La semaine dernière, Force Jeunesse interpellait les partis politiques afin qu'ils réagissent à la volonté de Postes Canada de négocier une clause de disparité de traitement dans la prochaine convention collective de ses employés. Les clauses de disparité de traitement, aussi connues sous le nom de clauses « orphelin », différencient les avantages en fonction de la date d’embauche des employés. En vertu de telles clauses, les jeunes employés ne pourront jamais bénéficier des mêmes conditions que les plus anciens. Il n’est pas question ici d’ancienneté, mais bien de discrimination. La clause « orphelin » proposée par Postes Canada diminuerait entre autres le salaire des jeunes travailleurs d'environ 30 % sans affecter celui des plus anciens.
Le 1er mai est la fête des travailleurs. Bonne fête des travailleurs, soit, mais est-ce bien la fête de tous les travailleurs? Postes Canada et les employeurs des domaines sous juridiction fédérale peuvent négocier de telles ententes comme bon leur semble, car les jeunes travailleurs ne sont pas protégés convenablement par le Code canadien du travail.
Le Québec a adopté une Loi qui interdit ce genre de pratiques discriminatoires différenciant les bénéfices en fonction de la date d'embauche. Or, cette protection n'existe pas dans le Code canadien du travail, ce qui crée une situation tout à fait paradoxale. Concrètement, les travailleurs n'ont pas les mêmes droits lorsqu’ils sont couverts par la loi fédérale ou par la loi provinciale, ce qui dépend de leur lieu de travail et de leur profession. C'est ce qui permet à Postes Canada de proposer de telles clauses contre les jeunes. Ces pratiques sont aussi possibles dans les domaines des télécommunications, de la télédiffusion, des banques à charte, etc. C'est pour rectifier cette injustice que nous avons demandé aux partis politiques de dénoncer la situation et de s’engager à la corriger dès la rentrée parlementaire.