jeunesse quelque peu sur sa soif avec l’imminence du choc démographique qui attend le Québec. « Le plan de retour à l’équilibre budgétaire du gouvernement nous sort de l’immobilisme, mais ce n’est que le premier pas de plusieurs pour rendre les finances publiques équitables pour les jeunes », a déclaré Jonathan Plamondon, président de Force Jeunesse.

18 octobre 2005

Force Jeunesse plaide pour la fin des clauses «orphelin» au Canada

Le mardi 18 octobre, des représentants du groupe Force Jeunesse résenteront devant la Commission d'examen des normes fédérales du travail, qui tient des consultations publiques à Montréal, leur plus récent mémoire intitulé Vers une meilleure protection de l'équité intergénérationnelle dans les normes du travail fédérales.